Vu! Atypical, saison 1.

23 août 2017

Vu! Atypical, saison 1.

Sam est un lycéen californien de 18 ans atteint d’autisme. Si toute sa famille est organisée pour qu’il puisse mener une vie la plus normale possible, tout bascule le jour où il décide de se trouver une petite amie. Passionné par l’Antarctique, les pingouins et les recherches en général, il approche la situation d’un point de vue scientifique, se documentant sur le sujet et cherchant les avis d’experts. Sa mère, très protectrice, est déstabilisée et désœuvrée par cette quête qui l’inquiète, tandis que son père se sent pour une fois un peu utile dans la vie de son fils. Sa sœur cadette, Casey, rencontre un garçon qui lui plaît et doit concilier ses envies avec les besoins de son frère.

Créée par Robia Rashid pour Netflix, cette série est centrée sur le personnage de Sam, un jeune adulte diagnostiqué sur le spectre de l’autisme. Mais plus que de simplement suivre ses tribulations décalées (Sam est passionné par des sujets peu populaires chez les jeunes de son âge et prend tout de façon très littérale, créant régulièrement des situations comiques et/ou touchantes), la série suit chacun des membres de sa famille et de son entourage proche.

C’est à la fois une bonne chose, et la faiblesse majeure d’Atypical.

Car tous les personnages ne sont pas égaux.

Keir Gilchrist est à lui seul une raison suffisante de regarder cette série. Je ne sais pas à quel point son personnage et son interprétation sont réalistes, mais il est terriblement sympathique et ses décalages avec les typiques sont tour à tour drôles et touchants.

Casey, jouée par Brigette Lundy-Paine, est excellente. Une ado rebelle, douée en athlétisme (même si elle court très bizarrement) qui n’hésite pas à malmener son grand frère tout en prenant énormément soin de lui et en peinant un peu à trouver sa place. Paige, jouée par Jenna Boyd, est une autre réussite. Petite amie d’entraînement de Sam, elle a un caractère volubile qui semble incompatible avec la condition du jeune homme mais elle dégage une sincérité qui la rend en même temps très attachante.

J’ai eu beaucoup plus de mal avec Elsa, la mère, jouée par une Jennifer Jason Leigh qui semble physiquement fatiguée. Ou peut-être juste figée par le collagène. En tout cas, ça n’aide pas à s’identifier à son personnage de mère au foyer psycho-rigide. Sa liaison peu crédible avec Nick, joué par Raul Castillo, un barman beaucoup plus jeune qu’elle et au visage disproportionné, m’a ennuyé au possible.

Nik Dodani, dans son rôle de Zahid, m’a également agacé. Collègue de travail de Sam dans un magasin d’électro-ménager, il est censé enchaîner les conquêtes malgré un physique plus de geek que de tombeur et une lourdeur générale dont il n’arrive que très rarement à se défaire.

J’aime bien Michael Rapaport, qui joue ici un père un peu dépassé par la maladie de son fils. À chaque fois que je le vois, je repense à son personnage de Gary, dans Friends. Mis à part ce côté nostalgique, il est un peu en-dessous de ce que j’aurais aimé. Le fait qu’il soit embarqué à mi-saison dans une intrigue un peu bidon (et chronologiquement peu claire) n’arrange rien.

Amy Okuda joue Julia, la psy qui suit Sam. Elle n’est malheureusement pas très convaincante.

J’allais oublier Evan, le love interest de Casey. Graham Rogers interprète un personnage peu original, mais pas complètement niais non plus.

L’un dans l’autre, Atypique est une comédie assez déséquilibrée. Elle a ses moments, surtout quand Sam essaie de décrypter le comportement normal ou qu’il se lance dans une de ses phases. Mais, au-delà de son protagoniste principal très réussi, les intrigues secondaires sont sans surprise, même plutôt faibles. J’ai eu un vague espoir, durant l’épisode 7, que les scénaristes aient fait preuve d’audace. En vain.

Si vous arrivez à passer au-dessus des clichés pour vous concentrer sur ceux mieux réussis, vous passerez malgré tout un bon moment. Et puis avec seulement 8 épisodes de 30 minutes, il faut reconnaître qu’Atypical se regarde assez vite.

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