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Abandonné! You, saison 1.
Séries TV / 25 janvier 2019

You, c’est la nouvelle série phare de Netflix, lancée le jour de Noël. Un cadeau empoisonné ? You, c’est l’histoire d’un libraire new-yorkais à tendance psychopathe qui s’éprend et devient obsédé par Beck, une jeune et jolie cliente, aspirant écrivain. Plutôt que d’espérer la revoir ou de tenter de la séduire par des moyens disons classiques, comme le feraient n’importe qui d’équilibré, il va se mettre à la traquer, d’abord sur internet, puis dans la vraie vie, s’immisçant petit à petit dans son intimité. Il va l’épier depuis sa rue, la suivre à sa fac (comme s’il n’avait rien de mieux à faire de ses journées, genre bosser), arranger une rencontre fortuite, lui sauver la vie lorsqu’elle tombe, raide bourrée, sur les rails du métro en pleine nuit, se faire vomir dessus, en profiter pour subtiliser son téléphone portable, surveiller ses communications, s’introduire chez elle, la regarder coucher avant son plan cul régulier, avant de kidnapper ce dernier et de le séquestrer. Tout ça, pendant le premier épisode de 45 minutes. Autant dire que, pour moi qui aime les histoires qui prennent leur temps, c’était mal barré. Très mal barré, même. J’ai quand même regardé le deuxième épisode par acquis…

Vu! Bird Box, de Susanne Bier.
Films / 22 janvier 2019

Suite à un appel radio promettant un refuge à l’abri du danger, Malorie, accompagnée de deux jeunes enfants, Fille et Garçon, entame un long périple sur le fleuve, les yeux bandés. Cinq ans plus tôt, après une vague de suicides d’une ampleur inédite en provenance de Russie, les États-Unis sont touchés par un mal mystérieux pendant que Malorie passe une échographie de contrôle pour sa grossesse. Face à un ennemi invisible, la panique s’empare aussitôt de la population. Si Malorie parvient à rejoindre une maison avec d’autres personnes, elle et les autres survivants ne sont pas tirés d’affaire pour autant. J’avais lu le roman de Josh Malerman au moment de sa sortie en France, fin 2014. J’avais aimé l’histoire originale, qui avait su maintenir le lecteur exigeant que je suis en tension tout en évitant les pièges classiques du genre ultra-calibré de l’horreur post-apocalyptique. Quand le film est sorti sur Netflix, il y a environ un mois, je me suis instinctivement méfié. Après tout, c’est une adaptation et je suis en général déçu par les adaptations des romans que j’ai lu. Mais l’engouement autour du film a attisé ma curiosité. Bonne surprise. J’étais un peu sceptique sur la manière de…

Vu! Bates Motel, saisons 4 et 5.
Séries TV / 15 janvier 2019

Norma devient de plus en plus inquiète pour Norman. Si elle continue de le défendre becs et ongles devant quiconque aurait quelque reproche à lui faire, elle cherche néanmoins à lui trouver l’aide d’un professionnel. Leur confiance mutuelle l’un en l’autre en prend un coup, tandis que Norman peine à maintenir son emprise sur la réalité. La saison 3 de Bates Motel m’avait laissé sur ma faim. Il y avait quelques prémices de noirceur et d’audace, mais pas assez pour me pousser à regarder la quatrième saison dans la foulée. Je n’étais même pas sûr de la regarder un jour, de peur d’être définitivement déçu. Le fait que la série se termine à l’issue de la saison 5 m’a rassuré, et mon soucis principal était d’en finir. J’ai été agréablement surpris par la quatrième saison de Bates Motel. Très agréablement surpris, même. Certes, il reste des personnages faiblards, des arcs narratifs moyens, des raccourcis qui hurlent « série basique de network américain ». Mais, à côté de ça, il y a la relation entre Norman et Norma, plus malsaine et dérangeante que jamais. Il y a aussi un gros travail sur l’ambiance, sur les visages, les expressions faciales, les jeux de regard,…

