Vu! Black Mirror, saison 1.

28 septembre 2016

Vu! Black Mirror, saison 1.

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La princesse Susannah (Lydia Wilson) est kidnappée par un individu inconnu qui exige, en échange de sa libération, que le Premier Ministre (Rory Kinnear) ait un rapport sexuel avec une truie, en direct à la télévision et sans trucage. Bing (Daniel Kaluuya) vit dans un cube et passe ses journées à pédaler devant un écran, pour gagner des crédits. Assis sur un pactole, il décide de tout donner à Abi (Jessica Brown Findlay), une jeune chanteuse, pour qu’elle tente sa chance dans Hot Shot. Liam (Toby Kebbell) rejoint Fi (Jodie Whittaker), sa femme, à un dîner, après un entretien professionnel. Il remarque immédiatement quelque chose entre Fi et Jonas (Tom Cullen), l’hôte de la soirée. Jaloux obsessif, il va utiliser son grain (un dispositif  implanté derrière l’oreille et enregistrant tous les souvenirs d’un individu) pour extorquer la vérité à sa femme.

Trois histoires, trois univers et trois ambiances différentes, ayant en commun notre rapport envers la technologie. Voilà ce que propose Black Mirror. J’avais entendu parlé de cette anthologie britannique créée par Charlie Brooker (à qui l’on devait déjà le jouissif Dead Set) au moment de sa sortie, mais elle s’était perdue dans le lot. Jusqu’à maintenant.

Le premier épisode met tout de suite les choses en place. Armé de sa proposition ridicule (le Premier Ministre doit copuler avec une truie en direct à la télé pour sauver la Princesse) et pourtant traitée de façon on ne peut plus sérieuse, il y est question des manipulations politiciennes, des dérives des médias avec l’avènement des réseaux sociaux, mais aussi et surtout de notre propre voyeurisme.

Le second épisode est plus sombre et subtil. Avec son univers sombre et oppressant, cette humanité réduite à pédaler à pédaler pour nourrir son avatar virtuel tout en étant bombardée d’images à longueur de journées. Avec cette émission, Hot Shot, qui promet la gloire aux individus les plus talentueux. Avec un excellent Daniel Kaluuya et un très bon Rupert Everett en plus d’une histoire intelligente, c’est le meilleur épisode de cette première saison.

Le troisième épisode est encore différent. La majorité de la population est équipée du grain, un dispositif enregistrant tous les souvenirs pour pouvoir les consulter à tout moment. Beaucoup plus personnel, il s’intéresse au couple Foxwell, et plus particulièrement aux problèmes de jalousie de Liam, exacerbés par la technologie.

Aujourd’hui, demain ou après-demain, la technologie a pris une place omniprésente dans notre vie. Chaque épisode revient sur les conséquences de cette technologie, sur les effets secondaires de ce qui est devenu une drogue.

Black Mirror n’est pas exempt de défauts, la fin du premier épisode est moyenne, tout comme le jeu de Toby Kebbell dans le troisième épisode. Mais, comme c’est régulièrement le cas avec les séries britanniques, Black Mirror propose autre chose que ce qu’on a l’habitude de voir et n’hésite pas à provoquer pour nous pousser à réfléchir.

J’ai mis du temps à regarder Black Mirror, mais après cette première saison très convaincante, je compte regarder la seconde prochainement, tandis qu’une troisième saison (produite par Netflix) sera disponible dans quelques semaines.

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