Lu! Nous Rêvions Juste de Liberté, d’Henri Lœvenbruck.
Romans / 14 juillet 2017

Lu! Nous Rêvions Juste de Liberté, d’Henri Lœvenbruck. « Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté ». Voilà comment Hugo Felida, alias Bohem, justifie ses actes devant le juge. Ça n’a pas suffit pour émouvoir le juge, mais c’est parce qu’il ne connaissait pas toute l’histoire. Alors, maintenant, Hugo est bien décidé à nous la raconter, à nous, son histoire. Son adolescence dans la petite ville de Providence, ses bêtise avec la bande à Freddy, l’amitié, la moto et, par-dessus tout, la quête de liberté. Nous Rêvions Juste de Liberté, c’est LE roman de 2015, celui dont tout le monde parlait, qui a cartonné, enchaînant les commentaires élogieux un peu partout sur le net et chez les libraires. Face à l’insistance populaire devant ce road-trip générationnel, je l’avais ajouté à ma liste d’envies avec l’intention de l’acheter en fin d’année dernière, au moment de mon craquage annuel. Il n’était pas en rayon chez mon libraire et vu qu’il sortait en poche quelques mois plus tard, j’ai décidé de patienter. Il y a trois semaines, je me suis enfin plongé dedans. Vu ce que tout le monde en disait, je pensais que ce ne serait qu’une formalité, que…

Lu! De Cauchemar et de Feu, de Nicolas Lebel.
Romans / 27 juin 2017

Lu! De Cauchemar et de Feu, de Nicolas Lebel. Le 24 mars 2016, à quelques jours du dimanche de Pâques, un homme est retrouvé assassiné dans les toilettes d’un pub irlandais. Les analyses révèlent rapidement l’appartenance de la victime à l’IRA. En plein état d’urgence, le capitaine Mehrlicht et son équipe doivent résoudre l’affaire au plus vite, tandis que les cadavres s’accumulent et que le spectre d’une légende gaélique se dessine sur les scènes de crime. De Cauchemar et de Feu est le quatrième roman de Nicolas Lebel. C’est également la quatrième aventure du capitaine Mehrlicht et de toute son équipe. Avant même d’ouvrir le livre et d’en commencer la lecture, j’ai été séduit par cette magnifique couverture. Les couvertures sont toujours intrigantes, chez Nicolas Lebel, mais celle-là est la meilleure en date car, plus encore que les autres, elle tape immédiatement à l’œil, capte l’attention et stimule l’imagination. Après une montée en pression très bien menée pendant les trois premiers romans, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que ce quatrième opus soit un peu en-dessous. Après tout, on retrouve la même structure, ces meurtres qui s’enchaînent en même temps qu’arrive un nouveau stagiaire dans l’équipe ; le téléphone de Mehrlicht met…

Lu! L’Assassin qui Rêvait d’une Place au Paradis, de Jonas Jonasson.
Romans / 16 juin 2017

Lu! L’Assassin qui Rêvait d’une Place au Paradis, de Jonas Jonasson. Per Persson aurait pu être l’héritier d’une grande fortune, si son grand-père n’avait pas fait faillite et si son père n’avait pas accusé cette faillite en se noyant dans l’alcool. Au lieu de quoi, Per Persson est réceptionniste dans un ancien bordel reconverti en hôtel miteux. Parmi ses clients se trouve Johann Andersson, alias Dédé le Meurtrier, qui sort d’une vie passée derrière les barreaux. Après sa rencontre avec Johanna Kjellander, une pasteur sans foi ni scrupules, Per et elle décident de profiter de la mauvaise réputation de Dédé pour en faire un tabasseur à gage. Leur PME a rapidement du succès et l’argent coule à flots. Jusqu’au jour où Dédé se tourne vers Dieu. Il y a quelques années de ça, on m’a offert Le Vieux qui ne Voulait pas Fêter son Anniversaire, du même Jonas Jonasson. Ça a été ni plus ni moins qu’un coup de foudre. J’ai adoré l’histoire et le ton, et j’ai dévoré le roman en deux jours. Alors, évidemment, quand le journaliste suédois a sorti son second roman, L’Analphabète qui Savait Compter, je l’ai immédiatement ajouté à ma fameuse (et débordante) Pile à…

