Vu! 13 Hours, de Michael Bay.

2 septembre 2016

Vu! 13 Hours, de Michael Bay.

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En pleine crise post-Kadhafi, alors que toutes les ambassades ont été évacuées, Christopher Stevens, ambassadeur des États-Unis en Libye, décide de rester à Benghazi, la capitale du pays. Installé dans une villa très jolie quoi que fort peu protégée, il ne compte que sur ses deux gardes du corps personnels pour assurer sa sécurité. Bon, et un peu sur l’antenne secrète de la CIA située à quelques centaines de mètres de là. Le 11 septembre 2012, la villa de l’ambassadeur sera attaquée par une foule armée.

Je n’aurais sans doute pas dû regarder ce film. Pas que je n’aime pas les histoires vraies de prise d’ambassade, j’ai adoré Argo. Pas que je n’aime pas John Krasinski, parce que je l’aime beaucoup. Pas que je ne sache pas apprécier un film de Michael Bay de temps en temps (mais pas trop quand même). Mais parce que tout ensemble, ça devient rapidement indigeste.

J’étais curieux de voir John Krasinski dans un rôle à contre-emploi. L’ancien Jim Halpert de The Office incarne ici un ancien militaire reconverti en agent de sécurité pour base secrète de la CIA. Quelque chose ne colle pas. Il y a de l’émotion, de l’implication, mais ça ne prend jamais vraiment.

À ses côtés, à part Pablo Schreiber, on a une série d’acteur peu connus, avec James Badge Dale ou Max Martini, qui sont les plus crédibles dans leur rôle, puis Dominic Fumusa, de Nurse Jackie, ou David Denman, qui jouait avec Krasinski dans The Office. Le reste du casting est tout aussi bancal, avec David Costabile, Matt Letscher et Alexia Barlier. Aucun n’est tout à fait mauvais, mais personne ne sort du lot non plus.

Faire un film sur une histoire vraie est compliqué, et encore plus quand l’événement est aussi récent. Il faut essayer de coller aux faits, d’être juste tout en étant respectueux envers les victimes et leurs familles. Je ne sais pas comment ça c’est passé en vrai, mais, comme c’est souvent le cas dans les films américains, 13 Hours érige les soldats en héros et les dirigeants en incompétents. Le tout entrecoupé de scènes larmoyantes qui, en plus d’être forcées, cassent un rythme déjà fébrile.

Déjà qu’il faut attendre près d’une heure pour que le film se lance vraiment. Et que tout est ensuite très confus. Michael Bay est très bon pour réaliser des films à gros budget avec des explosions partout, ou des comédies nerveuses. Il devrait se tenir à ça.

13 Hours aurait pu être un film poignant et stressant, si je n’avais pas eu l’impression qu’on me dictait, à chaque instant, ce que j’étais censé ressentir. J’ai eu l’impression de regarder l’équivalent en film de guerre de la sitcom avec les rires enregistrés.

13 Hours ne m’aura pas transporté. Peut-être que s’il avait eu un meilleur casting, ou un autre réalisateur, il aurait pu en être autrement.

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