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Lu! Damnés, de Chuck Palahniuk.
Romans / 11 mars 2015

Lu! Damnés, de Chuck Palahniuk. Madison a 13 ans, c’est la fille d’une célèbre actrice de cinéma et d’un père producteur. Elle est grassouillette et érudit. Mais surtout, elle est morte. Arrivée en Enfer, elle rencontre des jeunes de son âge, avec qui elle parcourt le royaume des morts. Ce voyage initiatique post-life, va lui permettre de comprendre. Comprendre la vie, comprendre la mort, mais encore et surtout, se comprendre elle-même. Avec sa plume si particulière, Chuck « Fight Club » Palahniuk nous entraîne dans un Enfer déjanté, à coup de références culturelles, de touches d’humour noir décapant et de culture démoniaque indéniable. Les images sont parlantes, les situations rocambolesques et violentes. Et que dire de la morale? Avec ses personnages d’apparence stéréotypés, l’auteur nous offre un Breakfast Club infernal, premier roman d’une trilogie annoncée. En 2014, j’ai lu Snuff et Berceuse, du même auteur. J’ai apprécié les histoires, j’ai apprécié son style minimaliste et même sa façon d’être si précis sur certains éléments (qui me fait irrémédiablement penser à la descritpion de l’appartement du narrateur dans le film Fight Club). J’ai adoré Damnés, pris un véritable plaisir à le lire. J’ai ri devant ce qu’il tourne en ridicule et j’ai grincé…

Lu! La pétulante ascension de Benjamin Fabre, de Fabrice Lehman.
Romans / 6 mars 2015

Lu! La pétulante ascension de Benjamin Fabre, de Fabrice Lehman. Benjamin Fabre travaille dans une boîte de stratégie à Paris-La Défense. Mais son rêve secret, c’est de devenir écrivain à succès. Depuis 10 ans, il accumule les lettres de refus dans un classeur jaune banane obèse. Mais ça rencontre avec un écrivain célèbre pourrait enfin changer la donne. Le récit prend différents points de vues. Celui de Benjamin Fabre, évidemment, mais aussi celui d’une héritière éditrice vengeresse ou encore du fameux écrivain susmentionné. Leurs routes vont se mêler, sur fond de jalousie, d’ambitions démesurées et de manipulations. Le tout est très bien écrit. C’est drôle sans être seulement comique, c’est même souvent drôle aux dépends du protagoniste. Il y a derrière ces personnages névrosés une réflexion sur la quête de la réussite et du bonheur, ainsi qu’une transposition amusante de la situation récente du PSG au monde de l’édition. Un bon premier roman, qui donne envie d’en lire plus!

Lu! Les Temps Sauvages, de Ian Manook.
Romans / 28 février 2015

Lu! Les Temps Sauvages, de Ian Manook. Yeruldelgger avait été un de mes coup de cœur de l’année passée et quand la suite est sortie au début du mois, je n’ai pas hésité un instant à retrouver le flic Mongol créé par Ian Manook. C’est avec un plaisir certain que je me suis de nouveau laissé emporter en Mongolie. Comme pour le premier roman, l’histoire commence sur deux affaires de meurtre que Yeruldelgger et son équipe vont devoir résoudre, creusant les pistes dans les steppes et les montagnes enneigées, tandis que plane sur eux l’ombre d’une menace familière. On retrouve Yeruldelgger, Oyun, Solongo et les autres avec un plaisir non dissimulé au cours de cette nouvelle enquête, aussi complexe que bien ficelée et aux rebondissements savamment distillés. On découvre également de nouveaux personnages (aux noms toujours imprononçables) ainsi que de nouveaux lieux (certains proches de chez nous). Le tout porté par la plume fluide de Ian Manook, qui nous sert un nouvel opus tout aussi agréable à lire que le précédent. Un récit toujours truffé de plats exotiques, mêlant tension et suspense, saupoudré de références saignantes et assaisonné d’une pointe d’humour. Du très bon, à dévorer sans modération! Qu’on se…

