Vu! Disjointed, Première Partie.

10 avril 2018

Vu! Disjointed, Première Partie.

Ruth est une activiste qui lutte depuis des décennies pour, entre autres, la légalisation du cannabis. Dès que la loi le lui permet, elle ouvre son dispensaire à Los Angeles, avec son fils, Travis, fraîchement diplômé en management d’entreprise, et une équipe de jeunes employés motivés. Elle dispense son message, essayant d’aider les gens autour d’elle grâce au cannabis, en s’immisçant de temps en temps de la vie de ses employés, tandis que Travis cherche à développer l’activité.

Créée par Chuck Lorre, cette série Netflix sortie il y a quelques mois, avait de quoi enthousiasmer. Imaginez un peu, du Two and a Half Men mélangé à du Big Bang Theory dans l’univers plein de possibilités du cannabis. Quand on connaît le goût des références et du politiquement incorrect de Chuck Lorre, ça donne envie, non ?

Le premier épisode est plutôt sympa. Il permet de poser les personnages et le ton sobrement aventureux de la série. Mais, rapidement, ça devient du grand n’importe quoi.

Il y a plusieurs raisons à ça.

Premièrement, le cannabis est présenté dans Disjointed presque comme une plante aux vertus magiques, capable de régler tous les problèmes du monde en quelques bouffées. J’exagère un peu, mais pas tant que ça. Il semblerait que la série soit un prétexte à voir des acteurs passer leur temps à fumer des joints, à vapoter, à manger des gâteaux et j’en passe.

Ce qui, je pense, est au détriment du message de dé-diabolisation du cannabis. Et, en plus, ce n’est, la plupart du temps, même pas drôle.

Dommage, surtout quand le personnage de Carter, joué par Tone Bell, est un ancien soldat atteint de PTSD (syndrome post-traumatique) qui trouve dans le cannabis un moyen d’échapper à ses angoisses. Ce qui aurait pu permettre de montrer le cannabis non pas comme plante récréative qui fait rire bêtement, mais comme une alternative à la médication traditionnelle ayant des effets positifs sur tout un tas de conditions s’il est utilisé intelligemment.

Bon, j’en attendais peut-être un peu trop. Après tout, c’est une série de Chuck Lorre et le subtile n’a jamais été la plus grande qualité de Chuck Lorre.

Le deuxième plus gros défaut de Disjointed, c’est le duo, que j’ai trouvé d’une lourdeur infinie, de Dank et Dabby, joué par Chris Redd et Betsy Sodaro. Dabby, encore plus que Hank, est un personnage tellement lourd que c’est une raison suffisante, à mes yeux, pour abandonner la série.

Et c’est dommage, car à côté de ça, Kathy Bates, l’excellente Kathy Bates, campe une Ruth Whitefeather Feldman attachante et drôle. La plupart des autres personnages sont un poil stéréotypés mais plutôt sympathiques. Michael Trucco, dans son rôle de Tae Kwon Doug m’a fait rire avec un personnage stupidement décalé, beaucoup plus que Nicole Sullivan, qui n’apporte rien.

J’ai aimé la créativité de certaines séquences, notamment celles illustrant les troubles de Carter. Les présentations de la « Strain O’ the day » également, avec quelques sketchs vraiment drôles.

Mais globalement, malheureusement, Disjointed lasse très, très vite. Et, après les dix premiers épisodes et malgré un finale intéressant car dénonçant un peu la double politique vis-à-vis du cannabis, je n’ai pas spécialement envie de regarder les dix épisodes suivants.

Le meilleur moment de la série reste, je pense, les apparitions de Cheech Marin et Tommy Chong à la fin du dernier épisode.

Il n’est pas étonnant que la série n’ait pas été reconduite pour une seconde saison.

Si vous n’avez rien de mieux à faire, vous pouvez y jeter un coup d’œil, mais ne vous attendez pas à grand-chose, au risque d’être déçu.

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