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Vu! 1983, saison 1.
Séries TV / 8 mars 2019

Vingt ans après les attaques à la bombe de 1983, la Pologne est dirigée par un régime totalitaire sous influence soviétique dans un monde où le mur de Berlin n’a jamais été détruit. Le lendemain de l’obtention de son diplôme de Loi, Kajetan reçoit de son mentor le dossier d’une affaire de meurtre vieille de quelques années ainsi qu’une photo prise juste avant les attentats. Détective désabusé, Anatol enquête sur le suicide mystérieux d’un jeune homme lié à la fois au pouvoir en place et à un groupuscule révolutionnaire. Une série polonaise ? Vraiment ? Et qui a l’air pas mal, en plus ? Netflix est parfois un endroit surprenant. Je me suis laissé tenté, pas tout à fait sûr de ce dans quoi je me lançais. Grand bien m’en a pris. Qu’on se le dise, si 1983 a quelques défauts, cette série polonaise compense par une photo de qualité, une mise en scène soignée et une histoire prenante. De l’impact aussi, dès les premières minutes, pour donner le ton. Des cendres émerge une Pologne dirigée par le Parti, un organisme totalitaire à la doctrine stricte. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous, et vous n’auriez pas tout à…

Vu! Poupée Russe, saison 1.
Séries TV / 26 février 2019

Nadia Vulvukov est une fêtarde invétérée, développeuse de jeux vidéos, qui fume comme un pompier et ne dis jamais non à un peu de drogue ou beaucoup d’alcool. Le soir de son anniversaire, elle est enfermée dans les toilettes de l’appartement de Maxine, sa meilleure amie. Après avoir tiré sur un joint « israélien », elle part à la recherche de son chat, Oatmeal, disparu depuis plusieurs jours. Elle croise un SDF qui lui semble familier, puis aperçoit son chat et se fait écraser en tentant de le récupérer. Elle se réveille dans les toilettes de chez Maxine, en plein milieu de la fête. Co-créée par Natasha Lyonne, Amy Poehler et Leslye Headland, Poupée Russe c’est la série Netflix qui captive depuis sa sortie. Rythmée, truffée d’humour noir, avec une bande-son géniale (portée par la parfaite Gotta Get Up de Harry Nilsson), des personnages surprenants, un certain suspens, également. Bref, Poupée Russe est une réussite. On se questionne en même temps que ce personnage fou, à la fois proche et différent de ceux que Natasha Lyonne a pu interpréter jusqu’ici. Que se passe-t-il ? Pourquoi à chaque fois qu’elle meurt (parfois bêtement), Nadia revient-elle à la soirée de Maxine ? Est-ce lié…

Vu! Kingdom, saison 1.
Séries TV / 13 février 2019

Dans la Corée médiévale, alors que des rumeurs annoncent la mort du Roi, le prince hériter Yi-Chang est tenu à l’écart par le Ministre Cho Hak-jo et la garde royale, menée par son fils, Cho Beom-il. Seule la reine, la fille du Ministre, qui est sur le point d’accoucher du véritable héritier au trône, a accès aux appartements du Roi. Yi-Chang brave l’ordre de la reine et rend visite à son père, mais, avant de le voir, il aperçoit une silhouette monstrueuse. Il décide alors, accompagné par Mu-yeong, son fidèle garde, de quitter Hanyang pour rejoindre Jiyulheon et trouver le médecin qui s’est occupé de son père pour comprendre ce qui se passe au palais. Kingdom, est une série coréenne adaptée d’un web-comic. J’en avais entendu de bonnes critiques dès sa sortie, fin janvier, et je me suis lancé dans le visionnage sans tarder. Grand bien m’en a pris. Les Coréens (ceux du Sud en tout cas) qu’on se le dise, sont capables de produire des histoires originales et ont un goût prononcé pour mélanger horreur et politique. De tête, comme ça, j’ai envie de citer The Host et, plus récemment Dernier Train pour Busan. Il y en d’autres, évidemment,…

