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Vu! Special, saison 1.
Séries TV / 15 mai 2019

Ryan a la vingtaine, il est gay, il est atteint d’une paralysie cérébrale et vite avec sa mère, qui l’assiste énormément au quotidien. Après s’être trouvé un boulot de pigiste pour un site internet, il décide qu’il est temps pour lui de prendre son indépendance. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis mis cette série. Peut-être le format court, avec des épisodes de moins de 20 minutes, idéal pour le binge-watching. Peut-être le pitch, pour le moins original. Peut-être que l’histoire romancée de Ryan m’intriguait. Car Special la série est adaptée du roman I’m Special : And other lies we tell ourselves. Ce qui fait (ou faisait, en tout cas à mes yeux) de cette série produite par Jim Parsons plus qu’une comédie, presque un témoignage. C’est du moins ce que je pensais. Special porte plutôt bien son nom, parce que la série est… spéciale. Amusante sans être vraiment drôle, légère tout en évoquant (souvent très vaguement) plusieurs sujets sérieux, voire sensibles. Par exemple la difficulté pour un jeune homme gay avec un handicap visible de se faire une place dans la vie. Le problème, c’est que c’est à peine esquissé. Par exemple, le rôle de la mère…

Vu! After Life, saison 1.
Séries TV / 8 mai 2019

Lorsque sa femme meurt d’un cancer, Tony est dévasté. Il tente de se suicider, mais, incapable d’abandonner son chien, il choisit à la place de se laisser dépérir. En parallèle, et puisqu’il n’a plus peur de mourir (puisqu’il aurait même envie que ça arrive), il décide qu’il peut faire et dire tout ce qu’il veut. Ce changement d’attitude a un impact sur son entourage et les gens qu’il rencontre. Qu’à cela ne tienne, il est dorénavant là pour les punir. J’adore Ricky Gervais. Alors quand j’ai vu qu’il sortait une nouvelle série sur Netflix, je me suis jeté dessus. Dire qu’After Life est une création de Ricky Gervais est un euphémisme, puisqu’il y a tout fait ou presque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et, évidemment, interprète principal. Son personnage de Tony ressemble un peu à Ricky Gervais lui-même, en tout cas on retrouve des similitudes avec son stand-up Humanity. À l’image des (nombreux) autres personnages de sa création, Tony est profondément humain. Je veux dire sous le sarcasme et cette envie de mettre les gens face à leur vérité. Quitte à être cash et à les blesser. After Life est une série très différente de Derek (également disponible sur Netflix),…

Vu! I Think You Should Leave, with Tim Robinson.
Séries TV / 30 avril 2019

I Think You Should Leave (Je Pense Que Tu Devrais Partir) de et avec Tim Robinson, est une série à sketchs récemment mise en ligne sur Netflix. Comme souvent, la plateforme de streaming offre carte blanche, ou presque, à des comiques américains pour qu’ils se fassent plaisir. Ça avait déjà été le cas avec Bob & David. Et comme j’avais beaucoup aimé, je me suis laissé tenter par ce programme, espérant que Tim Robinson, ancien activiste du Saturday Night Live, me fasse autant marrer. Je ne vais pas tourner autour du pot, I Think You Should Leave n’a pas fait mouche chez moi. Avec seulement 6 épisodes de 15-20 minutes, j’ai quand même trouvé le temps de m’ennuyer par moments. Chaque épisode est composé de plusieurs sketchs, mettant généralement en scène Tim Robinson dans un rôle ou un autre, parfois accompagné d’anciens collègues du SNL (Vanessa Bayer, Cecily Strong, Will Forte ou Andy Samberg, qui est également producteur du show) ou autres guests stars (parmi lesquelles on peut notamment citer Steven Yeun, Fred Willard, Sam Richardson ou encore Tim Heidecker). Le problème principal est l’inégalité des sketchs. Certains sont clairement moins bons que d’autres et se reposent beaucoup trop sur…

