Vu! Les Veuves, de Steve McQueen.
Films / 14 juin 2019

Henry et son équipe braquent Jamal, un criminel notoire, pour deux millions de dollars. Mais ils se font coincer par la police dans la foulée et meurent tous dans la confrontation. Peu après, Veronica, la veuve d’Henry, reçoit la visite de Jamal, devenu candidat au poste de conseiller municipal. Il lui laisse un mois pour rembourser l’argent que son mari lui a volé. Veronica découvre alors l’existence d’un carnet dans lequel Henry notait tous ses coups, et notamment le prochain, avec cinq millions à la clef. Elle décide alors de contacter les autres veuves de l’équipe pour monter le coup elles-mêmes. J’avais une idée assez précise du pitch de ce film. il faut dire que depuis Hunger et Shame, Steve McQueen a fait du chemin. Et après un 12 Years a Slave oscarisé, il est même devenu bankable. De toute façon, il ne faisait aucun doute que j’allais voir ce film, puisque Steve McQueen fait partie de mes réalisateurs de confiance. Ceci dit, quand j’ai vu apparaître le nom de Gillian Flynn au début de film, ça m’a un peu inquiété. Parce que Gillian Flynn, à mes yeux, représente un peu l’inverse de Steve McQueen. Ses pitchs sont toujours attractifs,…

Vu! The IT Crowd, saison 4 + Special.
Séries TV / 11 juin 2019

La saison 4 de The IT Crowd est dans la lignée de la 3. Elle tente, avec un succès mitigé, au fil de six épisodes inégaux, de reproduire une magie qui s’est érodée au fil des saisons. Ça reste drôle, car les personnages sont drôles, les situations le sont aussi, parfois, mais c’est beaucoup moins drôle que lors des deux premières saisons. Six épisodes inégaux, donc, qui se reposent beaucoup trop sur des personnages peinant à se renouveler. Certes, Jen évolue un peu, Roy aussi, mais c’est presque anecdotique. Non, franchement, le personnage qui semble le plus évoluer depuis qu’il est devenu un régulier, c’est celui de Douglas Reynholm. Ça tombe bien, ceci dit, c’est sans doute celui qui en avait le plus besoin. L’un dans l’autre, la fin de la série semble être une bonne chose. Il est toujours compliqué de savoir quand s’arrêter, mais là, ça me semblait nécessaire car ça commençait à tourner en rond. Mais, comme les britanniques ont souvent tendance à le faire, c’est avec un double épisode spécial que nous faisons nos adieux à nos joyeux geeks. Et à Jen. Et à Douglas. Et à Richmond, aussi. Et là, c’est une très belle surprise….

Vu! Ocean’s 8, de Gary Ross.
Films / 7 juin 2019

Debbie Ocean, la sœur de Danny, est libérée en conditionnelle après avoir passé cinq ans en prison. Pour ne pas perdre de temps, elle a utilisé ces quelques années pour préparer un plan ambitieux : voler le Toussaint, un collier de diamants de Cartier estimé à 150 millions de dollars. Elle retrouve son amie Lou dès sa sortie, puis forme autour d’elles une équipe pour leur permettre de réaliser ce coup impossible sans se faire pincer. J’aime bien Sandra Bullock. Bon, l’ado que j’étais dans les années 90 aime bien Sandra Bullock et l’adulte que je suis devenu n’ose pas trop le contredire. J’aime bien plusieurs autres des actrices qui occupent la tête d’affiche de ce spin-off de la série des Ocean’s. Mindy Kaling, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter et même Sarah Paulson (que j’ai confondu, quelques instants, avec Kristen Wiig). Plus largement, j’aime beaucoup l’idée de renouveler les sagas pleines de testostérones avec des castings à majorité féminins. Bon, c’est dommage cependant que ça tombe à une époque où le cinéma bat des records de consensualité… Et, en même temps, j’avais trouvé le SOS Fantômes de Paul Feig pas si mauvais que ça. Vu que je n’étais pas un…

