Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 1.

8 février 2017

Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 1.

les-desastreuses-aventures-des-orphelins-baudelaireViolette, Klaus et Sunny Baudelaire sont envoyés à la plage par leurs parents. Ils y sont rejoints un peu plus tard par Arthur Poe, le banquier gérant la fortune familiale. Il apprend aux enfants qu’ils sont dorénavant orphelins, suite à l’incendie qui a détruit leur manoir et coûté la vie de leurs parents. Chargé d’exécuter le testament parental, il conduit les orphelins chez leur plus proche parent et nouveau tuteur, le Comte Olaf. Acteur raté et mégalomane, cet odieux personnage n’a qu’une idée en tête, mettre la main sur l’héritage des enfants à tout prix.

La nouvelle série originale Netflix est une nouvelle adaptation de la série littéraire du même nom de Lemony Snicket, publiée entre 1999 et 2006. Il y avait déjà eu un film en 2004, que j’avais beaucoup aimé, mais qui n’avait malheureusement pas eu de suite après des problèmes au sein de l’équipe de production.

J’étais donc curieux de découvrir cette mini-série, dont j’attendais beaucoup. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas déçu, loin de là !

Barry Sonnefeld, qui est fan des romans depuis leur sortie et qui devait à l’origine réaliser le film à partir d’un scénario de Daniel Handler (l’écrivain qui se cache derrière le pseudonyme de Lemony Snicket) a une nouvelle chance ici en tant que producteur (il réalise également les deux premiers épisodes). Il est accompagné dans l’aventure par Daniel Handler, qui, en plus de son statut de producteur, fait également partie de l’équipe de scénaristes en charge de l’adaptation des romans.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale, aussi bien visuelle que musicale. Que ce soit les costumes ou les décors, ils permettent la mise en place d’une atmosphère de conte noir. Effet accentué par la musique de James Newton Howard.

Dès le générique, qui nous invite à détourner le regard et aller faire autre chose que de regarder les mésaventures des enfants, il est évident qu’on va assister à une série différente. L’idée de faire apparaître Lemony Snicket à l’écran pour nous expliquer ce que l’on va voir ou nous mettre en garde est très rafraîchissant. Et Patrick Warburton, avec sa voix grave et son ton froid, est parfait dans son rôle.

Le personnage qui me faisait le plus peur était évidemment celui du Comte Olaf. Difficile pour quiconque de passer un Jim Carrey excellent dans le film. Pourtant, bien que pas toujours parfait, Neil Patrick Harris se montre néanmoins à la hauteur de la tâche avec son interprétation aussi loufoque que cynique.

Les rôles des enfants ont été confiés à de jeunes acteurs inconnus. Si Malina Weissman, qui joue Violette, a déjà fait quelques apparitions au cinéma. Louis Hynes, qui joue Klaus, et encore plus Presley Smith, qui joue Sunny, sont eux de complets débutants. Et les trois s’en sortent particulièrement bien, donnant vie aux orphelins ingénieux et débrouillards.

Le reste du casting est composé de personnages récurrents, comme Arthur Poe, le banquier peu perspicace qui passe son temps à tousser, joué par K. Todd Freeman ; Jacquelyn, sa secrétaire mystérieuse interprétée par Sara Canning ;  Will Arnett et Cobie Smulders dans les rôles de Père et Mère ou la troupe du Comte Olaf. Il y a également des personnages spécifiques à chaque livre, comme la juge Justice Strauss, jouée par Joan Cusack ; le professeur Montgomery Montgomery, joué par Aasif Mandvi ; Tante Josephine, jouée par Alfre Woodard ; Sir, joué par Don Johnson, son assistant, Charles, joué par Rhys Darby ou le docteur Georgina Orwell, jouée par Catherine O’Hara.

Même si certains fonctionnent mieux que d’autres, tous les personnages ont une identité et apportent quelque chose à l’histoire.

Cette première saison comporte huit épisodes, ou plutôt quatre double-épisodes reprenant la trame des quatre premiers romans originaux. Une seconde saison est déjà programmée pour l’année prochaine et une troisième devrait par la suite conclure la série.

Après un film convaincant il y a plus de dix ans, les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaires réussi à renaître dans une série originale, attachante, bien écrite, drôle et touchante, légère et sombre, remplie de références et de clins d’œil, qui saura sans aucun doute parler à votre âme d’enfant sans oublié satisfaire vos attentes d’adultes.

Tout n’est pas parfait et si j’ai, par exemple, eu du mal avec la conclusion de cette première saison, j’ai néanmoins eu un gros coup de cœur pour l’ensemble et j’attends la suite avec impatience !

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