Vu! Bone Tomahawk, de S. Craig Zahler.

12 juillet 2016

Vu! Bone Tomahawk, de S. Craig Zahler.

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À la fin du 19ème siècle, dans le Far West américain, un duo de voleurs tuent et détroussent plusieurs personnes. Fuyant l’arrivée de la cavalerie, ils tombent sur un cimetière indien. Onze jours plus tard, dans la petite bourgade de Bright Hope, un homme suspect débarque en ville. Interrogé par le shérif, il peine à justifier sa présence et est blessé par balle avant d’être jeté en cellule. L’assistante du médecin et l’adjoint du shérif s’occupent de soigner ses blessures. Au petit matin, la prison est vide et le palefrenier est retrouvé mort. Un groupe, formé du mari de l’assistante (un cow-boy à la jambe cassée), du shérif, de son adjoint suppléant, ainsi qu’une fine gâchette, se forme pour aller sauver les kidnappés d’une tribu d’indiens sauvages et cannibales.

Bone Tomahawk marque les débuts de S. Craig Zahler en tant que réalisateur. Écrivain, musicien et scénariste, il en avait sans doute marre de voir ses scripts achetés pour ne pas être tournés, il a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Et grand bien lui en a pris. Avec son budget riquiqui inférieur à deux millions de dollars, Bone Tomahawk peut se targuer d’être une véritable réussite.

Déjà grâce à son casting quatre étoiles (surtout pour un film à aussi petit budget), complètement impliqué dans leur rôle. Kurt Russell est tout simplement excellent en shérif d’une petite ville, il a quelques scènes tout à fait impressionnantes ; le très expérimenté Richard Jenkins est formidable en adjoint un brin dérangé ; Patrick Wilson n’est pas le premier nom qui vient à l’esprit quand on pense western, mais il s’en sort très bien en cow-boy blessé/mari inquiet et déterminé à retrouver sa femme ; et Matthew Fox, qui n’est pas l’acteur pour lequel j’ai le plus d’empathie, est très convaincant en fine gâchette un brin hautain sur les bords.

Dans les secondes rôles, Lili Simmons campe avec brio une jeune femme de caractère ; Sid Haig et David Arquette forment un duo parfait et nous plongent dans le bain. Fred Melamed, Kathryn Morris, Geno Segers et Zahn McClarnon complètent ce casting de qualité.

Écrit par S. Craig Zahler lui-même, Bone Tomahawk laisse la part belle à ses personnages, avec des caractères bien plantés et des dialogues qui font souvent mouche. Les décors sont très bien choisis et utilisés, ils nous renvoient à l’époque de la Frontier. L’ambiance est très réussie, l’absence de musique accentuant l’effet anxiogène de cette chasse aux cannibales.

Mais ce qui sépare ce film des westerns classiques, c’est qu’il n’hésite pas à verser dans l’horreur. Ce qui fonctionne d’autant mieux que l’essentiel du film est suggéré. Puis arrive une scène d’une rare violence, qui promet de ne pas vous laisser indemne.

Bone Tomahawk repose sur une histoire aussi simple que bien écrite, mais surtout sur des personnages forts et complexes, interprétés par des acteurs concernés et investis, ainsi qu’une réalisation maîtrisée. Pour un premier film à petit budget, il vaut largement le détour. Bien sûr, ce n’est pas parfait, mais si vous êtes fans de westerns et que vous n’avez pas peur de voir un peu de sang, Bone Tomahawk devrait vous ravir !

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