Vu! La Méthode Kominsky, saison 1.
Séries TV / 5 février 2019

Sandy Kominsky n’a jamais eu la carrière d’acteur qu’il souhaitait, mais il est devenu un coach pour acteurs incontournable à Los Angeles. Il dirige son propre studio, où il transmet son savoir. Il reste aussi en relation étroite avec Norman, son agent. Aussi, quand Eileen, la femme de Norman, atteinte d’un cancer, décède, il doit soutenir son vieil ami dans le deuil. Et c’est sans compter ses propres problèmes personnels. Sur le papier, je n’avais pas vraiment envie de regarder cette série. Je ne trouve pas l’affiche particulièrement engageante, j’ai un peu de mal avec Michael Douglas depuis quelques années et l’humour potache de Chuck Lorre me lasse rapidement. D’autant plus que sa dernière production pour Netflix, Disjointed, ne m’avait pas convaincu malgré l’excellente Kathy Bates en tête d’affiche. J’ai quand même laissé sa chance à La Méthode Kominsky, je sais pas trop pourquoi. Mais grand bien m’en a pris. Parce que la Méthode Kominsky est une très bonne surprise. Déjà, La Méthode Kominsky n’est pas une sitcom. C’est une comédie. Mais une comédie moderne, à la The Ranch, qui ne s’enferme pas dans une case. La Méthode Kominsky, au-delà de la référence au personnage interprété par Michael Douglas, c’est…

Vu! Daredevil, saison 3.
Séries TV / 30 janvier 2019

Après s’être retrouvé enseveli sous la tour de Midland Circle, Matt Murdock a perdu ses sens sur-développés et choisit de disparaître Malgré l’insistance de Foggy, Karen Page refuse de croire à la mort de son ami. Quand Wilson Fisk trouve le moyen de sortir de prison pour reprendre le contrôle de Hell’s Kitchen et démonter le mythe Daredevil, Matt Murdock doit sortir de l’ombre pour affronter Kingpin. Daredevil, c’était la très bonne surprise co-produite par Netflix et Marvel. Le premier Defender a eu le droit à une série sombre, violente et hautement plus crédible que le film éponyme mettant en scène un Ben Affleck peu inspiré dans le rôle du justicier aveugle. Après une excellente première saison, la suite, un ton en-dessous, restait tout à fait regardable. Alors, malgré une première saison des Defenders moyenne, à l’intérêt dilué par la présence d’un Iron Fist à la limite du ridicule (et qui aurait largement mérité sa place dans l’Arrowverse), j’attendais beaucoup de cette troisième saison. Peut-être trop. Certes, j’ai retrouvé le personnage parfaitement campé par Charlie Cox avec plaisir. Il n’y a pas à dire, il apporte une crédibilité essentielle à un personnage qui peut très vite en manquer. Certes, j’ai…

Abandonné! You, saison 1.
Séries TV / 25 janvier 2019

You, c’est la nouvelle série phare de Netflix, lancée le jour de Noël. Un cadeau empoisonné ? You, c’est l’histoire d’un libraire new-yorkais à tendance psychopathe qui s’éprend et devient obsédé par Beck, une jeune et jolie cliente, aspirant écrivain. Plutôt que d’espérer la revoir ou de tenter de la séduire par des moyens disons classiques, comme le feraient n’importe qui d’équilibré, il va se mettre à la traquer, d’abord sur internet, puis dans la vraie vie, s’immisçant petit à petit dans son intimité. Il va l’épier depuis sa rue, la suivre à sa fac (comme s’il n’avait rien de mieux à faire de ses journées, genre bosser), arranger une rencontre fortuite, lui sauver la vie lorsqu’elle tombe, raide bourrée, sur les rails du métro en pleine nuit, se faire vomir dessus, en profiter pour subtiliser son téléphone portable, surveiller ses communications, s’introduire chez elle, la regarder coucher avant son plan cul régulier, avant de kidnapper ce dernier et de le séquestrer. Tout ça, pendant le premier épisode de 45 minutes. Autant dire que, pour moi qui aime les histoires qui prennent leur temps, c’était mal barré. Très mal barré, même. J’ai quand même regardé le deuxième épisode par acquis…

Vu! Bates Motel, saisons 4 et 5.
Séries TV / 15 janvier 2019

Norma devient de plus en plus inquiète pour Norman. Si elle continue de le défendre becs et ongles devant quiconque aurait quelque reproche à lui faire, elle cherche néanmoins à lui trouver l’aide d’un professionnel. Leur confiance mutuelle l’un en l’autre en prend un coup, tandis que Norman peine à maintenir son emprise sur la réalité. La saison 3 de Bates Motel m’avait laissé sur ma faim. Il y avait quelques prémices de noirceur et d’audace, mais pas assez pour me pousser à regarder la quatrième saison dans la foulée. Je n’étais même pas sûr de la regarder un jour, de peur d’être définitivement déçu. Le fait que la série se termine à l’issue de la saison 5 m’a rassuré, et mon soucis principal était d’en finir. J’ai été agréablement surpris par la quatrième saison de Bates Motel. Très agréablement surpris, même. Certes, il reste des personnages faiblards, des arcs narratifs moyens, des raccourcis qui hurlent « série basique de network américain ». Mais, à côté de ça, il y a la relation entre Norman et Norma, plus malsaine et dérangeante que jamais. Il y a aussi un gros travail sur l’ambiance, sur les visages, les expressions faciales, les jeux de regard,…