Vu! Umbrella Academy, saison 1.
Séries TV / 26 avril 2019

43 femmes qui ne sont pas enceintes donnent au même moment la vie à 43 enfants. Ces enfants attirent le richissime inventeur Reginald Hargreeves. Il parvient à en adopter sept et, en découvrant leurs pouvoirs spéciaux, les élève dans le but de sauver le monde par le biais de l’Umbrella Academy. De nombreuses années plus tard, alors que la famille a explosé, ce qui reste de la fratrie est réunit par la mort du patriarche. Et découvre que la fin du monde est imminente. J’aime bien les histoires de super-héros. J’aime bien Ellen Page, aussi. Et Umbrella Academy n’est pas une série produite par Greg Berlanti. Autant dire que tous les éléments étaient réunis pour que mon intérêt soit piqué. Les deux premiers épisodes m’ont plutôt séduit. J’ai trouvé les personnages intrigants, chacun (ou presque) possédant une psychologie non-lisse avec des trucs à creuser. Je l’ai déjà dit, j’aime bien Ellen Page. Et dans ces premiers épisodes, j’ai trouvé son interprétation de Vanya Hargreeves très juste. On y reviendra brièvement. J’ai trouvé également que les personnages de Diego, joué par David Castañeda, et de Klaus, joué par Robert Sheehan, avaient de quoi me plaire. Ça c’est plus vérifié pour l’un…

Vu! The IT Crowd, saison 3.
Séries TV / 12 avril 2019

Après un cliffhanger intense pour conclure sa deuxième saison, j’étais pressé de voir quel sort serait réservé à nos valeureux héros. Bon, j’en rajoute peut-être un peu… J’aime bien The IT Crowd. J’ai toujours eu un faible pour les sitcoms britanniques (qui se souvient de Game On sur Canal Jimmy ?), et The IT Crowd est une excellente représentative du genre. Sa réalisation, très brute, aux antipodes des standards ultra-lissés des productions américaines, confère un effet kitsch à cette série aussi décalée que terre-à-terre. Si vous avez déjà vu les deux premières saisons (et ça peut être une bonne idée, avant de lire un review sur la saison 3), vous savez déjà tout ça. Cette troisième saison de The IT Crowd, comme les précédentes, est composée de 6 épisodes. 6 épisodes qui n’ont pas forcément de lien entre eux, même si parfois il y en a un, souvent vague, parfois même farfelu. Mais ce n’est pas la continuité de l’histoire qui fait le charme de The IT Crowd. Comme toute bonne sitcom qui se respecte, ce sont les personnages qui font la série. Roy (Chris O’Dowd) et Moss (Richard Ayoade) continuent de participer à tout un tas d’activités extra-professionnelles pendant…

Vu! 1983, saison 1.
Séries TV / 8 mars 2019

Vingt ans après les attaques à la bombe de 1983, la Pologne est dirigée par un régime totalitaire sous influence soviétique dans un monde où le mur de Berlin n’a jamais été détruit. Le lendemain de l’obtention de son diplôme de Loi, Kajetan reçoit de son mentor le dossier d’une affaire de meurtre vieille de quelques années ainsi qu’une photo prise juste avant les attentats. Détective désabusé, Anatol enquête sur le suicide mystérieux d’un jeune homme lié à la fois au pouvoir en place et à un groupuscule révolutionnaire. Une série polonaise ? Vraiment ? Et qui a l’air pas mal, en plus ? Netflix est parfois un endroit surprenant. Je me suis laissé tenté, pas tout à fait sûr de ce dans quoi je me lançais. Grand bien m’en a pris. Qu’on se le dise, si 1983 a quelques défauts, cette série polonaise compense par une photo de qualité, une mise en scène soignée et une histoire prenante. De l’impact aussi, dès les premières minutes, pour donner le ton. Des cendres émerge une Pologne dirigée par le Parti, un organisme totalitaire à la doctrine stricte. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous, et vous n’auriez pas tout à…

Vu! Poupée Russe, saison 1.
Séries TV / 26 février 2019

Nadia Vulvukov est une fêtarde invétérée, développeuse de jeux vidéos, qui fume comme un pompier et ne dis jamais non à un peu de drogue ou beaucoup d’alcool. Le soir de son anniversaire, elle est enfermée dans les toilettes de l’appartement de Maxine, sa meilleure amie. Après avoir tiré sur un joint « israélien », elle part à la recherche de son chat, Oatmeal, disparu depuis plusieurs jours. Elle croise un SDF qui lui semble familier, puis aperçoit son chat et se fait écraser en tentant de le récupérer. Elle se réveille dans les toilettes de chez Maxine, en plein milieu de la fête. Co-créée par Natasha Lyonne, Amy Poehler et Leslye Headland, Poupée Russe c’est la série Netflix qui captive depuis sa sortie. Rythmée, truffée d’humour noir, avec une bande-son géniale (portée par la parfaite Gotta Get Up de Harry Nilsson), des personnages surprenants, un certain suspens, également. Bref, Poupée Russe est une réussite. On se questionne en même temps que ce personnage fou, à la fois proche et différent de ceux que Natasha Lyonne a pu interpréter jusqu’ici. Que se passe-t-il ? Pourquoi à chaque fois qu’elle meurt (parfois bêtement), Nadia revient-elle à la soirée de Maxine ? Est-ce lié…

