Vu! Avicii : True Stories.

5 mai 2018

Vu! Avicii : True Stories.

En 2006, Tim Bergling est un jeune suédois passionné de musique qui poste des remix de chansons et des compositions sur le forum du DJ Laidback Luke. Il est rapidement repéré par un producteur qui voit en lui un fort potentiel et est déterminé à en faire une future superstar. Rapidement, les performances s’enchaînent, les plus grands artistes font appel à lui pour qu’il fasse des remix, puis pour collaborer sur ses albums. À travers le témoignage de proches et de Tim Bergling lui-même, le documentaire réalisé par Levan Tsikurishvili suit le DJ superstar pendant dix ans, aux travers de ses succès, de son art, de ses problèmes de santé, de ses angoisses et de l’annonce de sa retraite.

Il y a une quinzaine de jours, mon flux d’information a été noyé sous la nouvelle de la mort d’Avicii, un DJ suédois de 28 ans apparemment super connu. J’ai eu une période musique électronique durant mon adolescence, mais je n’en écoute plus depuis. J’ai même beaucoup de mal avec la musique électronique commerciale.

Aussi, le nom Avicii ne m’évoquait rien de particulier et je n’étais même pas sûr d’avoir entendu ses titres.

Mais puisque tout le monde parlait de lui au lendemain de sa mort, je me suis penché un peu plus sur le personnage. Le succès fulgurant, les problèmes d’alcool, de santé, les faiblesses psychologiques.

Et j’ai vu ce documentaire, publié sur Netflix en fin d’année dernière.

J’y ai découvert une personnalité attachante et complexe à laquelle je me suis facilement identifié.

1h37, c’est un peu court pour narrer en détail 10 ans de la vie de quelqu’un. Et pourtant, au court de cette heure et demie, j’ai eu l’impression de rencontrer un jeune homme passionné, un génie aux yeux de ceux qui ont collaboré avec lui, et surtout une personne pétrie d’angoisses et à la santé fragile.

La célébrité, la fortune, le succès, tout ça peut faire envie, mais en écoutant Tim Bergling parler d’Avicii, cette vie n’est pas toujours aussi glamour qu’il n’y paraît.

La sensation d’être toujours loin de chez soi, d’être stressé en permanence, de s’exposer continuellement aux yeux d’un public exigeant quand on préférerait rester dans son coin, des pressions de l’entourage, des producteurs, des managers, pour se produire toujours plus.

L’intimité de l’artiste est dévoilée sans concession, son rythme de vie décousu, son goût pour l’alcool, qu’il utilise comme un médicament pour pallier à l’angoisse, pour trouver la force de continuer à se produire. Les problèmes de santé graves, la douleur, l’isolement au milieu de la foule.

La complexité psychologique d’un esprit aiguisé, d’un surdoué catapulté dans une industrie où il ne se retrouvait pas. Chaque scène, chaque interview, chaque décision prend une toute nouvelle signification après la mort récente de l’artiste.

Il est facile, après coup, de voir les signes annonciateurs. Et ils étaient là, sans conteste. Mais il y a également les responsabilités, les engagements, les pressions qui prennent parfois le pas sur les besoins, sur l’évidence.

Je ne connaissais pas Avicii, je ne suis pas spécialement fan de sa musique (même si j’avais effectivement entendu plusieurs de ses titres) mais ce documentaire m’a permis de découvrir un homme complexe et captivant.

Que vous soyez fan ou juste intéressé par la psychologie humaine, je vous recommande sans réserve ce documentaire très intéressant et poignant.

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