Lu! Sans Pitié ni Remords, de Nicolas Lebel.
Romans / 31 mai 2017

Lu! Sans Pitié ni Remords, de Nicolas Lebel. Au lendemain de l’arrestation de l’Empoisonneuse, le capitaine Mehrlicht, accompagné par son équipe, assiste à l’enterrement de son meilleur ami, Jacques Morel, décédé d’un cancer. Juste avant un repos bien mérité auprès de Mado, Mehrlicht se rend chez le notaire pour découvrir le testament de Jacques. Le capitaine Kabongo, de la police de l’Art, est également présent. Lorsque Mehrlicht trouve un diamant brut dans une enveloppe qui lui est destinée, Kabongo lui explique qu’il enquête sur la disparition d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, lors du déménagement du Musée des arts africains et océanien, douze ans plus tôt. Déménagement supervisé par Jacques lui-même. Ne pouvant croire à la culpabilité de son ami, Mehrlicht décide de repousser ses vacances le temps de prouver son innocence. Dans le même temps, une avalanche de suicides tombe sur Latour et Dossantos, qui se retrouvent sous la coupe d’un nouveau chef. Juste après avoir dévoré Le Jour des Morts, je poursuis ma mise à jour dans les enquêtes du capitaine Mehrlicht et de son équipe avec cette suite plus que directe, puisque l’action débute quelques jours à peine après la fin du précédent. Autant dire qu’on est immédiatement…

Lu! Le Jour des Morts, de Nicolas Lebel.
Romans / 26 mai 2017

Lu! Le Jour des Morts, de Nicolas Lebel. Le capitaine Mehrlicht ne trouve rien de mieux, pour célébrer le Jour des Morts, que de concocter un canular avec son ami Jacques, hospitalisé pour un cancer et condamné, où ce dernier interprète le rôle de la Faucheuse. Le lendemain, quand il est de retour à l’hôpital Saint-Antoine, l’esprit n’est plus aux pieds-de-nez à la mort. Avec son équipe, il doit enquêter sur la mort suspecte d’un patient. Bientôt, les cadavres s’accumulent et la pression est mise sur Mehrlicht et ses lieutenants pour arrêter celle que l’on surnomme déjà l’Empoisonneuse. Ça fait environ un an que j’ai lu et beaucoup aimé le premier roman de Nicolas Lebel, L’Heure des Fous. À peine le Jour des Morts entamé, j’ai retrouvé la plume habile du linguiste avec bonheur. Nicolas Lebel, avant tout, est un écrivain au sens noble du thème. Le goût du bon mot et de la phrase bien construite crève la page. Les descriptions sont précises, les références nombreuses et la culture omniprésente. Nicolas Lebel est également un narrateur doué. Il sait parfaitement distiller les informations pour nous faire entrer immédiatement dans l’histoire, tout en la dévoilant au fur et à mesure, au rythme…

Lu! Supernormal, de Robert Mayer.
Romans / 13 mai 2017

Lu! Supernormal, de Robert Mayer. David Brinkley est rédacteur dans un journal new-yorkais. Il s’occupe principalement de corriger les fautes et de trouver les titres. Puis il rentre chez lui, en banlieue et retrouve sa femme, Pamela et leurs deux filles. La dépression le guette, mais il s’en accommode. Certes, il repense parfois à sa vie d’avant, quand il était un des plus grands super-héros de la planète. Voilà huit ans qu’il est à la retraite, huit ans que ses pouvoirs s’estompent et qu’il prend de la bedaine. Mais quand une menace nouvelle frappe la Grosse Pomme, il doit renfiler ses collants, sa surculotte et son masque. Car il est le seul espoir qui reste à l’humanité. Supernormal, ou Super Normal, c’est un roman fondateur pour le genre des super-héros. Publié il y a exactement 40 ans outre-Atlantique, il aura fallu attendre le tout début de l’année pour le voir enfin traduit en français. Étrange, quand on sait que ce roman a inspiré des personnes comme Stan Lee, Grant Morrison ou Alan Moore et a contribué à révolutionner le genre des comics. Il n’est d’ailleurs pas compliqué, après avoir lu Supernormal (ou Super Normal) et lu ou vu Watchmen (qui…

Lu! Reflex, de Maud Mayeras.
Romans / 5 mai 2017

Lu! Reflex, de Maud Mayeras. Iris Baudry est photographe pour l’Identité Judiciaire. Elle se réfugie dans son travail pour oublier la mort de son fils, Swan, assassiné onze ans plus tôt. De retour dans sa ville natale pour une affaire semblable à celle qui l’a poussée à fuir après la disparition de son fils, elle doit se confronter au fantôme de sa mère abusive, internée dans un hôpital psychiatrique pour démence, mais aussi retourner dans la maison de son enfance, où elle a perdu son père et son fils, et faire face à ses démons. Ça fait un certain temps que je vois le nom de Maud Mayeras circuler à droite à gauche et que j’avais envie de lire une de ses histoires. C’est désormais chose faite. J’ai bien aimé le début, avec cette écriture plutôt littéraire employée dans des chapitres très courts, comme un mélange de moderne et de classique. Un peu, également, à l’image de ces deux histoires parallèles, celle d’Iris, très contemporaine, et celle de Julie Carville, qui se déroule au moment de la Première Guerre Mondiale. Les deux histoires sont très différentes sur bien des points mais se ressemblent sur d’autres. Si leur parcours familial diffère largement, elles tombent…

