Vu! Colossal, de Nacho Vigalondo.

3 mars 2018

Vu! Colossal, de Nacho Vigalondo.

Colossal

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Gloria est une écrivain alcoolique au chômage qui vit à New York aux crochets de Tim, son petit-ami. Lorsqu’après une énième soirée arrosée Tim décide de mettre fin à leur relation, Gloria se réfugie dans la maison de ses parents, dans sa petite ville natale. Elle y retrouve Oscar, qu’elle connaît depuis toute petite et qui l’embauche dans son bar. À Séoul, en Corée du Sud, un monstre étrange cause des dégâts dans la ville. Gloria comprend rapidement qu’elle est responsable des apparitions et décide de reprendre sa vie en main pour contrôler le monstre.

Je suis tombé sur ce film un peu par hasard. Déjà parce qu’il n’est pas sorti en salles en France (ce qui limite la communication). Mais la couverture était sympa et j’aime bien Anne Hataway. Et puis le résumé est intrigant.

Je vous le dis tout de suite, mon visionnage me laisse un peu mitigé.

L’idée de base est plutôt originale et permet, dans un film qui ressemble plus à une comédie dramatique indépendante qu’à un film de science-fiction à proprement parlé, de jouer sur plusieurs niveaux.

Assez rapidement, je me suis demandé comment Nacho Vigalondo (qui a écrit et réalisé le film) allait se débrouiller pour expliquer le phénomène. D’autant plus dans la deuxième partie du film où les choses se compliquent un peu plus quand une scène en flashback établit un lien entre Gloria et Oscar, sans nous en dire plus dans un premier temps.

Car si la découverte du contrôle qu’exerce le personnage de Gloria sur le monstre est amusante et donne lieu à quelques scènes vraiment chouettes, il faut que la justification de ce transfert tienne un minimum la route.

Et c’est là, à mes yeux, que le film s’écroule.

Bon, s’écroule est peut-être un terme fort. Mais sans spoiler je dirais que les explications du phénomène sont, au mieux, très légères et ne m’ont pas convaincues.

Ajoutons à ça l’évolution étrange des personnages d’Oscar et de Tim, qui m’a laissé perplexe. Celle de Tim, joué par Dan Stevens, parce qu’elle ne colle plus vraiment avec ce qui avait été établi au début du film. Et celle d’Oscar parce qu’elle va trop vite trop loin à mon goût.

Pourtant, Jason Sudeikis, qui joue Oscar, est plutôt bon et réussit, à travers ce film, à montrer les différentes facettes de son jeu d’acteur, souvent limité à des personnages un peu lourds dans des comédies américaines un peu lourdes.

Dans les rôles secondaires, le personnage de Joel, joué par Austin Stowell, semble dépassé pendant tout le film sans qu’on comprenne trop pourquoi tandis que Tim Blake Nelson incarne un Garth bâclé.

Heureusement, la prestation d’Anne Hathaway est très bonne, comme souvent, et l’actrice sympathique donne vie à un personnage un peu limité qui n’aurait peut-être pas aussi bien fonctionné sans elle.

Colossal avait clairement de l’idée. Et la première heure est de très bonne facture. Mais, paradoxalement, c’est quand le film s’assombrit qu’il m’a perdu.

En somme, cette comédie dramatico-fantastique n’accomplit pas tout à fait son potentiel mais reste relativement correcte.

À voir si vous appréciez les acteurs ou les histoires originales, mais sans en attendre trop pour ne pas risquer, comme moi, d’être déçu par la fin.

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