Vu! Arrested Development, saison 5 (partie 1).

10 juillet 2018

Vu! Arrested Development, saison 5 (partie 1).

Après les événements de Cinco de Mayo et la disparition de Lucille Austero, la famille Bluth est de nouveau dans la panade. Et cette fois-ci, Michael est bien décidé à laisser les siens se débrouiller par eux-mêmes. Les uns iront chercher leur identité au Mexique, les autres iront y chercher leur femme ou leur père ; les uns iront au devant des ennuis, les autres essaieront de trouver des solutions (avec plus ou moins de succès). Il sera question d’amour interdit, de mensonges et de manipulations, et d’éviter la prison, également. Le quotidien habituel des Bluth, en somme.

Arrested Development est sans doute une des sitcom les plus drôles du début des années 2000. Après trois saisons hilarantes, la série avait été mises en suspens pour permettre à son casting 5 étoiles de poursuivre sa carrière dans le cinéma (pour certains).

Lorsque Netflix avait ressuscité le show pour une quatrième saison, j’étais aux anges. J’aurais pourtant dû voir la catastrophe venir.

Si la quatrième saison changeait de format, devant s’articuler autour des plannings chargés du casting, elle restait de qualité et permettait de retrouver avec plaisir les personnages originaux ainsi que quelques guest-stars bien senties.

Cette cinquième saison (sa première partie en tout cas), est clairement la saison de trop. Le scénario titube de rebondissements moyens en faibles résolutions, les acteurs sont en roues-libres (à part Alia Shawkat, qui a sans doute le personnage le plus intéressant), mais surtout, l’humour pointu qui avait fait le succès de la série n’est pas au rendez-vous (malgré les piques sur la politique de Trump).

La plupart des blagues tombent à plat et le peu d’entre elles qui font mouche ne permettent pas de relever le niveau.

Après avoir adoré Arrested Development, j’en viens à regretter l’acharnement des producteurs de continuer, non pas à raconter l’histoire des Bluth, mais à traire la vache à lait pour ces derniers deniers.

Je crois que quand on aime une série de qualité, on a toujours envie de la voir revenir pour de nouveaux épisodes. Ça ne veut pas dire que c’est une bonne chose. Il est préférable de s’arrêter trop tôt, de laisser aux fans l’envie de plus plutôt que de continuer trop longtemps et de laisser un sentiment de gâchis.

Au fil des huit épisodes de cette première partie de cinquième saison, je me suis fait plusieurs fois la réflexion qu’Arrested Development n’aurait, en fait, jamais dû reprendre.

Je sais que je regarderai la fin de cette cinquième saison, mais je ne risque pas de me jeter dessus, j’irai même, sans doute, un peu à reculons et la boule au ventre.

Si vous êtes fans de la série, je vous conseille carrément de rester loin de cette cinquième saison, au risque d’être grandement déçus.

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