Vu! Hostiles, Scott Cooper.
Films / 11 janvier 2019

À la fin du dix-neuvième siècle, dans le sud des États-Unis, la famille Quaid est attaquée par des guerriers comanches. Seule la mère, Rosalee, parvient à survivre à l’attaque. Au Nouveau-Mexique, le capitaine Joe Blocker et ses hommes ramènent une famille apache en fuite au Fort Berringer. Peu après, son colonel lui confie une dernière mission avant son retour à la vie civile, escorter le chef cheyenne mourant Yellow Hawk sur ses terres du Montana. Il suffit de jeter un coup d’œil aux différentes notes récoltées par Hostiles à droite à gauche pour voir que le film de Scott Cooper divise l’opinion. Il y a ceux qui l’ont adoré, qui l’érigent même au rang de chef d’œuvre, et ceux qui ne comprennent pas un tel engouement et, au contraire, le considèrent comme un western au rabais. J’aime les westerns récents, j’aime beaucoup Christian Bale et j’avais vu deux des trois premières réalisations de Scott Cooper. J’avais donc envie de me faire ma propre opinion. Je ne peux pas dire que j’ai adoré Hostiles. Je ne peux pas non plus dire que j’ai détesté. En fait, Hostiles me rappelle un peu le précédent film de Scott Cooper, Stritly Criminal. La réalisation…

Vu! La Tortue Rouge, de Michael Dudok de Wit.
Films / 8 janvier 2019

Un navigateur solitaire, pris en pleine tempête, échoue sur une île déserte. Il utilise les ressources à sa disposition pour survivre mais profite également d’une forêt de bambous pour se construire un radeau et tenter de quitter l’île. Des coups sous son embarcation disloquent son radeau et forcent le naufragé à revenir sur l’île. Après plusieurs tentatives avortées, il découvre qu’une tortue rouge s’en prend à son radeau dès qu’il essaie de fuir. Alors, quand l’occasion se présente, le naufragé attaque la tortue rouge et la retourne sur le sable pour la laisser mourir. J’avais entendu parler de ce film d’animation lors d’un des rares numéros du Cercle que j’avais regardé sur Canal (et heureusement que je n’en ai pas vu plus, sinon ça m’aurait coûté la peau des fesses), le même numéro que celui dans lequel j’avais entendu parler de Toni Erdmann et d’une comédie dramatique roumaine dont j’ai depuis oublié le titre. Cette histoire de tortue rouge était unanimement encensée par les différents journalistes pour sa simplicité, sa beauté et l’émotion qu’elle véhiculait. Je l’ai donc gardée dans un coin de ma tête, cette tortue rouge, jusqu’à ce que je la croise dans les rayonnages d’un revendeur de…

Vu! P.S. I Love You, de Richard LaGravenese.
Films / 2 janvier 2019

Holly et Gerry sont mariés depuis presque dix ans et filent un amour, si ce n’est parfait, au moins solide. Jusqu’à ce qu’une tumeur au cerveau emporte subitement Gerry. Holly sombre alors dans la dépression et se coupe de ses amis et sa famille. Le jour de son anniversaire, elle reçoit un gâteau et un enregistrement de son défunt mari. À travers une série de messages, il veut l’aider à se reprendre en main pour surmonter cette épreuve. Ça peut paraître étrange, mais j’avais envie de voir ce film depuis longtemps. Déjà parce qu’on m’en avait dit du bien. Aussi parce que j’aime les films qui traitent du deuil. Et le deuil, c’est un peu le thème principal de P.S. I Love You. En théorie, en tout cas. En réalité, c’est plus une girly romcom que la comédie dramatique que j’espérais. Une romcom un peu différente des niaiseries habituelles, certes, mais une romcom malgré tout. En voyant la première scène, j’ai compris que mes attentes seraient difficiles à atteindre. J’espérais encore que le décès déclencherait un tournant dans le film. En vain. Il y a bien quelques moments touchants (je crois que je suis vraiment sensible au deuil) mais l’ensemble…

Vu! The Ranch, sixième partie.
Séries TV / 29 décembre 2018

Les jours passent et Rooster demeure aux abonnés absents. Si Beau tente d’être rassurant, Colt sent que quelque chose d’important s’est passé. Après avoir parlé à Mary, il confronte Nick et manque de finir en prison. Mais au lieu d’être calmé, il est plus déterminé que jamais à retrouver son frère. Depuis sa deuxième partie (la première m’avait déçu), on peut dire que je suis fan de The Ranch et des tribulations de la famille Bennett. Cette partie 6 est néanmoins particulière. Certes, on retrouve l’Iron River Ranch de Beau, qui a hérité de Colt comme nouveau voisin. Mais cette nouvelle partie est surtout marquée par la disparition de Rooster, Danny Masterson ayant été viré de la série suite à des accusations d’agression sexuelle portées à son égard. Pourtant, même si Danny Masterson n’apparaît pas à l’écran, Rooster est quasi omni-présent durant les premiers épisodes, ce qui donne un ton bien plus sombre et plus sérieux à ce qui, à la base, est supposé être une sitcom parodique de l’Amérique profonde. L’ambiance se détend peu à peu au fil des épisodes, mais jamais beaucoup et jamais pour très longtemps. L’absence de Danny Masterson oblige Ashton Kutcher et Sam Elliott à…

