Vu! Bloodline, saison 1.

19 août 2017

Vu! Bloodline, saison 1.

Bloodline - saison 1

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La famille Rayburn est une institution d’Islamorada, une île au Sud de Miami. 45 ans plus tôt, Robert et Sally Rayburn y ont bâti leur hôtel et élevé leurs enfants. Depuis, John Rayburn est devenu inspecteur au bureau du shérif, Kevin gère une marina et Meg est avocate. Mais lorsque Danny, le fils aîné, revient après un exil de plusieurs années pour participer aux célébrations du quarante-cinquième anniversaire de l’hôtel, les tensions familiales se font rapidement sentir. En même temps que des corps de femmes brûlées sont retrouvés dans l’eau, les secrets de la famille Rayburn remontent à la surface et menacent de faire imploser la famille.

Bloodline est une série originale Netflix qui traîne dans ma Liste depuis un certain temps. J’en avais entendu du bien, mais je n’avais pas pris le temps d’y jeter un coup d’œil. Est-ce le fait qu’elle ait pris fin après trois saisons qui m’a décidé ? Peut-être. En tout cas, ça n’a pas pu jouer en sa défaveur.

J’aime les séries terminées. Je sais dans quoi je me lance et, en général, les histoires sont mieux racontées quand on sait dès le début dans quelle direction on va.

Dès le début de la série, la voix de John nous annonce un drame à venir. Un drame qu’il sent arriver depuis le retour de son frère Danny. Tandis que les personnages principaux sont présentés avec justesse et sans précipitation, l’utilisation des flashforwards installe une ambiance particulière, lourde, pluvieuse, jusqu’à la dernière image, qui donnera le ton du reste de la saison.

Dès lors il n’est plus tellement question de savoir où l’on va, mais comment on va y arriver.

De ce côté-là, la série est bien construite, avec un suspens qui monte graduellement, au fil des révélations et des développements. Les épisodes alternent des flashbacks et des flashforwards habilement mélangés pour, d’un côté, nous en apprendre plus sur le passé et les secrets de la famille Rayburn, et, de l’autre, nous balader un peu.

Le rythme est assez lent, à l’image de la vie sur une petite île des Keys floridiens. Le soleil aveuglant laisse place à une chaleur moite, puis à une pluie diluvienne.

Côté casting, Kyle Chandler est excellent dans son rôle de John Rayburn. Celui qui s’est révélé dans la série Demain à la Une, au milieu des années 90, a fait du chemin. Avec sa tête de héros américain typique, il a su ajouter de la profondeur à son jeu et ce personnage de John le montre bien. Il n’est pas lisse, loin de là, capable même de prendre des décisions lourdes de sens tout en restant humain.

À ses côtés, on retrouve un casting solide. À commencer par la charmante Linda Cardellini, qui n’a presque pas changé depuis Freaks and Geeks ; Ben Mendelsohn, formidablement détestable en vilain canard manipulateur et auto-destructeur ; et Norbert Leo Butz pour compléter la fratrie.

Sam Shepard est parfait en figure paternelle autoritaire, tandis que Sissy Spacek est son opposé féminin (elle est aussi flippante avec son nez Michael Jacksonnien).

Citons également la présence de la versatile Chloë Sevigny, Mia Kirshner et de Glenn Morshower dans des rôles secondaires.

Cette première saison de Bloodline est plutôt réussie. Il y a bien quelques petits défauts dans le scénario, mais c’est compensé par une étude des personnages bien menées. Tous évoluent au fil de ces treize premiers épisodes et tous jouent un rôle dans l’histoire.

Nul doute que je vais regarder la suite avec intérêt. Si vous aimez les drames familiaux construits comme des thrillers et que vous n’avez pas encore vu Bloodline, je vous invite à vous pencher dessus.

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