Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2.

22 juin 2018

Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2.

Arrivés à l’école préparatoire Prufrock, les orphelins Baudelaire espèrent avoir laissé Comte Olaf derrière eux, d’autant plus que la sécurité de l’école a été renforcée pour empêcher le vil homme d’entrer dans l’établissement. Même si le traitement qui leur est réservé n’est pas des plus chaleureux, puisqu’ils sont logés dans une sordide cabane et chargés de corvées, ils rencontrent Duncan et Isadora Quagmire, deux triplés arrivés peu avant eux suite à la mort accidentelle de leurs parents et de leur frère dans un incendie qui a ravagé leur maison. Lorsqu’ils comprennent que leurs parents faisaient partie de la même organisation, les Quagmire et les Baudelaire allient leurs forces et trouvent dans cette nouvelle alliance un nouvel espoir. Mais c’est sans compter sur Comte Olaf, qui, grâce à un nouveau déguisement, trouve le moyen d’entrer dans l’école.

La première saison des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire avait été un coup de cœur de l’année 2017. Je m’étais facilement immergé dans l’histoire loufoque de ces jeunes enfants frappés par la tragédie et j’avais été séduit par cette comédie sombre autant que par son casting attachant.

J’attendais donc beaucoup de cette deuxième saison.

Peut-être un peu trop.

Très vite, une fois passé le générique retouché pour coller au double-épisode à venir, j’ai pris plaisir à retrouver la narration sombre et prémonitoire de Lemony Snicket ainsi que les orphelins et même Olaf et sa troupe. J’espérait un peu voir se régler quelques-unes des questions laissées en suspens après la première saison, mais sans trop y compter, ayant bien compris que le principe resterait de distiller les révélations au compte-goutte en laissant le sort s’acharner sur les enfants.

La même recette que celle qui avait fait le succès de la première saison, en somme.

Et c’est là où le bât blesse.

Cette deuxième saison des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire tente discrètement de se renouveler en introduisant de nouveaux personnages, comme Nathan Fillion dans le rôle de Jacques Snicket ou Lucy Punch dans celui d’Esmé Squalor, mais si ça enlève un peu de la pression qui pèse sur les enfants pour porter la série et répartit un peu mieux l’équilibre entre les différents personnages, ça ne suffit pas à faire oublier le schéma répétitif.

Lieu insolite, personnages insolites, enfants maltraités, Comte Olaf déguisé, manipulations, fuite inespérée et on recommence.

Malgré un rythme redondant, la série reste, si ce n’est captivante, agréable à suivre. Grâce au charme des enfants, Malina Weissman en tête, bien plus que les facéties répétitives de Neil Patrick Harris, qui lassent de plus en plus. Heureusement, les régulières guest-stars, de Tony Hale à Allison Williams en passant par Ken Jenkins ou Robbie Amell, apportent un peu de fraîcheur.

Cette deuxième saison des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire m’aura laissé sur ma faim. J’aime la façon dont la série, pourtant tout public, reste assez noire et j’ai aimé le fait que l’histoire avance un peu, mais j’ai quand même l’impression que ça tourne en rond. Ça ne m’empêchera pas de regarder la troisième et dernière saison, lorsqu’elle sortira en 2019, en espérant qu’elle sera à la hauteur.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *