Vu! Les 7 Mercenaires, d’Antoine Fuqua.

29 avril 2017

Vu! Les 7 Mercenaires, d’Antoine Fuqua.

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Dans l’Ouest américain de la fin du 19ème siècle, les habitants de la petite ville de Rose Creek se réunissent pour décider de la marche à suivre face à la pression de Bartholomew Bogue, un exploitant minier impitoyable qui veut raser la ville pour s’approprier les terres riches en or. Après une confrontation violente avec Bogue qui lance un ultimatum aux habitants, Emma Cullen rencontre Sam Chisolm, un chasseur de prime, et le convainc de les aider. Chisolm constitue une équipe de sept mercenaires pour aider les habitants de Rose Creek à affronter Bogue.

Les 7 Mercenaires, The Magnificient Seven en anglais, c’est le remake du classique du western éponyme de John Sturges, sorti en 1960, qui lui-même était un remake américain du classique du cinéma japonais, les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, sorti en 1954.

Je dis classiques, mais je n’ai évidemment vu aucun des deux. Je sais, je suis inculte. Mais je connais quand même un peu l’histoire générale, puisqu’on m’avait raconté la version japonaise.

Bref.

J’ai aimé le début. On est tout de suite dans l’ambiance de la petite ville et la menace est immédiatement et très clairement identifiée. J’ai trouvé Peter Sarsgaard bon dans le rôle du méchant. Il est aidé par un scénario qui sait le construire efficacement et sans tergiverser.

J’ai aimé la première intervention de Sam Chisolm. Denzel Washington est très à l’aise dans ce rôle de justicier implacable mais humain, on le sait. Il est d’ailleurs tellement à l’aise que ça manque presque d’implication et d’application par moments, comme s’il se laissait jouer sans prendre la peine d’aller chercher ce petit truc en plus qui aurait pu rendre ce personnage mémorable.

On est également introduit dans le même temps à Josh Faraday, le trublion de la future bande. Chris Pratt, comme Denzel Washington, est tout à fait dans son univers avec un nouveau personnage de pseudo bad-ass comique impétueux. Ça lui va plutôt bien, même si j’aimerais qu’il montre autre chose. Il finit par le faire, mais un peu tard dans le film.

L’assemblage des Vengeurs est un peu rapide et très téléphoné. C’est un des points faibles du film, mais on comprend vite que ça n’est pas le propos, on veut rapidement aller vers le cœur de l’histoire et l’affrontement avec Bogue et ses hommes.

Un mot quand même sur les différents personnages, assez inégaux. Vincent D’Onofrio est un acteur que j’aime beaucoup, capable d’endosser différents rôles. Il donne vie à un personnage pourtant casse-gueule. Ethan Hawke a lui deux visages. Un premier convaincant, puis un second qui l’est beaucoup moins. Si l’on passe le pseudo-retournement de situation attendu et ultra-prévisible, il termine plutôt sur une bonne note malgré tout.

Billy Rocks et Red Harvest, joués respectivement par Byung-Hun Lee et Martin Sensmeier, sont deux personnages que j’ai trouvé très intéressants. Tous deux sont charismatiques, avec une identité très claire dès les premières secondes. C’est pour moi la meilleure réussite du film à ce niveau.

Manuel Garcia-Rulfo s’en sort bien. Il a quelques scènes mais reste globalement cantonné au second-plan. J’ai trouvé Haley Bennett tout à fait au niveau dans son rôle de femme forte. L’évolution de son personnage est assez classique et manque d’envergure comparé aux récents western mettant des femmes à l’honneur. Une version un peu aseptisée de Natalie Portman dans Jane Got A Gun.

Côté réalisation, j’aurais aimé retrouvé la qualité de l’Antoine Fuqua d’antan, de l’époque de Training Day ou même du Roi Arthur. J’ai préféré à sa dernière réalisation, La Rage au Ventre, qui ne m’avait pas plu, mais je ne suis pas complètement emballé non plus. La dernière partie du film est très rythmée et j’ai apprécié la fin, en tout cas certains aspects.

Mais le western ressemble beaucoup à un costume, un prétexte pour faire péter des trucs et buter des gens. Avec la présence de Nic Pizzolatto, le créateur de True Detective, au scénario, j’attendais plus.

L’un dans l’autre, les 7 Mercenaires est un film assez convenu. Pour un film assez convenu, il est assez réussi. Un bon divertissement sur fond de western, en somme, avec plusieurs qualités. Mais pas une œuvre qui deviendra un classique au même titre que les films dont il descend (et que je n’ai toujours pas vus). Je vous le recommande si vous aimez les films d’action ou que vous aimez les westerns modernes un peu nerveux.

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