Vu! Arrow, saison 2.

25 juillet 2017

Vu! Arrow, saison 2.

Arrow, saison 2

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À la suite de la catastrophe des Glades, Oliver a quitté Starling City pour retourner sur Lian Yu. Diggle et Felicity le retrouvent et parviennent à le convaincre que la ville a toujours besoin de lui. Il accepte de revenir mais, en l’honneur de Tommy, refuse de tuer à nouveau. Depuis son départ, la ville a changée. Moira, sa mère, attend son procès pour la destruction des Glades en cellule ; Thea a repris le Verdant et poursuit sa relation avec Roy, qui, lui, suit l’exemple du Justicier dans les Glades ; une mystérieuse femme masquée opère également dans les rues ; Laurel n’arrive pas à se remettre de la mort de Tommy et sombre dans l’alcool ; Sebastian Blood, un jeune activiste, séduit l’opinion publique en défendant les droits des habitants des Glades. Et une menace issue du passé d’Oliver plane sur la ville.

Je garde de la première saison d’Arrow le souvenir d’une série assez sombre, violente, avec un personnage de Justicier fort, qui n’hésite pas à tuer les méchants dans sa quête de vengeance. Je me souviens également que les dynamiques sentimentales étaient omniprésentes et n’hésitaient pas à emprunter régulièrement au soap-opera.

Je n’avais pas détesté, mais je n’étais pas non plus pressé de regarder la suite. Surtout que si les premières saisons d’Arrow sont disponibles sur Netflix, ce n’était pas le cas de The Flash ou Legends of Tomorrow, les deux spin-off de l’Arrowverse, jusqu’à il y a peu.

Avec l’ajout de ces deux séries, j’ai eu envie de m’y remettre. Puisque j’ai déjà vu la saison 1 de The Flash, j’avais du retard à rattraper sur Arrow pour rattraper l’ordre chronologique. À savoir les saison 2 et 3 avant d’alterner entre les trois séries au rythme des crossovers.

Ce n’est pas rien de dire que j’ai préféré la première saison à la deuxième.

Arrow, saison 2, c’est moins de noirceur et double dose de soap-opera. Arrow, saison 2, c’est des scènes d’action à l’efficacité aléatoire et des rebondissements défiant souvent la raison. On se croirait plus souvent à Santa Barbara qu’à Starling City.

J’avais trouvé que la première saison essayait de poser ses personnages. Là, c’est tout le contraire. Il y a des retournements de situation à la pelle et des révélations improbables (et certaines sont en plus particulièrement décevantes) un épisode sur deux.

Et ça n’aide pas que les personnages soient esclaves de l’intrigue. Leur caractère et leur crédibilité en prennent un sacré coup. Tout le monde gobe n’importe quoi sans sourciller, se justifie à la va-vite pour la forme avant de passer immédiatement à autre chose car les twists n’attendent pas.

De quoi déboussoler tout le monde, acteurs et spectateurs compris.

Stephen Amell a perdu le peu d’attrait qu’il avait à mes yeux en renonçant à son côté obscur, il est ténébreusement lisse ; Katie Cassidy ne sait plus quel émotion jouer tant Laurel est une vraie girouette tout au long de la saison, encore plus que durant la première ; Susanna Thompson surjoue en permanence, si bien que Moira Queen n’a que très peu de réel impact ; Manu Bennett joue un Slade Wilson théoriquement impitoyable mais souvent caricatural ; tandis que Caity Lotz, Kevin Alejandro et Summer Glau sont sans surprise.

Willa Holland fait de son mieux pour rendre Thea intéressante, mais frise parfois l’hystérie ; Colton Hayes fait lui aussi des efforts et a un des personnages les plus intéressants, malheureusement il est souvent limité par l’histoire ; Paul Blackthrone et David Ramsey ne sont pas mauvais dans leur rôle respectif de Quentin Lance et John Diggle, avec même quelques développements intéressants ; Emily Bett Rickards campe toujours une Felicity Smoak sympathique, quoi qu’un peu inégale par moments.

Et ce n’est qu’une partie d’un casting imposant, chargé, même. Citons parmi les nombreux invités, Grant Gustin, aka Barry Allen, Nicholas Lea, Katrina Law, Michael Jai White, Michael Eklund, ou Robert Knepper, sans compter plusieurs acteurs reprenant leur personnage de la première saison.

Je pense qu’Arrow pêche par gourmandise. À vouloir trop en faire, ça finit par faire trop. Trop de personnages, de retours improbables, de raccourcis, de rebondissements, trop de sopa-opera, de combats, d’approximation, trop de pression, de laxisme et même de facilité. Évidemment, c’est au détriment de la qualité. Tout est forcé, compacté, sans permettre de s’impliquer, de digérer, d’appréhender, de trembler ou simplement d’apprécier.

Peut-être que si la série n’était pas sujette aux audiences des chaînes américaines, les auteurs auraient pu prendre le temps de développer une intrigue solide, de mettre en valeur les personnages plutôt que de sacrifier leur crédibilité sur l’autel du tout puissant cliffhanger.

Je veux croire, sans trop me faire d’illusions, que cette deuxième saison d’Arrow est une simple anomalie et que la suivante est de meilleure qualité. Que les liens avec les autres shows rendront l’ensemble plus attractif.

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