Vu! Batman v Superman : l’Aube de la Justice, de Zack Snyder.

2 avril 2016

Vu! Batman v Superman : l’Aube de la Justice, de Zack Snyder.

batman-v-superman

Voir sur Amazon

Suite au combat entre Superman et le Général Zod, Batman va se dresser sur le chemin de l’homme à la cape rouge, inquiet par les pouvoirs du kryptonien, qu’une partie de la population a érigé au rang divin.

Difficile de résumer l’intrigue de ce film autrement que comme la rencontre entre deux des super-héros les plus populaires de l’histoire. L’intrigue est surtout un prétexte pour faire s’affronter les gardiens de Gotham et de Metropolis. Elle peut même sembler un peu légère par moments (ce qui n’a pas échappé aux critiques).

J’ai regretté que le film débute par une énième scène du meurtre des parents de Bruce Wayne. Certes, la scène est très bien filmée, avec un effet accentué par la 3D, mais en tant que fan du Dark Knight, je l’ai trouvée redondante. Q’importe, puisqu’on enchaîne avec l’arrivée de Bruce Wayne adulte (il a un drôle d’air de ressemblance avec le gars qui jouait dans le navet Daredevil, non ?) à Metropolis pendant la bataille entre Superman et Zod (à la fin de Man of Steel). Le chaos ambiant est parfaitement capté, plus impressionnant encore vu du sol.

Le ton est donné. Batman v Superman sera sombre, et violent.

À l’opposé de ce que présente Marvel, les films DC auxquels collaborent Christopher Nolan s’inscrivent dans un univers noir et très sérieux. Les personnages sont torturés, doutent, penchent vers la paranoïa ou à la folie.

Quand j’ai appris que Ben Affleck serait le prochain interprète de Bruce Wayne, j’ai, comme de nombreux fans, trouvé l’idée horrible, craignant un nouveau Batman & Robin. Et force est de constater que Ben Affleck campe un excellent Batman. Sa prestation, intense, est proche de la perfection. À bien des égards, je crois que je préfère même cette version de Bruce Wayne/Batman à celle de Christian Bale, ce qui n’est pas peu dire. En plus, son armure est grandiose.

J’avais déjà trouvé Henry Cavill très bon dans Man of Steel, et il confirme dans cet opus qu’il fait un très bon Superman. J’ai toujours eu un problème, cependant, avec Superman. Comment parvient-il à maintenir son anonymat sans masque? Mais peu importe.

Une autre surprise de ce casting, Jesse Eisenberg en formidable Lex Luthor. Un peu décontenancé au début par son côté Mark Zuckerberg hippie, son interprétation, reposant sur l’arrogance et la folie (proche du Joker) de son personnage, m’a convaincu. Amy Adams reprend son rôle de Lois Lane avec brio, tout comme Laurence Fishburne en Perry White ou Diane Lane en Martha Kent. Jeremy Irons est un Alfred plus proche de celui de la série Gotham que de la trilogie de Nolan, ce qui évite une comparaison trop lourde avec le formidable Michael Caine. Gal Gadot fait ses premiers pas en tant que Wonder Woman, et m’a donné envie d’en savoir plus sur son personnage et son histoire. Scoot McNairy est impressionnant de justesse dans un second rôle important pour l’intrigue. Citons également la présence au casting de Holly Hunter, Harry Lennix, Jeffrey Dean Morgan, Lauren Cohan, Michael Shannon, Kevin Costner, ou encore Callan Mulvey, excellent en mercenaire. On a eu le droit également à un petit aperçu de Michael Cassidy en Jimmy Olsen, Jason Momoa en Aquaman, Ray Fisher en Cyborg et surtout Ezra Miller en Flash.

Car n’oublions pas que ce Batman v Superman n’est qu’un épisode servant à construire l’univers DC au cinéma en vue d’un Justice League qui semble de plus en plus alléchant. Il faudra bien sûr parvenir à conserver le ton noir et l’intensité des derniers films. Si Zack Snyder reste aux manœuvres avec l’équipe de Christopher Nolan et David S. Goyer derrière lui, et en gardant les acteurs actuels, tout devrait bien se passer. On n’aura peut-être pas des films parfaits, celui-là ne l’ai pas, mais on en aura pour notre argent.

Batman v Superman prouve encore qu’il est possible de faire des blockbusters de qualité. Du début à la fin, la réalisation est très efficace, et on en prend plein la vue. Les combats sont spectaculaires, épiques, mêmes, encore plus en 3D. Les rares temps morts servent à faire progresser une histoire qui, sans être grandiose, tient la route et permet de poser les fondations de multiples suites.

Si Marvel a réussi à imposer son univers avec succès, DC n’est plus en reste. Avec son univers sombre, noir, violent, bien plus sérieux que celui de ses séries (Arrow, The Flash), DC nous met l’eau à la bouche pour l’avenir.

Vivement Suicide Squad et Wonder Woman, qui précéderont Justice League, première partie, prévu pour la fin 2017.

film-disponible-leo-rutra

FacebooktwitterFacebooktwitter

4 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *