Vu! Crazyhead, saison 1.

3 mai 2017

Vu! Crazyhead, saison 1.

Après avoir été attaquée par un démon qu’elle semble être la seule à voir, Amy, une employée de bowling, est sauvée par Raquel, une chasseuse de démons suivie par un psychiatre. Alors qu’Amy est sous le choc, Raquel fait de son mieux pour la guider dans cette nouvelle réalité perturbante. Sauf que Raquel elle-même y est un peu paumée. Quand Suzanne, la colocataire d’Amy, se retrouve possédée, les deux nouvelles compères vont tout faire pour la sauver. Mais elles vont aussi devoir affronter bien d’autres dangers.

Comme souvent, c’est l’affiche de la série qui m’a attiré en premier. Ces deux jeunes femmes prêtent à en découdre avec le surnaturel. La bande-annonce a fini de me convaincre et je me suis lancé dans le visionnage de cette série britannique de 6 épisodes.

Et, quand on sait à quel point j’apprécie les productions venues d’Outre-Manche, 6 épisodes ça semble particulièrement court. On y reviendra.

J’ai beaucoup aimé le premier épisode, qui fait d’un sujet ultra-classique pour quiconque a grandi avec Buffy, une aventure dans laquelle on veut se plonger avec enthousiasme. La scène d’introduction, un exorcisme complètement déjanté, m’a bien fait rire et m’a donné beaucoup d’espoirs pour la suite. Globalement, le premier épisode pose bien les personnages principaux et les bases de l’histoire.

J’ai déchanté dès le second épisode.

La faute à une écriture puérile, qui repose essentiellement sur un humour qui vise en permanence sous la ceinture. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de pitié pour Lewis Reeves, qui incarne un personnage, Jake, d’une lourdeur à la limite du supportable. Les autres ne sont pas en reste et même les plutôt sympathiques héroïnes, jouées par Cara Theobold et Susan Wokoma, subissent des répliques régulièrement ridicules qui ne donnent pas envie de s’attacher à elles.

La comédie d’horreur est un genre difficile. Il faut réussir à créer une tension tout en détendant l’atmosphère régulièrement.

Ici, passé le premier épisode, la tension ne s’installe plus jamais, tant le scénario est convenu. Rien ne surprend et les tentatives de retournement de situation se repèrent à des kilomètres à la ronde. La faute également à des méchants peu crédibles, comme le docteur Callum, joué par Tony Curran.

Côté humour, à moins d’apprécier les blagues scatophiles et les situations embarrassantes qui desservent les personnages principaux, on a trop vite fait le tour et ce qui fait rire pendant les premières minutes agace très rapidement.

Je le répète, j’aime beaucoup les séries britanniques. Notamment parce que souvent, elles cherchent à se distinguer grâce à des histoires originales et des personnages attachant, avec toujours une pincée d’humour, souvent noir. En ce sens, Crazyhead est, à mes yeux, un échec flagrant et retentissant.

J’ai eu bien du mal à venir à bout de cette nouvelle création d’Howard Moverman (à qui on doit Misfits), que j’ai trouvé lourde et contrefaite. Une chose est sûre, il ne faudra pas compter sur moi pour la seconde saison. Si vous cherchez une bonne série britannique qui allie horreur et humour, je vous conseille plutôt Dead Set.

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2 Comments

  • Aurel 11 juin 2017 at 11:14

    J’ai fait également les 2 premiers épisodes.et j’ai le même constat.
    Je n’ai toujours pas poursuivi jusqu’à la fin de la saison mais je vais quand même essayer.

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