Lu! Berceuse, de Chuck Palahniuk.
Romans / 1 décembre 2014

Lu! Berceuse, de Chuck Palahniuk. Carl Streator est un journaliste qui enquête sur la mort subite du nourrisson. Quand il découvre qu’une berceuse d’apparence anodine se révèle être un sort d’élimination et qu’il suffit de la lire à quelqu’un pour le tuer sur le champ, il se met en quête de retrouver et détruire tous les exemplaires du recueil de poème dans lequel elle est publiée, aux côté d’une agent immobilière qui a lu la berceuse à son enfant, des années plus tôt. Dans son style particulier et à grand renfort de descriptions, Chuck Palahniuk nous livre une nouvelle histoire originale, agréable à lire, avec un rebondissement final dans la veine de ceux qui font sa marque de fabrique.  

Lu! Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, de Patrick Modiano.
Romans / 20 novembre 2014

Lu! Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, de Patrick Modiano. Je n’ai rien de mal à dire sur le style, ce court roman se laisse lire très facilement et nous laisse passer un agréable moment en sa compagnie. La plume est experte de simplicité avec quelques petits bijoux de phrases de-ci de-là. En ce qui concerne l’histoire, c’est autre chose. J’aime l’idée que le passé se mélange à une oeuvre, que les lignes se brouillent, aussi bien pour le protagoniste que pour le lecteur. J’aime également que les zones d’ombre prennent plus de place que la lumière… si on m’explique à la fin ce qu’on a voulu montrer, ou, au moins, qu’on me donne les clefs de le faire moi-même. C’est apparemment la marque Modiano (c’est le premier que je lis de lui) que d’ouvrir des questions et les laisser en suspens. Je le saurai pour la prochaine fois! Quoi qu’il en soit, je recommande ce Prix Nobel de Littérature 2014 à la lecture!

Lu! Hate List, de Jennifer Brown.
Romans / 12 novembre 2014

Lu! Hate List, de Jennifer Brown. Pour son premier roman publié (en 2009, il y en a eu 9 autres depuis), Jennifer Brown s’attaque au sujet complexe de la fusillade dans un lycée (et je sais à quel point c’est complexe *pub* puisque je suis moi-même en train de relire un texte qui traite également de ce sujet *pub*). Les faits se déroulent dans un lycée, six mois avant le début du roman. On revient sur le jour J par le biais de flashbacks entrecoupés d’extraits de journaux et on apprend que Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, un matin, sans prévenir, tuant plusieurs élèves, en blessant d’autres, avant de se donner la mort. Valérie, sa petite amie, est touchée à la jambe en s’interposant devant la prochaine victime de Nick. Pendant qu’elle est à l’hôpital, on retrouve une Liste de la Haine qu’elle tenait avec Nick et sur laquelle étaient inscrits les noms de plusieurs victimes, faisant d’elle un suspect dans la tuerie. Elle finit par être innocentée, mais elle doit surmonter sa plus grande épreuve en retournant au lycée. Elle doit affronter les regards de ses camarades et des professeurs, qui pour certains la jugent responsable…

Lu! Mon Holocauste de Tova Reich.
Romans / 5 novembre 2014

Lu! Mon Holocauste de Tova Reich. L’histoire de fond importe relativement peu. Maurice Messer est président du musée de l’Holocauste à Washington, quand son fils, Norman, dirige leur entreprise Holocauste Inc. Ils amènent des potentiels investisseurs à Auschwitz pour leur soutirer quelques billets. Ce livre tient sa force et sa portée dans sa galerie de personnages, tous hauts en couleur. On a des riches millionnaires froids et cyniques, des Palestiniens, des Israéliens, des américains, des survivants, des fils de survivants, des petit-fils de survivants et d’autres encore. Ils ont tous un point commun, leur absence de langue de bois. Tova Reich va loin dans sa satire (ce qui n’est pas si étonnant avec un nom comme Reich, déjà satirique en soi!), n’hésitant pas à tourner en ridicule la marchandisation du souvenir de l’Holocauste juif au détriment de tous les autres génocides jalonnant notre histoire. C’est sans surprise que d’autres communautés viennent demander leur part du gâteau, des Noirs aux Palestiniens en passant par les Indiens d’Amérique, les gays et d’autres encore, le tout avec une plume acerbe, incisive, qui n’a pas peur d’égratigner tout le monde au passage. Mon Holocauste n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, mais…