Vu! Bushwick, de Cary Murnion et Jonathan Milott.

4 octobre 2017

Vu! Bushwick, de Cary Murnion et Jonathan Milott.

Lucy rentre de l’université avec son petit-ami pour le présenter pour la première fois à sa grand-mère et sa sœur. Lorsqu’ils quittent le métro pour rejoindre le quartier de Bushwick à Brooklyn, la station est vide et une inquiétante annonce au micro prévient qu’il n’y aura pas d’autres trains. Très vite, le couple comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Intuition confirmée par les explosions et les bruits de coups de feu à l’extérieur. Dans cet univers hostile, Lucy va faire de son mieux pour survivre, aidée par Stupe, un vétéran de guerre qui cherche à rejoindre sa femme et son enfant.

Quand je suis sur les corrections d’une de mes histoires (comme c’est le cas en ce moment), j’ai parfois envie de me détendre avec un film qui ne dure pas trop longtemps et devant lequel je peux m’endormir sans trop de scrupules. J’ai donc fait défiler ma Liste Netflix et je me suis arrêter sur le premier long-métrage d’environ une heure et demi.

C’est tombé sur Bushwick. J’ai une politique d’Ajout assez libérale. J’ai récemment regardé Les Gardiens de la Galaxy vol. 2 et j’ai trouvé que Dave Bautista s’en sortait plutôt bien dans son rôle de Drax. J’ai donc eu envie de voir si ça s’appliquait également aux petits films indépendants, sans maquillages ni trop d’effets spéciaux.

Je pourrais laisser un suspense et vous réserver mon ressenti pour plus tard dans cet article. Je ne le ferai pas. Très clairement, Dave Bautista n’est pas, en tout cas à l’heure actuelle, un acteur avec un gros potentiel, contrairement à son ancien collègue de la WWE, The Rock, qui a su développer une carrière assez éclectique avec un succès extraordinaire.

Le personnage de Stupe n’est pas original pour un sous. Homme à tout faire vivant reclus (mais sans le talent dramatique de Casey Affleck dans Manchester by the Sea) qui se retrouve, un peu contre son gré mais pas complètement, à devoir protéger une jeune fille dans un quartier devenu le théâtre d’une guerre civile violente. Ça vous rappelle quelque chose ?

Par bien des aspects, Dave Baustista me rappelle un plus jeune Sylvester Stallone. Une bête de muscle à l’acting un peu limité mais qui fait plus ou moins le taf si tant est que nos exigences ne soient pas trop élevées. Il y a bien un twist, pour accentuer la sensibilité de son personnage, mais qui ne surprend pas beaucoup.

À ses côtés, Brittany Snow me fait l’effet d’une Brittany Murphy au rabais. Elle n’est pas mauvaise à proprement parlé mais, malgré une évolution certaine, manque d’authenticité à plusieurs reprises. Le rythme du film ne l’aide pas non plus.

Dans Bushwick, tout va très vite. Le fait que ce soit filmé à l’épaule accentue encore cette impression. Faussement tourné en plan séquence, les scènes s’enchaînent sans beaucoup de répit pour les personnages. C’est une bonne chose, car on ne s’attarde pas sur les quelques facilités du scénario ni sur certaines réactions décalées des personnages.

On ne comprend également ce qui se passe que relativement tard dans le film et j’ai apprécié d’être laissé dans le noir avec les personnages. On a des indices, des suppositions, mais les réponses devront attendre. L’ambiance oppressante désirée par les réalisateurs n’est pas toujours au rendez-vous mais l’action est là, avec également plusieurs scènes sympathiques et une fin qui m’a séduite par son aspect non-conventionnel.

L’un dans l’autre, Bushwick est plutôt une bonne surprise. Pas le film de l’année, loin de là, mais pas non plus une tannée à regarder (ou peut-être que j’étais trop fatigué pour m’en rendre compte). Si vous aimez les films d’actions, les héros aux gros bras qui sauvent les demoiselles en détresse, ça devrait vous plaire. Si vous aimez les films indépendants, ça pourrait vous intéresser également.

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