Vu! Seven Sisters, de Tommy Wirkola.
Films / 27 août 2019

Dans un futur proche, la planète est surpeuplée à un point où l’avenir entier de l’espèce humaine est compromis. La Fédération Européenne décide alors de mettre en place une politique d’enfant unique. Appliquée par le Bureau d’Allocation des Enfants, cette mesure prévoit notamment la cryogénisation des enfants surnuméraires en attendant que la situation s’améliore. Lorsque la fille de Terrence Settman meurt en couche en donnant naissance à des septuplées, il décide de garder tous les enfants en leur donnant une seule identité, celle de Karen Settman. Vous savez comment c’est… un film sort, qui a l’air différent, avec un casting appréciable et quelques avis positifs. Je n’ai pas sauté sur Seven Sisters lors de sa sortie, ni au cinéma ni en Blu-Ray, mais je l’ai gardé dans un coin en me disant que je le regarderai bien. J’ai bien aimé l’intro et le concept de cette société, certes un brin coercitive mais ô combien sensée. Bon, très vite, cependant, j’ai compris que ça n’allait pas durer. En fait, dès qu’on rentre dans le vif du sujet et l’histoire des septuplées Settman. À partir de là, c’est une chute inexorable vers le médiocre. Je m’attendais à mieux, surtout que la précédente…

Vu! Mindhunter, saison 2.
Séries TV / 21 août 2019

Suite au comportement de Holden, le directeur assistant du FBI est envoyé à la retraite et remplacé par Ted Gunn, qui récupère également la direction de l’unité des sciences comportementales, en laquelle il croit énormément. Conscient de la fragilité de Holden, il missionne spécifiquement Tench et Carr pour le chaperonner, mais l’une est coincée dans les bureaux pour des analyses tandis que l’autre doit faire face à une crise familiale. Dans le même temps, des enfants noirs disparaissent à Atlanta. La première saison de Mindhunter s’était révélée être un coup de cœur. Cette deuxième saison s’inscrit parfaitement dans cette lignée. En fait, en y regardant bien, Mindhunter, c’est une série HBO diffusée sur Netflix. En même temps, avec un David Fincher omniprésent sur le plateau, comment pourrait-il en être autrement ? Sans doute le réalisateur le plus propre de sa génération, il a le soucis du détail, du plan parfait, de la photographie précise. D’ailleurs, par bien des aspects, Mindhunter ressemble à son Zodiac. L’histoire prend son temps, le rythme est lent par dessein, pour ne pas se précipiter, pour bien prendre en compte tous les éléments. Ce qui n’empêche pas les épisodes d’être prenants, de passer trop vite, de…

Vu! Orange is the New Black, saison 7.
Séries TV / 2 août 2019

Alors que Piper doit s’ajuster à la vie en liberté conditionnelle en tant qu’ex-détenue, Alex tente de rester loin des ennuis. Mais à Litchfield, les ennuis savent vous trouver. Et l’escalade rapide, définitive. Daya tourne, Gloria pense que Red perd la tête, Taystee est plus sombre que jamais après sa condamnation à la prison à vie pour le meurtre de Piscatella, Cindy culpabilise, Suzanne essaie de réparer ses amies, Blanca est à nouveau enfermée et Aleida continue de profiter des largesses de Hopper. Conclure une série n’est pas une chose aisée. Surtout une série aussi ambitieuse qu’Orange is the New Black. Car c’était une série ambitieuse. L’idée de la situer dans une prison pour femmes, de briser les codes, d’introduire de nouveaux types de personnages féminins, pour mettre en avant les minorités, pour s’intéresser aux sujets d’actualité, sans avoir peur de prendre parti. Beaucoup de femmes. Des femmes différentes que celles qu’on a l’habitude de voir dans les séries américaines. Et on s’est attaché à elles. Presque toutes. Sachant que c’était la fin, j’avais envie de savourer les derniers épisodes d’une série que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre. Sauf que, très vite, j’ai vu des faiblesses, trop de…

Vu! Aquaman, de James Wan.
Films / 24 juillet 2019

Au milieu des années 80, dans le Maine, un gardien de phare recueille et soigne une femme retrouvée sur la berge qui se révèle être Atlanna, la reine d’Atlantis. Ils tombent amoureux et ont un enfant ensemble, Arthur. Atlanna doit retourner en Atlantis pour évider que le roi ne les tue tous les trois. Trente ans plus tard, Arthur est devenu Aquaman grâce à son mentor, Vulko. Lors d’une mission de sauvetage d’un sous-marin, il se fait un ennemi chez le pirate David Kane en laissant mourir son père. La mission est mandatée en secret par Orm, roi d’Atlantis et demi-frère d’Arthur, qui veut débarrasser la planète des Surfaciens. Après avoir regardé Justice League, mes attentes concernant les films DC ont été drastiquement revues à la baisse. Quand Aquaman (personnage qui m’avait profondément déçu dans Justice League) est sorti, j’ai préféré rester à une distance de sécurité pour regarder les retombées. Les premiers retours ne m’ont clairement pas donné envie de me lancer tête baissée au cinéma. Je me disais que je finirai par le regarder, plus tard. Entre-temps, j’ai lu plusieurs commentaires élogieux sur la réalisation de James Wan et les décors. Et très franchement, ces commentaires sont tout…

Vu! Stranger Things, saison 3.
Séries TV / 18 juillet 2019

Durant l’été 85, le tout nouveau centre commercial Starcourt est devenu le point central de la petite ville d’Hawkins. Si les petites boutiques sont fortement impactées, ça permet aux adolescents de trouver du boulot, notamment Steve, qui bosse dans une boutique de glaces. Alors que Jim s’inquiète du rapprochement entre Eleven et Mike et tente de s’immiscer dans leur relation. Que Dustin revient de sa colo, où il a rencontré la jolie Suzie. Mais le calme ne va pas durer et plusieurs habitants commencent à se comporter étrangement. Très franchement, je n’aurais pas été déçu que la saison 2 de Stranger Things conclue la série. Non pas que la saison 2 était mauvaise, mais je l’avais trouvée moins bonne que la première et sa conclusion obligeait une manipulation scénaristique pour relancer la machine. Eh bien, qu’à cela ne tienne. Puisque de toute façon, Stranger Things est une série hommage aux productions des années 80, il suffit de mettre quelques russes dans le coup et hop, le tour est joué. J’avais peur (et pas dans le bon sens) en lançant cette troisième saison, mais je trouve que les frères Duffer ont réussi, une nouvelle fois, à créer une ambiance. Et heureusement,…

Vu! Family Business, saison 1.
Séries TV / 10 juillet 2019

Après le décès de sa femme, Gérard Hazan fait ce qu’il peut pour maintenir sa boucherie casher dans le Marais. Il essaie de convaincre Joseph, son fils, de reprendre la boutique mais ce dernier ne l’entend pas de cette oreille. D’autant plus qu’il a toujours mille projets. Mais quand il apprend de source sûre que le cannabis va être légalisé en France, il y voit une opportunité unique pour l’entreprise familiale. Quand j’ai vu les affiches fleurir pour cette nouvelle série originale Netflix Made in France, j’étais un peu sceptique. En fait, je suis sceptique par principe quand je m’apprête à regarder une production française. Ceci dit, le pitch me plaisait bien et si je ne connais Jonathan Cohen que via quelques épisodes de Serge le Mytho vus par hasard sur Canal, j’aime beaucoup Gérard Darmon. Alors j’ai décidé de laisser sa chance à Family Business et je dois admettre que c’est une plutôt bonne surprise. J’ai apprécié, déjà, que la série prenne son temps dans sa première saison, qu’elle ne cède pas à l’envie de tout raconter tout de suite. Le but n’étant pas de se précipiter jusqu’à la fin, mais de développer l’histoire de manière organique. Et c’est…

Vu! Good Omens, saison 1.
Séries TV / 6 juillet 2019

Le Ciel et l’Enfer se livrent une guerre depuis plusieurs millénaires. Témoins privilégiés de ce combat, l’ange Aziraphale et le démon Rampa se côtoient depuis tout autant. Avec le temps, ils ont appris à s’apprécier et même s’ils sont dans des camps opposés, ils décident d’unir leur force pour empêcher l’Apocalypse imminente, chacun à leur manière. Adaptée du romans De Bons Présages, de Terry Pratchett et Neil Gaiman, par Neil Gaiman lui-même, Good Omens m’a attiré par son côté irrévérencieux. Il faut dire que la série venait à peine de sortir sur Amazon Prime que déjà une pétition demandait qu’elle soit retirée du catalogue pour incitation au satanisme. En 2019. Ça m’a immédiatement convaincu. Ça et le casting intéressant, ainsi que des retours engageants. On m’avait vendu la série comme une sorte de Dirk Gently à la sauce biblique et britannique (ce qui est ironique puisque Dirk Gently lui-même, avant d’être une série américaine, est une création britannique). L’histoire est on ne peut plus classique puisque la trame, au moins sur une partie de la série, reprend plusieurs épisodes bibliques, quoi que sur un ton différent et, effectivement, un brin polémique (même si c’est vachement plus cohérent sur certains détails…

Vu! The Good Place, saison 2.
Séries TV / 3 juillet 2019

Après une première saison plutôt sympa, quoi que très gentille, et un finale renversant, je me demandais très clairement quel serait l’enjeu de cette deuxième saison. À vrai dire, j’avais peur que la série tourne en rond. Et, pendant quelques épisodes, on pourrait avoir l’impression que… mais non, finalement les scénaristes s’en sortent plutôt bien, avec plusieurs twists amusants et bien trouvés, qui permettent notamment d’introduire de nouveaux personnages sans pour autant bouleverser l’équilibre de notre sextuor de base. Même si on sait tous que la série repose essentiellement sur la pétillante Kristen Bell et l’élégant Ted Danson. Bon, D’Arcy Carden a quand même un rôle capital, William Jackson Harper aussi. Et même si le duo de Manny Jacinto et Jameela Jamil est parfois redondant, ils sont aussi sympathiques. Enfin bref, une belle bande de joyeux lurons. Cette deuxième saison offre un rôle un peu plus développé pour Marc Evan Jackson, le chef de Michael. Mais c’est surtout l’occasion de voir à nouveau Jason Mantzoukas jouer un personnage complètement déjanté et de retrouver Maya Rudolph dans un petit rôle (mais ô combien important). The Good Place n’est certainement pas la meilleure sitcom du monde. Mais, malgré ses effets spéciaux parfois…

Vu! Bonding, saison 1.
Séries TV / 26 juin 2019

Pete, un jeune comique qui a peur de monter sur scène, retrouve Tiff, une vieille amie dont il était très proche, dans un endroit un peu glauque. Devenue Maîtresse Dominatrice le soir pour financer ses études, elle lui propose de devenir son assistant. Après une courte hésitation, Pete accepte et se laisse entraîner, non sans quelques résistances, dans l’univers étrange du bondage. J’avais mes doutes. ils se sont vite dissipés. 7 épisodes de 15 minutes, c’est court. Et, en même temps, ça laisse le temps de raconter déjà pas mal de choses. Car il s’en passe, des trucs, dans Bonding. Déjà, la série se penche sur un sujet peu traité, voire tabou, la domination. Aussi connue sous le sobriquet de sadomasochisme ou l’acronyme BDSM. Même si la série est très scénarisée et orientée vers la comédie, le passé de son créateur, Rightor Doyle, l’a largement inspiré, puisqu’il a lui-même été l’assistant d’une de ses amies devenue dominatrice pour payer les factures. Si la réalité est parfois différente de ce que nous montre la série, la série nous montre bien plus que ce à quoi nous sommes habitués. Des personnages (aussi bien principaux que secondaires) drôles, attachants, aussi et surtout car…

Vu! I Am Mother, de Grant Sputore.
Films / 25 juin 2019

Depuis sa naissance après une gestation accélérée, Daughter est élevée par Mother dans un bunker aux allures de vaisseau spatial. Protégée d’un extérieur nocif mais confrontée malgré tout à la culture humaine, Daughter montre rapidement des signes de curiosité. Curiosité qui s’accroît encore plus lorsque qu’elle découvre une étrangère dans le sas du bunker, qui la met en garde contre Mother et ses robots, déployés à l’extérieur et responsables, selon elle, de l’extinction de l’humanité. Entre Woman et Mother, Daughter va devoir choisir. Si vous avez ouvert Netflix récemment, vous avez sans doute vu passer ce nouvel ajout. Avec Hilary Swank en tête d’affiche et la promesse d’un thriller SF d’anticipation, I Am Mother était plein de promesses. Le problème, c’est que le genre auquel s’attaque Grant Sputore, un réalisateur australien inconnu qui signe là son premier long-métrage, a déjà été beaucoup traité. Les thèmes abordés dans son film également (l’allégorie de la caverne, la reconstruction de l’espèce humaine après une extinction de masse, le rapport humains-robots). Mais, il faut bien le reconnaître, mélanger SF, anticipation et huis-clos était une plutôt bonne idée. En même temps, des bonnes idées, I Am Mother en a quelques-unes. Heureusement, d’ailleurs, car à côté…