Lu! La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, de Romain Puértolas.
Romans / 15 janvier 2015

Lu! La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, de Romain Puértolas. Providence est une facteur de 35 ans qui adopte Zahera, une petite marocaine atteinte de la mucoviscidose. Elle doit aller la chercher à Marrakech pour enfin la ramener avec elle. Sauf qu’un volcan islandais endormi depuis 12 000 ans paralyse le trafic aérien avec le nuage de cendre qu’il a envoyé au-dessus de l’Europe. Si elle veut atteindre sa fille, Providence devra réaliser ni plus ni moins que des miracles. J’avais lu et aimé « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » et je me suis donc naturellement laissé tenter par ce nouveau roman de Romain Puértolas. On retrouve la légèreté de la plume de l’auteur dans cette nouvelle histoire qui, si elle ressemble un peu dans le style à la précédente, est également complètement différente. À un moment, je me suis demandé si ce n’était pas un brin trop léger, mais j’ai laissé l’histoire me porter et, au final, j’ai autant apprécié la destination que l’extraordinaire voyage qui m’y avait conduit. Très chouette second roman. Je lirai le prochain sans hésiter.

Lu! Que ta volonté soit faite, de Maxime Chattam.
Romans / 12 janvier 2015

Lu! Que ta volonté soit faite, de Maxime Chattam. Dans la petite bourgade de Carson Mills, Jon Petersen naît dans le sang. Élevé par une grand-père très sévère, il se construit dans la violence. Gamin, il évacue le stress en détruisant des fourmilières et en grandissant, il conserve cette passion pour la destruction de l’autre et incarne le Mal. J’attendais ce roman pour bien commencer l’année avec un de mes auteurs préférés. Dès les premières pages, on sent le travail d’écriture avec une prose imagée proche de la poésie. C’est noir, c’est dur. Carson Mills ressemble effectivement, comme j’ai pu l’entendre ici ou là, à une ville sortie de l’univers de Stephen King, un endroit à l’écart du temps et du monde. J’ai aussi retrouvé un peu de la pauvreté sociale dépeinte dans « Le diable, tout le temps » de Donald Ray Pollock. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de ce livre une grande réussite. Et pourtant je suis déçu. Même s’il y a des choses très bien (comme le choix du personnage principal), je me suis vite lassé des images qui pullulent tout au long au roman et, j’ai trouvé l’enquête du shérif pour le moins bâclée. Arrivé à…

Lu! Le roi en jaune, de Robert W. Chambers.
Romans / 6 janvier 2015

Lu! Le roi en jaune, de Robert W. Chambers. Recueil de nouvelles appartenant (au moins en partie) au genre fantastique et, pour les quatre premières en tout cas, avec pour trame de fond la mystérieuse pièce de théâtre « Le Roi en jaune » dont l’ensemble prend le nom. Comme tous ceux qui ont regardé la (très bonne) série True Detective, j’ai été intrigué par le Signe Jaune et la cité de Carcosa, dont le folklore est largement présent dans l’intrigue. C’est donc principalement par curiosité que j’ai lu ce recueil de nouvelles évoquant ce mythe littéraire de la fin du 19ème siècle influencé en partie par Ambrose Pierce. D’ordinaire je ne suis pas trop fan (pour ne pas dire pas du tout) de ce qui est sortie à une époque dont il ne reste aujourd’hui plus de survivant. Et « Le roi en jaune », publié en 1895, tombe pile-poil dans cette catégorie. Mais puisqu’il ne faut pas dire « fontaine je ne etc… » je l’ai quand même lu (et plutôt vite avec ça). La plupart des nouvelles sont courtes (normal, ce sont des nouvelles) et se lisent très vite. Seule l’une d’entre elles (« La rue du premier obus ») dépasse les cinquante pages. L’ambiance de…

Lu! L’analphabète qui savait compter, de Jonas Jonasson.
Romans / 3 janvier 2015

Lu! L’analphabète qui savait compter, de Jonas Jonasson. Nombeko est une analphabète sud-africaine travaillant aux latrines à Soweto. Elle ne sait pas lire, mais démontre des capacités de calcul extraordinaires. Par un concours de circonstances, elle se retrouve à devoir aider un ingénieur incompétent à fabriquer une bombe atomique pour l’Afrique du Sud en plein Apartheid. Elle va croiser des triplées faussaires chinoises, des jumeaux suédois (dont l’un n’existe pas et l’autre veut mettre fin à la monarchie suédoise), des agents du Mossad, Hu Jintao et d’autres encore. Dans la même veine que son précédent roman, « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », l’auteur nous fait voyager à travers le monde, rencontrer une pléiade de personnages hauts en couleurs embarqués dans des aventures rocambolesques, tout en tournant en ridicule les incohérences politiques de notre société. J’aime le style léger de l’auteur, qui relève l’absurde des situations avec brio, mais j’ai eu plus de mal à rentrer et rester dans l’histoire que pour le « Vieux ».