Lu! Sa Chose, de Gina Dimitri.
Romans / 21 avril 2017

Lu! Sa Chose, de Gina Dimitri. PSYCHO LOVE, c’est le site de rencontre des psychopathes, de ceux qui veulent aller plus loin qu’un simple rendez-vous galant, de ceux qui cherchent à repousser leurs limites. PSYCHO LOVE, la création d’Ethan Mauve, fait le buzz depuis sa mise en ligne et son succès auprès d’internautes en quête de sensations fortes. Alors quand Ethan Mauve disparaît, employés et admirateurs se lancent à sa recherche. Parmi eux se trouve Groseille, une jeune femme aussi socialement inapte que mystérieuse, bien déterminée à découvrir qui se cache derrière la disparation du PDG et le vol de données sensibles. Mais Groseille est-elle manipulatrice ou manipulée ? J’ai découvert Gina Dimitri avec Une Ex, une histoire de manipulation et de vengeance entre humour noir et trash pour laquelle j’avais eu un coup de cœur. Alors évidemment, quand j’ai appris que Gina Dimitri sortait un nouveau roman, je me suis jeté dessus. Les premières pages m’ont fait un peu peur. Pas tant le test pour savoir si je suis un psychopathe en amour (je n’ai pas besoin d’un test pour répondre à cette question), mais le cadre, la mise en place des personnages. J’ai craint que l’histoire ne soit trop semblable…

Lu! Grossir le Ciel, de Franck Bouysse.
Romans / 15 avril 2017

Lu! Grossir le Ciel, de Franck Bouysse. Gus s’occupe seul de sa ferme, perdue dans Les Doges. Personne ne vient jusqu’ici par hasard et Gus serait complètement isolé du monde sans la présence de Mars, son chien, et d’Abel, son voisin. Au moment du décès de l’Abbé Pierre, pour qui Gus voue une admiration qu’il ne s’explique pas, des questions s’insinuent en lui. Par exemple, pourquoi Abel et son père étaient en froid ? Alors qu’il chasse la grive non loin de la propriété de son voisin, Gus entend un coup de feu. Il y a du sang dans la neige. J’ai découvert Franck Bouysse l’année dernière, avec son très bon Plateau. J’étais déterminé à lire d’autres de ses romans et Grossir le Ciel me semblait un choix logique. C’est donc tout naturellement que je l’ai ajouté à ma PAL. Avec l’épaisseur de ce format poche, qui dépasse tout juste les deux cents pages, je pensais que je n’en ferais qu’une bouchée. Pourtant il est resté sur ma table de chevet pendant un peu plus d’une semaine. Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’écriture élégante de Franck Bouysse, et sa manière de dépeindre la pauvreté sociale du paysan resté à l’écart de la société moderne….

Lu! Territoires, d’Olivier Norek.
Romans / 5 avril 2017

Lu! Territoires, d’Olivier Norek. En moins d’une semaine, les trois caïds les plus importants de la ville de Malceny, dans le 93, sont éliminés tour à tour. Victor Coste fait ce qu’il peut pour refourguer l’affaire, ne souhaitant pas collaborer avec les Stups et espérant rejoindre Léa pour quelques jours au vert, mais les faits les rattrapent rapidement, lui et son équipe. Tandis que la cité s’embrase, ils vont devoir démêler les différents fils et creuser toutes les pistes pour résoudre une affaire bien plus compliquée qu’il n’y paraît.  J’avais lu Code 93, le premier roman d’Olivier Norek l’an dernier et j’avais beaucoup aimé. Territoires était naturellement venu garnir ma PAL dans la foulée. Je l’ai gardé au chaud quelques temps, sachant pertinemment que j’y viendrai tôt ou tard.  Dès les premières pages, j’ai retrouvé le style aussi épuré que maîtrisé d’Olivier Norek. Les chapitres s’enchaînent sur un rythme soutenu. Territoires est écrit comme un (très bon) film d’action, et les rares moments de repos servent à développer l’intrigue plus qu’à laisser souffler le lecteur.  Pas le temps de respirer. Ici, les surveillances se terminent par des assassinats en pleine rue, les négociations se font au péril des chats et…