Vu! Black Panther, de Ryan Coogler.

1 août 2018

Vu! Black Panther, de Ryan Coogler.

Black Panther

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Après le conflit de Civil War faisant suite à l’assassinat de son père, T’Challa retourne au Wakanda pour être officiellement nommé roi après l’épreuve du challenge, où les différentes tribus qui forment le Wakanda peuvent le défier pour briguer le trône. M’Baku, chef de la tribu des Jabari, décide de défier T’Challa, privé pour l’occasion des pouvoirs de la Black Panther. T’Challa remporte le duel et soumet M’Baku plutôt que de le tuer, devenant par la même le roi incontesté. Son règne à peine débuté, T’Challa doit faire face au retour d’Ulysses Klaue, un marchand d’armes ennemi de longue date du Wakanda. Décidé à le stopper, T’Challa part à sa poursuite.

Avant même de vous donner mon avis sur ce Black Panther, encensé par la critique, un mot sur son jeune réalisateur. Ryan Coogler, qui a aussi écrit le scénario du film, est un jeune réalisateur américain d’une toute petite trentaine d’années, qui est déjà aux commandes d’un blockbuster attendu par tout un peuple, et plus.

Mais ce n’est pas son premier fait d’armes, car il a déjà réalisé (et écrit) Creed, le spin-off de Rocky, un film complètement casse-gueule sur le papier mais pour lequel il s’en était très, très bien sorti.

Mais quid de Black Panther, alors, puisque c’est de ce film dont il s’agit ici ?

J’ai passé un plutôt bon moment. Comme la plupart des films estampillés Marvel, c’est visuellement très costaud, avec des costumes stylés, des effets spéciaux impressionnants et un casting 5 étoiles.

J’ai trouvé l’histoire plutôt bien travaillée, en tout cas pour un blockbuster Marvel, en donnant un peu plus de place (et de crédit) que d’habitude aux motivations de l’antagoniste. D’ailleurs, pendant une partie du film, l’antagoniste me paraissait même être le personnage le plus réfléchi du film.

Il y a des twists attendus, peut-être même trop attendus pour qu’ils soient vraiment surprenant (d’ailleurs ça serait sympa que l’on arrête d’essayer de nous faire croire que le héros d’un blockbuster meurt à mi-film, parce qu’on sait tous très bien que ça n’arrive JAMAIS) mais il y a également une fin très positive (par fin j’entends la scène entre le combat final et la séquence post-générique) qui m’a beaucoup plu (peut-être parce que je suis entièrement d’accord avec le message qu’elle cherche à faire passer).

Par contre, j’ai un (très) gros reproche (illusoire) à faire à Black Panther : les accents africains de la majorité des personnages Wakandais sont tout bonnement caricaturaux et décrédibilisent les personnages. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre la logique d’avoir des personnages africains qui parlent anglais entre eux avec un très lourd accent mais parlent parfois dans leur langue « natale » quand ils sont devant des étrangers. J’aurais évidemment préféré qu’ils limitent l’anglais avec accent aux seules scènes avec des étrangers (je sais bien que, pour des raisons de rentabilité, ce n’est pas possible d’avoir un blockbuster américain où l’essentiel du casting américain parle dans une langue qui n’est pas de l’anglais, même si ça me désole).

Le casting, justement, est plutôt très bon, si l’on excepte cette histoire d’accent.

Chadwick Boseman tient tout à fait son rang de héros à la Marvel, juste stéréotypé ce qu’il faut pour ne pas devenir antipathique.

À ses côtés, les femmes (noires qui plus est) ont la part belle. Si Angela Bassett n’a pas un rôle particulièrement développé, les excellentes Lupita Nyong’o et Danai Gurira sont elles particulièrement mises en avant et ça fait plaisir à voir. La bonne surprise féminine se trouve du côté de la jeune Letitia Wright, qui crève l’écran avec son personnage de Shuri.

Chez les hommes, la palme revient à Andy Serkis, génial en vilain psychopathe. Ou à Michael B. Jordan (qui avait déjà travaillé avec Ryan Coogler sur Creed), excellent dans son rôle de Killmonger. Par contre, j’ai trouvé que Daniel Kaluuya était largement sous-exploité, son personnage ne servant que de faire-valoir doublé d’une girouette. Martin Freeman est bon, sans trop en faire, et Forest Whitaker fait du Forest Whitaker.

Évidemment, Stan Lee fait son apparition habituelle.

Globalement, Black Panther est un divertissement de qualité, à la fois différent des autres films de la (massive) franchise Marvel, avec son identité propre, mais tout en restant dans la même veine.

Si vous êtes fan des films de la bande à Stan Lee, vous savez à peu près à quoi vous attendre et c’est à peu près ce que vous aurez.

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