Vu! Game of Thrones, saison 8.
Séries TV / 24 mai 2019

L’hiver est là. Les marcheurs blancs ont franchi le Mur pour pénétrer dans Westeros et avancent en direction de Winterfell. Jon Snow a prêté allégeance à Daenerys, qui lui a fourni en échange son armée et ses dragons pour défendre le Nord. Les tensions sont pourtant palpables entre les nouveaux alliés, notamment la Reine et Sansa, malgré les efforts de Tyrion pour les apaiser. Alors que la bataille pour la survie de l’espèce humaine est sur le point de débuter, plusieurs secrets sont révélés, qui risquent de remettre en question le futur du Royaume des Sept Couronnes. *** Attention, cette chronique contient des spoilers, alors si tu n’as encore vu toute la saison 8 de Game of Thrones, ne lit pas plus loin. Tu peux aussi arrêter de regarder la saison 8 de Game of Thrones et t’éviter tout un tas d’émotions désagréables *** Je ne crois pas avoir jamais vu une dernière saison aussi attendue. De mon temps, il y a eu Friends, il y a eu les Soprano, X-Files, Lost ou Breaking Bad. Mais aucune n’a généré autant d’attentes que cette saison finale de GoT. Déjà que chaque nouvelle saison de la série adaptée de l’œuvre de George…

Vu! Ready Player One, de Steven Spielberg.
Films / 17 mai 2019

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant… Steven Spielberg est un nom qui aura toujours une résonance particulière pour moi. Pourtant, je n’ai pas adoré tous ses films, même parmi ceux considérés comme cultes. D’ailleurs, je ne les ai même pas tous vus. Mais, dans le lot, il y a des bijoux (Il Faut Sauver le Soldat Ryan, La Liste de Schindler, Lincoln, pour ne citer qu’eux), des films qui auront marqué l’histoire du cinéma. Quand Ready Player One est sorti, je n’avais pas spécialement prévu de me jeter dessus. Mais puisque c’est un Spielberg, il s’est quand même retrouvé dans ma liste de films à voir. D’autant plus que j’en avais…

Vu! Special, saison 1.
Séries TV / 15 mai 2019

Ryan a la vingtaine, il est gay, il est atteint d’une paralysie cérébrale et vite avec sa mère, qui l’assiste énormément au quotidien. Après s’être trouvé un boulot de pigiste pour un site internet, il décide qu’il est temps pour lui de prendre son indépendance. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis mis cette série. Peut-être le format court, avec des épisodes de moins de 20 minutes, idéal pour le binge-watching. Peut-être le pitch, pour le moins original. Peut-être que l’histoire romancée de Ryan m’intriguait. Car Special la série est adaptée du roman I’m Special : And other lies we tell ourselves. Ce qui fait (ou faisait, en tout cas à mes yeux) de cette série produite par Jim Parsons plus qu’une comédie, presque un témoignage. C’est du moins ce que je pensais. Special porte plutôt bien son nom, parce que la série est… spéciale. Amusante sans être vraiment drôle, légère tout en évoquant (souvent très vaguement) plusieurs sujets sérieux, voire sensibles. Par exemple la difficulté pour un jeune homme gay avec un handicap visible de se faire une place dans la vie. Le problème, c’est que c’est à peine esquissé. Par exemple, le rôle de la mère…

Vu! BlacKkKlansman : J’ai Infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee.
Films / 10 mai 2019

À la fin des années 70, dans la ville de Colorado Springs, Ron Stallworth devient le premier policier noir. Confiné aux archives, Ron doit subir les remarques racistes de la plupart de ses collègues. Après avoir insisté, il obtient de son chef l’opportunité d’infiltré un meeting des Black Panthers au cours duquel il rencontre, et tombe amoureux de, Patricia, la présidente de l’organisation des étudiants noirs. Maintenant membre du service de Renseignement, Ron décide d’appeler une annonce passée par le Ku Klux Klan et, après une discussion téléphonique avec le responsable de la section locale, il se fait rapidement recruter. Seul problème, il doit trouver un blanc pour interpréter son rôle dans la vraie vie. Quand j’ai entendu parler d’un film inspiré d’une histoire vraie sur un Noir qui a infiltré le KKK, j’étais pour le moins intrigué. Sachant que Spike Lee était derrière la caméra, ça promettait un certain engagement. Le fait que le film ait remporté le Grand Prix l’an dernier à Cannes n’était pas spécialement un argument pour moi. Je n’ai qu’une foi très limitée en ce type de prix. Toujours est-il que je n’ai pas été déçu par BacKkKlansman. Dès les premières minutes, il y a…