Lu! Chambre 507, de J.C. Hutchins et Jordan Weisman.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! Chambre 507, de J.C. Hutchins et Jordan Weisman. L’hôpital new-yorkais de Brinkvale, surnommé The Brink, accueille les criminels les plus déments et dangereux. Zach Taylor est un jeune art-thérapeute missionné pour déterminer si Martin Grace, le patient de la chambre 507 peut être jugé pour les meurtres dont il est accusé. Malgré sa cécité, Martin Grace semble voir dans l’âme de Zach. Sans doute le pire roman que j’ai lu en 2014. Malgré un personnage principal digne d’une série américaine de seconde zone (sans relief, quoi), le début du roman laisse présager une intrigue intéressante où il faudra démêler le faux du vrai, où des mystères personnels rejoignent des mystères professionnels. Sauf que tout tombe à plat par un manque flagrant de cohérence, une absence totale d’explications claires. Le livre terminé, on ne sait toujours pas où les auteurs voulaient en venir. Ça ressemble à un livre publié à l’aveugle, sans avoir été relu. Mauvais mauvais mauvais!

Lu! Seul sur Mars, de Andy Weir.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! Seul sur Mars, de Andy Weir. Astronaute de son état, Mark se retrouve coincé sur Mars après qu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète rouge. Mark se retrouve seul, coupé du monde, à plusieurs dizaines, voire centaines, de millions de kilomètres de la Terre (pour ceux que ça intéresse, la distance entre Mars et la Terre oscille entre environ 56 et 400 millions de kilomètres). En un mot, Mark est mort. Sauf que Mark ne veut pas mourir. Ingénieux, il va trouver le moyen de survivre en utilisant ses connaissance en chimie pour fabriquer une atmosphère renouvelable dans son abri et même y faire pousser des pommes de terre pour se nourrir. Un roman écrit par un programmeur informatique surdoué pourrait être chiante de complexité, mais l’écriture est fluide, le style très accessible. Un poil lisse par moments à mon goût, le roman se lit néanmoins avec une grande facilité. Il sera prochainement adapté au cinéma par Ridley Scott avec Matt Damon dans le rôle-titre et tout un casting alléchant à ses côtés.

Lu! La patience du diable, de Maxime Chattam.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! La patience du diable, de Maxime Chattam. Maxime Chattam fait partie de ces auteurs que je lis presque systématiquement. J’avais adoré sa trilogie du Mal et lu tout ce qu’il a fait depuis (avec un petit bémol sur Autre-Monde qui est moins dans mon style). J’avais beaucoup aimé La Conjuration Primitive, notamment pour la direction audacieuse prise à mi-chemin. J’ai donc retrouvé avec plaisir Ludivine et Segnon dans une nouvelle enquête d’envergure après les évènements du roman précédent. Quand on pourrait avoir peur de voir l’auteur tomber dans une mécanique bien huilée et arrêter de prendre des risques, il nous surprend. Et c’est le cas ici, avec un roman noir plus profond, une critique de notre société trop moderne pour rester humaine et des coups de crayons habiles pour donner vie à un monde dans lequel nous évoluons tous les jours.

Lu! Il est de retour, de Timur Vermes.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! Il est de retour, de Timur Vermes. Roman audacieux que celui proposé par ce journaliste allemand d’origine hongroise, puisqu’il met en scène un Adolf Hitler se réveillant dans un square berlinois de nos jours. Consterné de voir l’état dans lequel se trouve son Allemagne, il cherche désespérément à reprendre son pouvoir, mais se voit cantonné à une émission comique à la télévision. Rien qu’à voir la couverture, très originale et provocatrice, j’étais sous le charme. La lecture du pitch n’a fait que confirmer cette première impression. Je me suis rapidement plongé dans cette histoire loufoque et j’ai pris beaucoup de plaisir à vivre les aventures rocambolesques du Führer. Décalé et extrêmement léger malgré son personnage principal, ce roman est un petit bijou d’humour noir.

Lu! Bird Box de Josh Malerman.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! Bird Box, de Josh Malerman. Un roman original, se déroulant dans une Amérique plongée dans la terreur après l’invasion de créatures mystérieuses. Il suffit de les voir pour devenir fou et mourir. Alors, quoi que vous faîtes, n’ouvrez jamais les yeux! Avec ses personnages complexes et son ambiance gênante, voilà un page-turner particulièrement efficace. Des chapitres courts, calibrés, des flash-backs bien sentis, pour faire durer le suspens.  Et une écriture fluide et très agréable. Chargé de tension paranoïaque, ce premier roman promet l’émergence d’un nouveau talent de l’horreur à suivre.  

Lu! L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas.
Romans / 31 décembre 2014

Lu! L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas. La couverture a attiré mon attention. Puis le titre (à rallonge). J’ai lu le résumé, mais surtout la (très originale et géniale) biographie de l’auteur. Et c’est ce dernier facteur qui a motivé ma décision. Décision que je ne regrette pas. Vous avez là un feel-good book, un roman rocambolesque un peu dans la veine du « Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ». Un excellent moment, un joli voyage, une aventure légère et drôle, touchante et pleine de jolies choses. Le tout porté par la plume talentueuse du très sympathique Romain Puértolas.