Vu! Alien : Covenant, de Ridley Scott.

22 septembre 2017

Vu! Alien : Covenant, de Ridley Scott.

Alien Covenant

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10 ans après la disparition de l’expédition Prometheus, la société Weyland-Yutani envoie un vaisseau, le USS Covenant, en direction d’une lune lointaine pour sa terraformation. À son bord, en plus des quinze membres d’équipages, se trouvent 2000 colons en hibernation et plus de 1000 embryons humains. Walter, l’androïde du vaisseau, est obligé de réveiller l’équipage lorsque le Covenant est frappé par une éruption solaire, qui tue le capitaine Branson. Durant les réparations, le pilote du Covenant, Tennessee, capte un signal étrange, qu’il reconnaît comme étant le morceau « Take me Home » de John Denver, provenant d’une planète inconnue. Celle-ci étant à la fois plus proche que la destination originale et capable d’abriter la colonie, le nouveau capitaine, Oram, décide de changer le cap du vaisseau et d’y faire route.

Histoire de bien nous rappeler qu’en plus d’être un prequel au Huitième Passager, Alien Covenant est également une suite directe de Prometheus, le film débute par la création de David, l’androïde du film sus-nommé. Guy Pearce reprend son rôle de Peter Weyland pour donner vie à son chef d’œuvre et le lancer à la recherche des origines de la vie.

C’est là que certains fans décrochent, visiblement, dans cette volonté de la part de Ridley Scott de faire de la saga Alien autre chose qu’une simple série de films de science-fiction/horreur. Qu’on se le dise, c’est le côté le plus ambitieux de Prometheus et ça m’avait beaucoup plu. Tant que le principal intéressé (Ridley Scott) sait où il veut aller et comment relier l’univers de Prometheus à la saga Alien (visiblement ce serait le cas puisqu’une tripotée d’autres films sont d’ores et déjà prévus), ça ne me pose aucun problème, au contraire.

À mes yeux, Alien est une saga fondamentale du cinéma moderne. Ça fait partie de ces films qu’il faut avoir vus (toujours à mes yeux). Lui donner une histoire complexe et ambitieuse n’est presque que justice.

Mais rassurez-vous bien, Alien Covenant n’est pas un film métaphysique contemplatif pour autant. Après un Prometheus plus soft, Covenant nous ramène dans l’horreur de l’univers impitoyable d’Alien, là où les monstres peuvent frapper à tout moment et font toujours très mal. Quand on a compris qu’il y avait un danger, c’est déjà trop tard. Ne reste plus qu’à (essayer de) survivre.

Du sang, du stress, un certain sentiment de familiarité et un excellent Michael Fassbender, voilà la recette parfaite. Il y a même un hommage à la fameuse scène de la douche de Psycho, Alien-style (ou alors je spécule).

Michael Fassbender est fidèle à lui-même, incapable d’une mauvaise performance. Un des tous meilleurs acteurs de notre génération, il sait habiter les personnages qu’il interprète et c’est d’autant plus flagrant ici alors qu’il joue deux androïdes tout à fait différents l’un de l’autre. Rien à dire, il y a juste à profiter du spectacle.

Katherine Waterston est préparée pour être la nouvelle Ellen Ripley dans ce rôle de Janet Daniels. Et elle s’en sort plutôt bien. Discrète dans un premier temps, il n’y a pourtant aucun doute que c’est sur elle qu’il faut garder un œil, surtout quand l’expédition commence à partir en vrille. Et si je n’aime pas trop le physique de garçonnet que lui confère sa coupe de cheveux, force est de constater que la jeune actrice est au niveau.

Danny McBride est une bonne surprise d’Alien Covenant. À l’image de Simon Pegg dans le reboot de la saga Star Trek, l’acteur comique endosse ici un rôle à contre-emploi dans un genre à contre-emploi. Et ça lui va bien. D’autant plus qu’il n’est pas obligé de se reposer sur son humour pas toujours (= souvent) subtile, ce qui lui permet d’exprimer une autre facette de sa personnalité.

On peut ajouter au casting un Billy Crudup très bon en capitaine de secours dépassé par les événements ; Demian Bichir en chef de la sécurité gay et presque anecdotique ; tandis que James Franco trouve le moyen de s’incruster dans un nouveau film cette année (et devancer Nicholas Cage) avec un rôle plus symbolique qu’autre chose.

En gardant la ligne prometteuse mise en place dans Prometheus, Alien Covenant poursuit la volonté de Ridley Scott d’expliquer les origines de son bijou de science-fiction avec succès. Loin du blockbuster vide de sens, Alien Covenant parvient à allier sensations fortes et profondeur. J’adore. Et j’attends les prochains avec impatience.

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