Lu ! Mr Mercedes, de Stephen King.
Romans / 25 février 2015

Lu ! Mr Mercedes, de Stephen King. Pendant que des chômeurs font la queue en attendant l’ouverture d’une foire à l’emploi, une Mercedes fonce dans le tas, tuant huit personnes et en blessant de nombreuses autres. Un an plus tard, Bill Hodges, policier à la retraite, reçoit une lettre du tueur et une invitation à « discuter » avec lui. Sur le fond du duel qui se joue entre le flic retraité (Off-Ret) et le tueur psychopathe surnommé Mr Mercedes, Stephen King touche du bout de la plume plusieurs sujets profonds, de la crise économique qui frappe les États-Unis à la dépression qui touchent de nombreux anciens policiers quand vient l’heure de raccrocher, en passant par le racisme et d’autres encore. Mais ce qui nous intéresse surtout, ce qui est au cœur de ce roman, c’est bien l’enquête menée par ce flic retraité et son équipe pour retrouver le tueur avant qu’il ne frappe à nouveau. Stephen King délaisse ici son genre de prédilection (entre horreur et fantastique, pour ceux qui viennent d’une autre planète), comme il le fait de temps en temps, pour s’essayer à autre chose. Mr Mercedes est un polar, et un bon. Il se laisse lire tout seul, à…

Lu! IL de Derek Van Arman.
Romans / 9 février 2015

Lu! IL de Derek Van Arman. Ce pavé de près de mille pages suit une foule de personnages, au premier rang desquels Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des tueurs récréatifs, mieux connus sous le sobriquet de serial killer. À travers le Maryland et la Floride, une enquête de grand ampleur vise à traquer les individus responsables des meurtres violents d’une famille et de jeunes femmes, à retrouver une adolescente mystérieusement disparue. Sur fond de questionnement politique, historique et sociologique, les méthodes décrites nous approchent au plus près de la réalité (à tel point que l’auteur à été mis en examen par le FBI au moment de la sortie du roman aux États-Unis au début des années 90) en nous mettant dans la peau de personnages plus vrais que nature avec un style plaisant à lire et bien travaillé. Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour que ce roman soit publié en France. Dans la veine d’ »Au-delà du mal » de Shane Stevens (qui est à mon goût un des meilleurs du genre), « IL » nous tient facilement en haleine en adoptant tour à tour les points de vue de policiers marqués par…

Lu! Treize de Seth Patrick.
Romans / 25 janvier 2015

Lu! Treize de Seth Patrick. Jonah Miller est un reviver, il a la capacité d’entrer en contact avec les morts, en tout cas les morts récents. Employé dans le cadre médico-légal, il assiste les enquêteurs de police à déterminer les causes de décès, à identifier, si possible, les éventuels agresseurs ou reconstruire les circonstances de la mort. Lors d’une ressucitation, Jonah entre malgré lui en contact avec une entité maléfique. Qu’y a-t-il vraiment après la mort ? Et à qui appartient cette voix qui résonne dans sa tête ? Embarqué un peu malgré lui dans une enquête qui le dépasse, Jonah va devoir le découvrir. Le pitch est accrocheur et le roman est situé à un croisement entre « Sixième Sens » et « Minority Report ». C’est en tout cas ainsi qu’il est présenté, ce qui, pour ma part, me laisse plutôt songeur. Trop souvent on compare telle histoire à une autre pour attirer le lecteur et au final le décevoir. Je comprends les deux références, mais Treize ne cherche à reproduire ni l’un ni l’autre, il ouvre à la place les portes d’un univers nouveau qui lui est propre. J’aime l’idée de la ressuscitation, qui est bien amenée, expliquée et encadrée. Et…

Lu! Soumission de Michel Houellebecq.
Romans / 19 janvier 2015

Lu! Soumission de Michel Houellebecq. Après la présentation de sa thèse sur Huysmans, François devient prof en université. Il se laisse porter par une vie dans laquelle il n’accomplit rien d’extraordinaire, et dont il redoute que l’apogée n’est été, justement, sa thèse. En parallèle, un parti musulman se retrouve au second tour des élections présidentielles face au Front National et, d’une façon ou d’une autre, le pays sortira du giron gauche-droite pour la première fois de la cinquième république. Je n’avais jamais lu Houellebecq (comme beaucoup d’auteurs connus ou reconnus qu’il me reste à découvrir) et comme j’en avais vaguement entendu parler, j’ai décidé d’essayer avec celui-là. J’étais également curieux de voir comment l’auteur traiterait cette prise de la présidence pour les musulmans (puisque tout le monde sait que c’est ce qui arrive dans le roman). Premièrement, j’ai apprécié le style d’écriture de Houellebecq, que je décrirais comme un style mi-littéraire mi-cru. Il peut s’approcher de la poésie en parlant des grands auteurs qui l’ont marqué, ou frôler le vulgaire dans ses relations sexuelles avec les femmes. Il a également une façon bien à lui de décrire Nietzsche, « cette vieille pétasse » et son personnage semble avoir une aversion prononcée pour François…