Vu! The Ranch, sixième partie.
Séries TV / 29 décembre 2018

Les jours passent et Rooster demeure aux abonnés absents. Si Beau tente d’être rassurant, Colt sent que quelque chose d’important s’est passé. Après avoir parlé à Mary, il confronte Nick et manque de finir en prison. Mais au lieu d’être calmé, il est plus déterminé que jamais à retrouver son frère. Depuis sa deuxième partie (la première m’avait déçu), on peut dire que je suis fan de The Ranch et des tribulations de la famille Bennett. Cette partie 6 est néanmoins particulière. Certes, on retrouve l’Iron River Ranch de Beau, qui a hérité de Colt comme nouveau voisin. Mais cette nouvelle partie est surtout marquée par la disparition de Rooster, Danny Masterson ayant été viré de la série suite à des accusations d’agression sexuelle portées à son égard. Pourtant, même si Danny Masterson n’apparaît pas à l’écran, Rooster est quasi omni-présent durant les premiers épisodes, ce qui donne un ton bien plus sombre et plus sérieux à ce qui, à la base, est supposé être une sitcom parodique de l’Amérique profonde. L’ambiance se détend peu à peu au fil des épisodes, mais jamais beaucoup et jamais pour très longtemps. L’absence de Danny Masterson oblige Ashton Kutcher et Sam Elliott à…

Vu! White Gold, saison 1.
Séries TV / 21 novembre 2018

Vu! White Gold, saison 1. Au milieu des années 80, dans une petite ville de l’Essex, Vincent Swan, marié et père de deux enfants, perd son emploi. Il s’improvise alors vendeur de fenêtres double-vitrages après avoir compris qu’il était capable de vendre n’importe quoi à n’importe qui. Il devient rapidement le meilleur vendeur de l’entreprise de fenêtres Cachet et le succès lui monte à la tête. Entre les magouilles et un train de vie indécent, il vit sur le fil du rasoir et prend le risque de tout perdre. L’idée, en lançant cette (fausse) production Netflix, était de trouver une série transitoire, de format court et avec peu d’épisodes. Avec 6 épisodes d’environ trente minutes, White Gold remplit le carnet des charges. En plus, c’est une série britannique et j’ai un faible pour les séries britanniques. Malheureusement, je n’ai pas été emballé. Principalement à cause d’Ed Westwick. Ou plutôt de son personnage de Vincent Swan, qui ressemble à une version cheap et sans charisme de Leonardo Di Caprio dans Le Loup de Wall Street. Pire encore, il incarne exactement le type d’êtres humains que j’abhorre. Je suis quand même allé au bout de la saison en espérant voir Vincent récolter…

Vu! The Haunting of Hill House.
Séries TV / 17 novembre 2018

Vu! The Haunting of Hill House. Pendant les vacances de l’été 1992, les Crain installent leur famille dans un ancien manoir en forêt, pour restaurer la demeure avant de la revendre. Mais, très rapidement, plusieurs événements étranges viennent perturber leurs plans et un accident tragique pousse le père à quitter précipitamment la maison avec ses cinq enfants. Plus de vingt ans après les faits, la famille est éclatée et reste profondément marquée par ce qui s’est passé à Hill House. Chacun doit vivre en combattant ses propres démons, et il faut une nouvelle tragédie pour réunir la famille à nouveau. Pas de suspense, sur ce coup-ci : The Haunting of Hill House est un gros coup de cœur, sans doute la meilleure série que j’ai vue cette année. En tout cas, je suis heureux d’avoir écrit et publié La Maison avant de regarder The Haunting of Hill House. Et de n’avoir jamais lu le roman éponyme de Shirley Jackson dont est tiré la série (même si maintenant, j’ai très envie de le lire). Certes, mon roman diffère de la série sur de nombreux points, mais ils sont également très proches sur d’autres. Outre la maison de « rêve » à l’écart de…