Vu! Arrow, saison 3.

5 septembre 2017

Vu! Arrow, saison 3.

Arrow, saison 3

Voir sur Amazon

Grâce à l’efficacité d’Arrow et son équipe, la criminalité est en baisse à Starling City. Quentin Lance est promu capitaine et dissout l’unité anti-justicier. Oliver Queen essaie de convaincre le conseil d’administration de lui confier à nouveau les rênes de Queen Consolidated, mais doit faire face à l’arrivée d’un autre multi-millionnaire en la personne de Ray Palmer. Y voyant une opportunité de reprendre sa vie en main, Oliver invite Felicity au restaurant pour lui faire part de ses sentiments à son égard. Mais ses doutes resurgissent lorsqu’il est victime du nouveau Comte Vertigo et se trouve confronter à sa plus grande peur, lui-même. Peu après que Laurel soit venue lui parler, Sara est éliminée par un mystérieux archer sous les yeux de sa sœur.

On prend les mêmes et on repousse les limites de la cohérences jusqu’à la transformer en une blague lourde et redondante. Voilà comment je pourrais résumer cette troisième saison d’Arrow.

Mon plan, à la base, c’était de voir comment les différentes séries DC Comics réussissaient à s’imbriquer les unes avec les autres pour former un puzzle complexe.

Sur le papier, l’idée est séduisante.

Concrètement, je me demande si je vais y arriver.

Plus les épisodes passent et plus je me demande si Arrow est une série sur un super-héros torturé et violent ou un simulacre de soap-opera costumé.

Loin derrière moi sont les espoirs fondés en le justicier de Starling City après une première saison qui laissait entrevoir un potentiel certain, enfoui sous des intrigues simplistes. La deuxième saison a réduit mes espoirs à néant. Cette troisième saison les a enterrés pour de bon.

Les scénaristes semblent dans une recherche perpétuelle de rebondissements improbables pour dissuader les téléspectateurs de changer de chaîne pendant la pub. C’est plus que dommage, c’est dommageable.

Comment mettre en place des intrigues cohérentes quand à chaque épisode (et parfois plusieurs fois dans le même épisode), tout est remis en question (et pas dans le bon sens) ? C’est juste impossible.

Même les personnages qui m’étaient sympathiques, comme Felicity Smoak ou John Diggle, commencent à m’agacer avec leur incapacité à maintenir un semblant de stabilité. Les raisons qui les poussent dans un sens ici sont les mêmes que celles qui les poussent dans l’autre là.

Le casting est de plus en plus large et, paradoxalement, de plus en plus faible. On aurait pu croire qu’avec une augmentation du nombre de personnages les scénaristes auraient pris leur temps pour poser les intrigues, mais non, ils surchargent au maximum.

Au gré de la saison, les méchants deviennent des alliés, redeviennent des méchants puis à nouveau des alliés et encore une fois des méchants. Les gentils doutent, puis ne doutent plus, pardonnent puis ne pardonnent plus, comprennent puis ne comprennent plus, se tournent le dos avant de se retrouver.

On voit les prémices de la Suicide Squad et on en vient presque à se dire que le film avait de la gueule. On assiste à la « métamorphose » de Laurel en Black Canary et on se dit que c’est facile d’être une justicière.

Et Ra’s al Ghul ? Ra’s al Ghul c’est quand même le méchant ultime, en théorie, le type qui dirige la Ligue des Assassins, qui vit plus longtemps que tout le monde et qui tue tous ceux qui se dressent face à lui. Dans Arrow, Ra’s al Ghul c’est juste un méchant comme un autre, avec le charisme d’une moule anémique. Et une tripotée de disciples inutiles et sacrifiables à l’infini.

Il y a bien un moment où une lueur d’espoir renaît, où je me suis dit que la série allait revenir à ses débuts sombres et violents. Mais ça n’a pas duré.

Et que dire de toute la deuxième partie de saison ? Aucune surprise (si ce n’est Oliver Queen qui passe à côté de l’occasion d’ajouter une femme de plus à son impressionnant tableau de chasse), même les rebondissements improbables n’étonnent plus et le finale m’a laissé secouant la tête, indigné tant il est grossier, mal exécuté et manque d’audace.

En fait, Arrow c’est devenu ma série fond d’écran, celle que je mets quand j’ai une lessive à faire tourner ou la vaisselle à faire, celle qui me berce si j’ai envie de faire une sieste.

Mon plan, c’était de voir comment les différentes séries DC Comics réussissaient à s’imbriquer les unes avec les autres pour former un puzzle complexe.

Je crois qu’il est temps de réajuster ce plan. Parce qu’après avoir ingurgité deux saisons d’Arrow en quelques semaines, je frise l’indigestion. J’en suis même à me dire qu’Iron Fist c’était pas si mal, finalement, au moins ça ne durait que 13 épisodes.

FacebooktwitterFacebooktwitter

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *