Vu! Hostiles, Scott Cooper.
Films / 11 janvier 2019

À la fin du dix-neuvième siècle, dans le sud des États-Unis, la famille Quaid est attaquée par des guerriers comanches. Seule la mère, Rosalee, parvient à survivre à l’attaque. Au Nouveau-Mexique, le capitaine Joe Blocker et ses hommes ramènent une famille apache en fuite au Fort Berringer. Peu après, son colonel lui confie une dernière mission avant son retour à la vie civile, escorter le chef cheyenne mourant Yellow Hawk sur ses terres du Montana. Il suffit de jeter un coup d’œil aux différentes notes récoltées par Hostiles à droite à gauche pour voir que le film de Scott Cooper divise l’opinion. Il y a ceux qui l’ont adoré, qui l’érigent même au rang de chef d’œuvre, et ceux qui ne comprennent pas un tel engouement et, au contraire, le considèrent comme un western au rabais. J’aime les westerns récents, j’aime beaucoup Christian Bale et j’avais vu deux des trois premières réalisations de Scott Cooper. J’avais donc envie de me faire ma propre opinion. Je ne peux pas dire que j’ai adoré Hostiles. Je ne peux pas non plus dire que j’ai détesté. En fait, Hostiles me rappelle un peu le précédent film de Scott Cooper, Stritly Criminal. La réalisation…

Vu! La Tortue Rouge, de Michael Dudok de Wit.
Films / 8 janvier 2019

Un navigateur solitaire, pris en pleine tempête, échoue sur une île déserte. Il utilise les ressources à sa disposition pour survivre mais profite également d’une forêt de bambous pour se construire un radeau et tenter de quitter l’île. Des coups sous son embarcation disloquent son radeau et forcent le naufragé à revenir sur l’île. Après plusieurs tentatives avortées, il découvre qu’une tortue rouge s’en prend à son radeau dès qu’il essaie de fuir. Alors, quand l’occasion se présente, le naufragé attaque la tortue rouge et la retourne sur le sable pour la laisser mourir. J’avais entendu parler de ce film d’animation lors d’un des rares numéros du Cercle que j’avais regardé sur Canal (et heureusement que je n’en ai pas vu plus, sinon ça m’aurait coûté la peau des fesses), le même numéro que celui dans lequel j’avais entendu parler de Toni Erdmann et d’une comédie dramatique roumaine dont j’ai depuis oublié le titre. Cette histoire de tortue rouge était unanimement encensée par les différents journalistes pour sa simplicité, sa beauté et l’émotion qu’elle véhiculait. Je l’ai donc gardée dans un coin de ma tête, cette tortue rouge, jusqu’à ce que je la croise dans les rayonnages d’un revendeur de…

Vu! P.S. I Love You, de Richard LaGravenese.
Films / 2 janvier 2019

Holly et Gerry sont mariés depuis presque dix ans et filent un amour, si ce n’est parfait, au moins solide. Jusqu’à ce qu’une tumeur au cerveau emporte subitement Gerry. Holly sombre alors dans la dépression et se coupe de ses amis et sa famille. Le jour de son anniversaire, elle reçoit un gâteau et un enregistrement de son défunt mari. À travers une série de messages, il veut l’aider à se reprendre en main pour surmonter cette épreuve. Ça peut paraître étrange, mais j’avais envie de voir ce film depuis longtemps. Déjà parce qu’on m’en avait dit du bien. Aussi parce que j’aime les films qui traitent du deuil. Et le deuil, c’est un peu le thème principal de P.S. I Love You. En théorie, en tout cas. En réalité, c’est plus une girly romcom que la comédie dramatique que j’espérais. Une romcom un peu différente des niaiseries habituelles, certes, mais une romcom malgré tout. En voyant la première scène, j’ai compris que mes attentes seraient difficiles à atteindre. J’espérais encore que le décès déclencherait un tournant dans le film. En vain. Il y a bien quelques moments touchants (je crois que je suis vraiment sensible au deuil) mais l’ensemble…

Vu! Le Crime de l’Orient-Express, de Kenneth Branagh
Films , Vu ! / 19 décembre 2018

Après avoir résolu une affaire de meurtre au Caire, Hercule Poirot rejoint Istanbul, où il monte à bord du fameux Orient-Express pour retourner à Londres. Mais alors que le train se retrouve bloqué par la neige dans les montagnes de Yougoslavie, un riche américain à la réputation sulfureuse est assassiné. Suite à la demande de son ami Mr Bouc, Poirot accepte de mener l’enquête pour découvrir l’identité du meurtrier. Je dois être dans une période « classique »… Bon, c’est vrai que le film date seulement de l’année dernière, mais l’histoire est un classique, puisque c’est une nouvelle adaptation du roman éponyme d’Agatha Christie. Je n’ai jamais lu Agatha Christie. Ou alors je ne m’en souviens pas. Je n’ai pas non plus vu les précédentes adaptations de cette histoire (ou tout autre histoire impliquant Hercule Poirot, d’ailleurs). Un des problèmes du whodunnit, c’est qu’une fois qu’on sait, on sait. Et une partie de ce qui fait le charme de l’histoire disparaît. Heureusement, grâce à mon manque de culture, ça ne m’a pas posé problème. Et c’est sans doute une des raisons pour laquelle j’ai autant apprécié ce film. Ce n’était pourtant pas gagné. En général, les classiques me déçoivent. Encore plus les…

Vu! Sweeney Todd, de Tim Burton.
Films / 11 décembre 2018

Vu! Sweeney Todd, de Tim Burton. De retour à Londres après quinze ans d’exil, le barbier Benjamin Barker se fait maintenant appeler Sweeney Todd. De retour à Fleet Street, il est accueilli par Mrs Lovett, qui vend les pires tourtes à la viande de Londres et qui lui apprend que sa femme, Lucy, s’est empoisonnée à la suite de sa condamnation, plutôt que de céder aux avances du juge Turpin, qui a par la suite adopté sa fille, Johanna, et compte maintenant l’épouser. Sweeney Todd reprend alors du service comme barbier, dans le seul et unique but de se venger du juge. J’aime le goût du macabre de Tim Burton. Même si je ne suis pas un inconditionnel de son œuvre. Sweeney Todd m’attirait par son côté son côté sombre et macabre mais j’ai gardé pendant un peu plus de dix ans mes distances. Pour la simple et bonne raison que, malgré ma profonde tolérance, la comédie musicale est un genre qui ne me chante pas. J’ai finalement laissé une certaine someone me convaincre de finalement donner sa chance au barbier démoniaque de Fleet Street. J’avais vu juste. Je n’aime pas les comédies musicales. Sombres ou non. Rien à faire, c’est…

Vu! Mommy, de Xavier Dolan.
Films / 7 décembre 2018

Vu! Mommy, de Xavier Dolan. Dans un Canada fictif, un nouveau gouvernement a mis en place une loi controversée autorisant les parents en détresse (financière ou psychologique) à confier leurs enfants difficiles aux soins de l’État. Diane a une quarantaine d’années. Elle est veuve depuis trois ans et récupère son fils, Steve, un adolescent souffrant de troubles psychologiques importants, après qu’il se soit fait renvoyé du centre de rééducation fermé dans lequel il avait été placé après la mort de son père. Mère et fils forment un duo explosif, entre amour passionnel et violences physiques et psychologiques. Kyla, la voisine d’en face, une enseignante en congé sabbatique après un drame dont elle garde un bégaiement sévère, se lie d’amitié avec eux et aide Steve à rattraper son retard. Le trio trouve un semblant d’équilibre, mais pour combien de temps ? Mommy n’est pas le premier film de Xavier Dolan que je regarde, puisque j’avais déjà vu Tom à la Ferme, qui, malgré des qualités, ne m’avait pas emballé plus que ça. Je voulais regarder Mommy depuis longtemps, mais il y avait toujours un autre film qui lui passait devant. Jusqu’à aujourd’hui (enfin, hier). J’ai entendu tellement d’éloges sur ce film…

Vu! Ant-Man et la Guêpe, de Peyton Reed.
Films / 13 novembre 2018

Vu! Ant-Man et la Guêpe, de Peyton Reed. Suite aux événements survenus en Allemagne (lors de Civil War), Scott Lang se retrouve assigné à domicile pour une période de deux ans. Il gère tant bien que mal son rôle de père ainsi que la compagnie de sécurité qu’il a montée avec Luis. Mais à trois jours de la fin de sa peine et après un rêve étrange qui l’a renvoyé dans la dimension subatomique, il est enlevé par Hope Van Dyne, pour l’aider à retrouver sa mère, Janet, la Guêpe originale, grâce au tunnel quantique qu’à construit Hank Pym, son père. Au niveau de l’histoire et de l’ambiance, Ant-Man et la Guêpe se situe dans la continuité du premier. À mes yeux, Scott Lang est peut-être le meilleur personnage de l’Univers Cinématographique Marvel. Bien sûr, ce n’est pas Iron Man ou Captain America, ni Thor ou Hulk. Mais il représente parfaitement le mélange d’action et d’humour caractéristique des films Marvel. Le fait qu’il soit joué par Paul Rudd y joue sans doute beaucoup, Paul Rudd étant peut-être l’acteur le plus sympathique de tout le cinéma américain. L’histoire est plus que classique dans sa structure mais la réalisation maîtrisée et efficace…