Lu! La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, de Romain Puértolas.
Romans / 15 janvier 2015

Lu! La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, de Romain Puértolas. Providence est une facteur de 35 ans qui adopte Zahera, une petite marocaine atteinte de la mucoviscidose. Elle doit aller la chercher à Marrakech pour enfin la ramener avec elle. Sauf qu’un volcan islandais endormi depuis 12 000 ans paralyse le trafic aérien avec le nuage de cendre qu’il a envoyé au-dessus de l’Europe. Si elle veut atteindre sa fille, Providence devra réaliser ni plus ni moins que des miracles. J’avais lu et aimé « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » et je me suis donc naturellement laissé tenter par ce nouveau roman de Romain Puértolas. On retrouve la légèreté de la plume de l’auteur dans cette nouvelle histoire qui, si elle ressemble un peu dans le style à la précédente, est également complètement différente. À un moment, je me suis demandé si ce n’était pas un brin trop léger, mais j’ai laissé l’histoire me porter et, au final, j’ai autant apprécié la destination que l’extraordinaire voyage qui m’y avait conduit. Très chouette second roman. Je lirai le prochain sans hésiter.

Lu! Que ta volonté soit faite, de Maxime Chattam.
Romans / 12 janvier 2015

Lu! Que ta volonté soit faite, de Maxime Chattam. Dans la petite bourgade de Carson Mills, Jon Petersen naît dans le sang. Élevé par une grand-père très sévère, il se construit dans la violence. Gamin, il évacue le stress en détruisant des fourmilières et en grandissant, il conserve cette passion pour la destruction de l’autre et incarne le Mal. J’attendais ce roman pour bien commencer l’année avec un de mes auteurs préférés. Dès les premières pages, on sent le travail d’écriture avec une prose imagée proche de la poésie. C’est noir, c’est dur. Carson Mills ressemble effectivement, comme j’ai pu l’entendre ici ou là, à une ville sortie de l’univers de Stephen King, un endroit à l’écart du temps et du monde. J’ai aussi retrouvé un peu de la pauvreté sociale dépeinte dans « Le diable, tout le temps » de Donald Ray Pollock. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de ce livre une grande réussite. Et pourtant je suis déçu. Même s’il y a des choses très bien (comme le choix du personnage principal), je me suis vite lassé des images qui pullulent tout au long au roman et, j’ai trouvé l’enquête du shérif pour le moins bâclée. Arrivé à…

Lu! Le roi en jaune, de Robert W. Chambers.
Romans / 6 janvier 2015

Lu! Le roi en jaune, de Robert W. Chambers. Recueil de nouvelles appartenant (au moins en partie) au genre fantastique et, pour les quatre premières en tout cas, avec pour trame de fond la mystérieuse pièce de théâtre « Le Roi en jaune » dont l’ensemble prend le nom. Comme tous ceux qui ont regardé la (très bonne) série True Detective, j’ai été intrigué par le Signe Jaune et la cité de Carcosa, dont le folklore est largement présent dans l’intrigue. C’est donc principalement par curiosité que j’ai lu ce recueil de nouvelles évoquant ce mythe littéraire de la fin du 19ème siècle influencé en partie par Ambrose Pierce. D’ordinaire je ne suis pas trop fan (pour ne pas dire pas du tout) de ce qui est sortie à une époque dont il ne reste aujourd’hui plus de survivant. Et « Le roi en jaune », publié en 1895, tombe pile-poil dans cette catégorie. Mais puisqu’il ne faut pas dire « fontaine je ne etc… » je l’ai quand même lu (et plutôt vite avec ça). La plupart des nouvelles sont courtes (normal, ce sont des nouvelles) et se lisent très vite. Seule l’une d’entre elles (« La rue du premier obus ») dépasse les cinquante pages. L’ambiance de…