Vu! Kingdom, saison 1.
Séries TV / 13 février 2019

Dans la Corée médiévale, alors que des rumeurs annoncent la mort du Roi, le prince hériter Yi-Chang est tenu à l’écart par le Ministre Cho Hak-jo et la garde royale, menée par son fils, Cho Beom-il. Seule la reine, la fille du Ministre, qui est sur le point d’accoucher du véritable héritier au trône, a accès aux appartements du Roi. Yi-Chang brave l’ordre de la reine et rend visite à son père, mais, avant de le voir, il aperçoit une silhouette monstrueuse. Il décide alors, accompagné par Mu-yeong, son fidèle garde, de quitter Hanyang pour rejoindre Jiyulheon et trouver le médecin qui s’est occupé de son père pour comprendre ce qui se passe au palais. Kingdom, est une série coréenne adaptée d’un web-comic. J’en avais entendu de bonnes critiques dès sa sortie, fin janvier, et je me suis lancé dans le visionnage sans tarder. Grand bien m’en a pris. Les Coréens (ceux du Sud en tout cas) qu’on se le dise, sont capables de produire des histoires originales et ont un goût prononcé pour mélanger horreur et politique. De tête, comme ça, j’ai envie de citer The Host et, plus récemment Dernier Train pour Busan. Il y en d’autres, évidemment,…

Vu! La Méthode Kominsky, saison 1.
Séries TV / 5 février 2019

Sandy Kominsky n’a jamais eu la carrière d’acteur qu’il souhaitait, mais il est devenu un coach pour acteurs incontournable à Los Angeles. Il dirige son propre studio, où il transmet son savoir. Il reste aussi en relation étroite avec Norman, son agent. Aussi, quand Eileen, la femme de Norman, atteinte d’un cancer, décède, il doit soutenir son vieil ami dans le deuil. Et c’est sans compter ses propres problèmes personnels. Sur le papier, je n’avais pas vraiment envie de regarder cette série. Je ne trouve pas l’affiche particulièrement engageante, j’ai un peu de mal avec Michael Douglas depuis quelques années et l’humour potache de Chuck Lorre me lasse rapidement. D’autant plus que sa dernière production pour Netflix, Disjointed, ne m’avait pas convaincu malgré l’excellente Kathy Bates en tête d’affiche. J’ai quand même laissé sa chance à La Méthode Kominsky, je sais pas trop pourquoi. Mais grand bien m’en a pris. Parce que la Méthode Kominsky est une très bonne surprise. Déjà, La Méthode Kominsky n’est pas une sitcom. C’est une comédie. Mais une comédie moderne, à la The Ranch, qui ne s’enferme pas dans une case. La Méthode Kominsky, au-delà de la référence au personnage interprété par Michael Douglas, c’est…

Vu! Daredevil, saison 3.
Séries TV / 30 janvier 2019

Après s’être retrouvé enseveli sous la tour de Midland Circle, Matt Murdock a perdu ses sens sur-développés et choisit de disparaître Malgré l’insistance de Foggy, Karen Page refuse de croire à la mort de son ami. Quand Wilson Fisk trouve le moyen de sortir de prison pour reprendre le contrôle de Hell’s Kitchen et démonter le mythe Daredevil, Matt Murdock doit sortir de l’ombre pour affronter Kingpin. Daredevil, c’était la très bonne surprise co-produite par Netflix et Marvel. Le premier Defender a eu le droit à une série sombre, violente et hautement plus crédible que le film éponyme mettant en scène un Ben Affleck peu inspiré dans le rôle du justicier aveugle. Après une excellente première saison, la suite, un ton en-dessous, restait tout à fait regardable. Alors, malgré une première saison des Defenders moyenne, à l’intérêt dilué par la présence d’un Iron Fist à la limite du ridicule (et qui aurait largement mérité sa place dans l’Arrowverse), j’attendais beaucoup de cette troisième saison. Peut-être trop. Certes, j’ai retrouvé le personnage parfaitement campé par Charlie Cox avec plaisir. Il n’y a pas à dire, il apporte une crédibilité essentielle à un personnage qui peut très vite en manquer. Certes, j’ai…