Vu! Le Crime de l’Orient-Express, de Kenneth Branagh
Films , Vu ! / 19 décembre 2018

Après avoir résolu une affaire de meurtre au Caire, Hercule Poirot rejoint Istanbul, où il monte à bord du fameux Orient-Express pour retourner à Londres. Mais alors que le train se retrouve bloqué par la neige dans les montagnes de Yougoslavie, un riche américain à la réputation sulfureuse est assassiné. Suite à la demande de son ami Mr Bouc, Poirot accepte de mener l’enquête pour découvrir l’identité du meurtrier. Je dois être dans une période « classique »… Bon, c’est vrai que le film date seulement de l’année dernière, mais l’histoire est un classique, puisque c’est une nouvelle adaptation du roman éponyme d’Agatha Christie. Je n’ai jamais lu Agatha Christie. Ou alors je ne m’en souviens pas. Je n’ai pas non plus vu les précédentes adaptations de cette histoire (ou tout autre histoire impliquant Hercule Poirot, d’ailleurs). Un des problèmes du whodunnit, c’est qu’une fois qu’on sait, on sait. Et une partie de ce qui fait le charme de l’histoire disparaît. Heureusement, grâce à mon manque de culture, ça ne m’a pas posé problème. Et c’est sans doute une des raisons pour laquelle j’ai autant apprécié ce film. Ce n’était pourtant pas gagné. En général, les classiques me déçoivent. Encore plus les…

Vu! Sweeney Todd, de Tim Burton.
Films / 11 décembre 2018

Vu! Sweeney Todd, de Tim Burton. De retour à Londres après quinze ans d’exil, le barbier Benjamin Barker se fait maintenant appeler Sweeney Todd. De retour à Fleet Street, il est accueilli par Mrs Lovett, qui vend les pires tourtes à la viande de Londres et qui lui apprend que sa femme, Lucy, s’est empoisonnée à la suite de sa condamnation, plutôt que de céder aux avances du juge Turpin, qui a par la suite adopté sa fille, Johanna, et compte maintenant l’épouser. Sweeney Todd reprend alors du service comme barbier, dans le seul et unique but de se venger du juge. J’aime le goût du macabre de Tim Burton. Même si je ne suis pas un inconditionnel de son œuvre. Sweeney Todd m’attirait par son côté son côté sombre et macabre mais j’ai gardé pendant un peu plus de dix ans mes distances. Pour la simple et bonne raison que, malgré ma profonde tolérance, la comédie musicale est un genre qui ne me chante pas. J’ai finalement laissé une certaine someone me convaincre de finalement donner sa chance au barbier démoniaque de Fleet Street. J’avais vu juste. Je n’aime pas les comédies musicales. Sombres ou non. Rien à faire, c’est…

Vu! Mommy, de Xavier Dolan.
Films / 7 décembre 2018

Vu! Mommy, de Xavier Dolan. Dans un Canada fictif, un nouveau gouvernement a mis en place une loi controversée autorisant les parents en détresse (financière ou psychologique) à confier leurs enfants difficiles aux soins de l’État. Diane a une quarantaine d’années. Elle est veuve depuis trois ans et récupère son fils, Steve, un adolescent souffrant de troubles psychologiques importants, après qu’il se soit fait renvoyé du centre de rééducation fermé dans lequel il avait été placé après la mort de son père. Mère et fils forment un duo explosif, entre amour passionnel et violences physiques et psychologiques. Kyla, la voisine d’en face, une enseignante en congé sabbatique après un drame dont elle garde un bégaiement sévère, se lie d’amitié avec eux et aide Steve à rattraper son retard. Le trio trouve un semblant d’équilibre, mais pour combien de temps ? Mommy n’est pas le premier film de Xavier Dolan que je regarde, puisque j’avais déjà vu Tom à la Ferme, qui, malgré des qualités, ne m’avait pas emballé plus que ça. Je voulais regarder Mommy depuis longtemps, mais il y avait toujours un autre film qui lui passait devant. Jusqu’à aujourd’hui (enfin, hier). J’ai entendu tellement d’éloges sur ce film…