Vu! After Life, saison 1.
Séries TV / 8 mai 2019

Lorsque sa femme meurt d’un cancer, Tony est dévasté. Il tente de se suicider, mais, incapable d’abandonner son chien, il choisit à la place de se laisser dépérir. En parallèle, et puisqu’il n’a plus peur de mourir (puisqu’il aurait même envie que ça arrive), il décide qu’il peut faire et dire tout ce qu’il veut. Ce changement d’attitude a un impact sur son entourage et les gens qu’il rencontre. Qu’à cela ne tienne, il est dorénavant là pour les punir. J’adore Ricky Gervais. Alors quand j’ai vu qu’il sortait une nouvelle série sur Netflix, je me suis jeté dessus. Dire qu’After Life est une création de Ricky Gervais est un euphémisme, puisqu’il y a tout fait ou presque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et, évidemment, interprète principal. Son personnage de Tony ressemble un peu à Ricky Gervais lui-même, en tout cas on retrouve des similitudes avec son stand-up Humanity. À l’image des (nombreux) autres personnages de sa création, Tony est profondément humain. Je veux dire sous le sarcasme et cette envie de mettre les gens face à leur vérité. Quitte à être cash et à les blesser. After Life est une série très différente de Derek (également disponible sur Netflix),…

Vu! I Think You Should Leave, with Tim Robinson.
Séries TV / 30 avril 2019

I Think You Should Leave (Je Pense Que Tu Devrais Partir) de et avec Tim Robinson, est une série à sketchs récemment mise en ligne sur Netflix. Comme souvent, la plateforme de streaming offre carte blanche, ou presque, à des comiques américains pour qu’ils se fassent plaisir. Ça avait déjà été le cas avec Bob & David. Et comme j’avais beaucoup aimé, je me suis laissé tenter par ce programme, espérant que Tim Robinson, ancien activiste du Saturday Night Live, me fasse autant marrer. Je ne vais pas tourner autour du pot, I Think You Should Leave n’a pas fait mouche chez moi. Avec seulement 6 épisodes de 15-20 minutes, j’ai quand même trouvé le temps de m’ennuyer par moments. Chaque épisode est composé de plusieurs sketchs, mettant généralement en scène Tim Robinson dans un rôle ou un autre, parfois accompagné d’anciens collègues du SNL (Vanessa Bayer, Cecily Strong, Will Forte ou Andy Samberg, qui est également producteur du show) ou autres guests stars (parmi lesquelles on peut notamment citer Steven Yeun, Fred Willard, Sam Richardson ou encore Tim Heidecker). Le problème principal est l’inégalité des sketchs. Certains sont clairement moins bons que d’autres et se reposent beaucoup trop sur…

Vu! Umbrella Academy, saison 1.
Séries TV / 26 avril 2019

43 femmes qui ne sont pas enceintes donnent au même moment la vie à 43 enfants. Ces enfants attirent le richissime inventeur Reginald Hargreeves. Il parvient à en adopter sept et, en découvrant leurs pouvoirs spéciaux, les élève dans le but de sauver le monde par le biais de l’Umbrella Academy. De nombreuses années plus tard, alors que la famille a explosé, ce qui reste de la fratrie est réunit par la mort du patriarche. Et découvre que la fin du monde est imminente. J’aime bien les histoires de super-héros. J’aime bien Ellen Page, aussi. Et Umbrella Academy n’est pas une série produite par Greg Berlanti. Autant dire que tous les éléments étaient réunis pour que mon intérêt soit piqué. Les deux premiers épisodes m’ont plutôt séduit. J’ai trouvé les personnages intrigants, chacun (ou presque) possédant une psychologie non-lisse avec des trucs à creuser. Je l’ai déjà dit, j’aime bien Ellen Page. Et dans ces premiers épisodes, j’ai trouvé son interprétation de Vanya Hargreeves très juste. On y reviendra brièvement. J’ai trouvé également que les personnages de Diego, joué par David Castañeda, et de Klaus, joué par Robert Sheehan, avaient de quoi me plaire. Ça c’est plus vérifié pour l’un…