Vu! Deadpool 2, de David Leitch.
Films / 12 octobre 2018

Vu! Deadpool 2, de David Leitch. Reconverti en mercenaire, Deadpool traque et tue de nombreux criminels à travers le monde. En parallèle, Wade Wilson vit le parfait amour avec Vanessa. Mais alors qu’elle est prête à fonder une famille, elle est assassinée par un baron de la drogue. Dévasté, Wade tente, en vain, de se suicider. Colossus le ramène au manoir du professeur Xavier et veut le recruter dans les X-Men. Incapable de suivre les règles lors d’une intervention pour sauver Russell Collins, un jeune mutant, Deadpool et le garçon sont envoyés dans une prison pour mutants où ils sont attaqués par Cable, un soldat venu du futur pour éliminer Russell avant qu’il ne devienne Firefist et tue sa famille. Après une vision de Vanessa, Deadpool décide de combattre Cable pour sauver Russell. Il fonde alors la X-Force. Avant de voir cette suite de Deadpool, qui m’avait beaucoup plu, j’ai demandé l’avis à plusieurs amis. Le verdict était étrangement similaire : dans la lignée du premier, l’effet de surprise en moins. En même temps, vu les libertés de ton prises par le premier film, il était difficile d’aller plus loin sans tomber dans la surenchère. Le film flirte continuellement avec…

Vu! Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona.
Films / 9 octobre 2018

Vu! Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona. Quelques années après les incidents dans le parc Jurassic World, Isla Nuba est menacée par une éruption volcanique. Claire Dearing est mandatée par Benjamin Lockwood, un vieil ami fortuné de John Hammond, pour sauver les dinosaures de l’île et les transporter vers un sanctuaire créé pour eux, où ils pourront vivre en paix loin des humains. Claire réussit à convaincre Owen Grady de se joindre à son équipe. Mais une fois sur l’île, ils comprennent rapidement que les intentions de leur commanditaire ne sont pas nobles. Réalisé par Juan Antonio Bayona, qui a connu le succès grâce à ses films L’Orphelinat puis The Impossible, cette suite de Jurassic World a été écrit par Colin Trevorrow et Derek Connolly, qui avaient déjà signé le scénario du premier volet. Pas étonnant, donc, que cette suite soit directement dans la lignée du premier volet. Le début, quoique classique, reste intéressant, notamment grâce à des effets visuels impressionnants mais également grâce au retour de Jeff Goldblum, qui confère un certain crédit à ce nouvel opus en rendant hommage à un personnage important de la saga. Mais l’embellie n’a pas duré. Très rapidement, le scénario,…

Vu! How It Ends, de David M. Rosenthal.
Films / 2 octobre 2018

Vu! How It Ends, de David M. Rosenthal. Après un dîner catastrophique avec les parents de Sam, sa fiancée enceinte (mais sans sa fiancée enceinte), Will est sur la route pour attraper son vol pour rentrer à Seattle. Il a sa fiancée au téléphone et elle lui dit qu’il se passe quelque chose d’étrange autour d’elle. La communication est coupée et quand Will arrive à l’aéroport de Chicago, tous les vols sont annulés et les infos annoncent un séisme sur la côte Ouest. Malgré leur différend, il retrouve son beau-père, qui lui demande de l’accompagner jusqu’à Seattle pour sauver Sam. J’avais entendu du bon et du moins bon sur ce film, mais la plupart des commentaires concernaient surtout la fin. Le début est bizarre, déjà au niveau du scénario mais également avec un montage et une musique qui cherchent à accentué un effet dramatique mais donnent au final des scènes forcées, peu naturelles. Peut-être que le manque de spontanéité de Theo James, qui joue Will, n’y est pas étranger. Les dialogues mal travaillés, dignes d’une mauvaise série canadienne, n’arrangent rien. Même Forest Whitaker, que j’aime bien, semble n’avoir participé à ce film que pour ajouter une ligne à son CV,…