Vu! Arrested Development, saison 4.

19 avril 2017

Vu! Arrested Development, saison 4.

arrested-development-saison4Michael coupe définitivement les ponts avec sa famille et décide de terminer la construction de Sudden Valley par lui-même en fondant sa propre compagnie, seulement pour se retrouver face à la crise immobilière de 2007. Approché par la société de production de Ron Howard, intéressé de faire un film sur la famille Bluth, il va devoir récupérer les droits à l’image de tous les membres de sa famille.

Dans le même temps, Lucille essaie de fuir la justice en bateau, seulement pour se retrouver en prison ; George Sr monte un business spirituel lucrative avec son frère Oscar, à la frontière mexicaine, tout en essayant de convaincre le candidat à la prochaine présidentielle de lui confier la construction d’un mur pour protéger les États-Unis de l’immigration, avant de se rendre compte que son terrain est du mauvais côté de la frontière ; George-Michael est l’inventeur d’un logiciel anti-piratage baptisé Fakeblock ; Maeby a entamé une carrière de lycéenne professionnelle ; Lindsay et Tobias entament un voyage spirituel très similaire et beaucoup profondément différent ; Gob s’apprête à épouser Ann en continuant sa rivalité avec Tony Wonder et sans perdre espoir de prendre la tête de la Bluth Company.

Arrested Development est une sitcom que j’ai découvert quelques années après son annulation, en 2006. J’avais alors dévoré l’intégrale de 3 saisons, découvrant des personnages excentriques qui n’arrêtaient jamais de se mettre dans des situations rocambolesques. Non seulement j’avais adoré la série, mais elle m’avait même réconcilié avec Jason Bateman, avec qui j’avais jusque-là beaucoup de mal.

Quand Netflix a sorti une quatrième saison, en 2013, j’ai cherché à la trouver en DVD mais Netflix et les DVD, ça fait 2. Et, étrangement, depuis que je me suis abonné à la plateforme de streaming, je n’avais pas encore regardé cette quatrième saison.

C’est désormais chose faite.

Quel bonheur de retrouver la famille Bluth et ses excentricités !

Tous les acteurs reprennent leur rôle, des personnages principaux aux secondaires, et c’est sans compter les invités prestigieux qui se succèdent au fil des épisodes.

Mais ce qui fait la différence entre les trois premières saisons et cette renaissance, c’est le mode de narration. Rassurez-vous, Ron Howard est toujours présent en voix-off pour nous raconter l’histoire de la famille Bluth. C’est au niveau de la construction de ces quinze épisodes que les producteurs et scénaristes ont dû innover, notamment à cause du planning chargé des acteurs principaux.

Chaque épisode met ainsi à un membre de la famille en avant, créant une trame aussi complexe qu’éparpillée qui se dévoile au fil des points de vue, chaque personnage ayant une influence plus ou moins importante sur le parcours des autres. Ça peut avoir l’air redondant sur le papier, mais c’est sans compter les nouveaux détails que l’on découvre au fur et à mesure et qui permettent aux pièces de s’assembler petit à petit.

C’est sans compter non plus un meta-humour symbolisé par la présence de Ron Howard et Brian Gazer (les producteurs de la série) à l’écran et les références aux trois premières saisons. Difficile également de ne pas voir dans le personnage de Herbet Love une caricature avant l’heure de Donald Trump, ou dans la transformation de George Sr. les prémices de son personnage de Maura Pfefferman dans Transparent.

Si cette quatrième saison n’a pas plu à tout le monde, je l’ai pour ma part trouvé très intelligemment construite. Une construction qui ne permet peut-être pas le même humour que les trois premières saisons, mais je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir retrouver les Bluth et je me suis délecté de leurs facéties.

Sans rentrer dans le détail du casting (cette chronique est déjà assez longue comme ça), je relèverais la performance de Will Arnett, génialissime dans son rôle de Gob (et bien plus convaincant que dans la moyenne Flaked), ainsi que celle du couple Kristen Wiig/Seth Rogen dans le rôle de George et Lucille jeunes.

Arrested Development est une série culte qui a su innover en s’éloignant des sitcoms ultra-formatées. Elle continue à le faire avec cette quatrième saison et je suis sûr que ce sera encore le cas pour sa cinquième saison, qui devrait sortir plus tard cette année. En tout cas, je n’attendrais pas plusieurs années pour la voir, cette fois-ci.

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