Vu! American Vandal, saison 1.

15 novembre 2017

Vu! American Vandal, saison 1.

Lorsque vingt-sept voitures appartenant au corps enseignant d’un lycée élitiste se retrouvent taguée de pénis, tout le monde se tourne vers Dylan Maxwell, le cancre en chef de l’école, réputé pour semer la zizanie en classe et… dessiner des pénis. Après un procès interne expédié, Dylan est renvoyé. Sa réputation l’accable, tout comme les accusations et les témoignages à charge contre lui. Mais pour Peter et Sam, l’affaire n’est pas claire. Ils décident donc de mener l’enquête pour découvrir si Dylan, qui clame son innocence, est effectivement le coupable, ou s’il s’est fait piégé. À mesure qu’ils explorent différentes pistes, le bureau du proviseur va leur mettre des bâtons dans les roues.

Ne vous moquez pas, mais quand j’ai vu la bande-annonce d’American Vandal au moment de sa sortie sur Netflix et j’ai cru que c’était un vrai documentaire, comme le site de streaming a l’art d’en produire. L’effet a perduré quelques minutes avant que je me retrouve à froncer les sourcils et à vérifier sur le net.

American Vandal est bien une fiction, mais elle est tournée comme un vrai documentaire, de manière très sérieuse (malgré le sujet traité) et professionnelle.

Je me suis facilement pris au jeu, même si j’ai parfois eu un peu de mal avec le côté puéril de certains passages. C’est une série sur des ados, et comme toute les séries sur des ados, le niveau revient souvent sous la ceinture. Comme quand il s’agit de savoir si Sara Pearson a effectivement fait une branlette à Alex Trimboli.

En seulement huit épisodes, la série parvient à installer un suspense qui dépasse le simple acte de vandalisme (estimé quand même à plus de 6 chiffres) pour verser dans un espèce de complot au sein de l’école.

Évidemment, American Vandal s’inspire des séries documentaires à succès, comme Making a Murderer, et ça se ressent fortement dans sa construction. Tout est très bien filmé et plutôt intelligent. Les rebondissements, même s’ils sont parfois un peu faciles, donnent envie de creuser, de découvrir qui est l’auteur de ces graffitis et de comprendre ses motivations.

Au casting, on retrouve des adolescents tout ce qu’il y a de plus standard. Sauf qu’en fait, la plupart des acteurs principaux n’en sont pas à leur coup d’essai. Tyler Alvarez, qui joue Peter, a eu un des rôles principaux dans Every Witch Way avant de jouer dans Orange is the New Black ; Griffin Gluck, qui joue Sam, a eu des rôles importants dans plusieurs séries, comme Private Practice ou Red Band Society ; Calum Worthy, qui joue Alex, a déjà à son actif un nombre important d’apparitions dans diverses séries ; Saxon Sharbino, qui joue Sara, est déjà apparue sur le petit et le grand écran, comme G. Hannelius, qui joue Christa.

Mais la palme revient à Jimmy Tatro, l’interprète de Dylan. Découvert grâce à sa chaîne YouTube, LifeAccordingToJimmy, il a déjà joué dans des films comme Copains pour Toujours 2 ou 22 Jump Street. C’est sans conteste la star de la série. Avec son air d’étudiant bête et méchant, il est paradoxalement très attachant.

Avec American Vandal, Dan Perrault et Tony Yacenda parviennent à créer une parodie satirique plutôt bien foutue, qui ne tombe jamais dans la facilité et conserve une intelligence jusqu’à sa conclusion. La série a d’ores et déjà été renouvelée pour une seconde saison, que je regarderai avec plaisir.

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