Vu! Brooklyn Nine Nine, saison 3.

31 janvier 2018

Vu! Brooklyn Nine Nine, saison 3.

Brooklyn Nine Nine

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Après le départ forcé de capitaine Holt, le Nine-Nine accueille son nouveau capitaine. Mais son règne est de courte durée et le nouveau capitaine est rapidement remplacé par un nouveau capitaine, Le Vautour. Lui non plus ne fait pas long feu à la tête du Nine-Nine et Peralta parvient à faire revenir Holt. Dans le même temps, la relation entre Jack et Amy se développe, tandis que Charles tombe amoureux d’une femme accusée de recèle d’œuvres d’art, que Rosa rencontre l’homme de ses rêves et que Holt a l’occasion de retravailler avec l’un de ses anciens partenaires.

J’étais resté sur la superbe scène finale de la saison 2, lorsque Holt annonçait son départ du Nine-Nine, orchestré par Madeline Wuntch, sa némésis. J’ai mis du temps à regarder cette troisième saison. Mais ça n’explique pas les débuts très difficiles. Les premiers épisodes m’ont parus longs, à côté de la plaque, se reposant beaucoup trop sur un humour lourdingue, porté par un Andy Samberg agaçant au possible.

Jake Peralta n’était déjà pas mon personnage préféré de la série, même s’il avait ses moments, c’est encore pire dans cette troisième saison. Je le trouve d’une lourdeur insupportable. Je sais que Brooklyn Nine Nine est une parodie, mais une parodie a aussi le droit d’être subtile de temps en temps.

Même les personnages secondaires sont moins drôles, comme si les scénaristes et les acteurs avaient décidé d’un commun accord de pousser les stéréotypes au maximum.

Que ce soit Andre Braugher dans son rôle du capitaine Holt, Stephanie Beatriz dans celui de Rosa Diaz, Chelsea Peretti dans celui de Gina, Melissa Fumero dans celui d’Amy et même Joe Lo Truglio dans celui de Charles, tous sont moins bons (c’est plus évident pour certains que pour d’autres), car la qualité des épisodes est clairement un ton en-dessous.

Heureusement, il y a des acteurs invités qui parviennent, plus ou moins efficacement, à relancer l’intérêt. Ce n’est pas le cas de Kyra Sedgwick, Bill Hader ou même Dean Winters (que, pourtant, j’apprécie). Mais c’est le cas de Mary Lynn Rajskub, Matt Walsh, Nick Offerman, Kathryn Hahn, Oscar Nuñez, Craig Robinson et Damon Wayans Jr, qui, tous, rafraîchissent la série.

Mais aucun autant que Dennis Haysbert, qui tient un rôle majeur lors des deux derniers épisodes. Et, surtout, Jason Mantzoukas, absolument génial avec son personnage d’Adrian Pimento.

Le plus gros problème de Brooklyn Nine Nine, c’est qu’ils paient un genre qu’ils ne sont pas capables de renouveler. Le format sitcom est ultra-calibré, beaucoup trop pour lancer plusieurs trames par épisode. Car, en vingt minutes, il est tout simplement impossible de ne pas bâcler. Et c’est là que la bât blesse. Même quand il y a de bonnes idées, elles ne sont pas développées par faute de temps et trop rares sont les intrigues qui se prolongent sur plusieurs épisodes (pourtant, ce sont les plus réussies).

Écrire et interpréter une bonne sitcom n’est pas facile. Mais, malgré Andy Samberg, Brooklyn Nine Nine y parvenait pourtant jusque-là. Cette troisième saison est presque déjà, pour moi, la saison de trop. Et quand on pense que la cinquième saison est actuellement en cours de diffusion, ça me démotive d’avance.

Vous l’aurez compris, j’ai eu du mal à regarder cette saison. Il y a eu de bons moments, de très bons moments, même, surtout avec Adrian Pimento. Mais il y a eu beaucoup trop d’épisodes moyens, sans parler de la façon dont la production a maladroitement tenté de masquer le fait que Melissa Fumero était enceinte pendant toute la saison (alors que ça se voyait très, très vite).

L’un dans l’autre, je suis déçu. J’essaierai probablement de regarder la saison 4 à l’occasion, mais je ne suis pas pressé.

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