Vu! Donnie Darko, de Richard Kelly.

22 novembre 2016

Vu ! Donnie Darko, de Richard Kelly.

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Les Darko sont presque une famille comme les autres. Ils ont trois enfants, une belle maison dans la petite ville de Middlesex, Iowa. Tout irait très bien si Donnie, l’ado, n’avait pas des troubles psychologiques importants. Son ami imaginaire, Franck, un lapin géant au visage monstrueux lui sauve la vie lorsque le réacteur d’un avion de ligne s’écrase dans sa chambre. Puis il lui annonce l’imminence de la fin du monde et lui demande d’accomplir des actes qui vont mettre la communauté paisible sans dessus dessous.

Sorti en 2001, Donnie Darko jouit depuis du statut de film culte pour beaucoup. J’ai mis quinze ans à le voir, mais j’ai fini par le faire.

J’ai toujours un peu de mal avec ces « films cultes » que je n’ai pas vus au moment de leur sortie. On ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber, ça peut très bien être très bien (…) comme ça peut tout autant avoir mal vieilli.

Quid de Donnie Darko ? Eh bien je dirais qu’il s’en sort pas mal du tout.

Le film a clairement un côté très « fin des années 90/début 2000 », aussi bien dans sa réalisation que dans la place de la musique, qui n’est pas sans charme. Il a également un casting de haute volée et surtout une histoire sombre et complexe comme je les aime.

Le casting déjà. Jake Gyllenhaal est brillant en adolescent perturbé aux tendances schizophréniques. À ses côtés, sa grande sœur Maggie joue le rôle de sa… grande sœur. C’est une actrice que j’apprécie particulièrement et même si elle n’a qu’un petit rôle, ça m’a fait plaisir de la voir (tout comme Seth Rogen qui a un encore plus petit rôle). On retrouve également à l’affiche, pêle-mêle, Mary McDonnell, Holmes Osborne, Jena Malone, Noah Whyle, Drew Barrymore, Beth Grant, Patrick Swayze, Katharine Ross, Daveigh Chase, James Duval, Ashley Tisdale ou Jolene Purdy.

Et le scénario. Il ne plaira pas à tout le monde, par son aspect complexe, par les visions du personnage principal et le thème du voyage spatio-temporel. Et encore moins par sa fin, très particulière et qui oblige de réfléchir un peu, même une fois le générique terminé, pour être sûr d’avoir à peu près bien tout compris.

Par bien des aspects, Donnie Darko ressemble à une version dark de l’Effet Papillon, qui était lui-même déjà noir et qui reprend le même type de fin. Il y a quelques défauts et facilités de scénario, mais à côté (ou par-dessus) desquels il est facile de passer. Certains personnages auraient mérités d’être plus développés, comme Grandma Death, mais l’essentiel du film se concentre sur Donnie et ses proches.

Je pense que j’aurais dû regarder Donnie Darko, au moment de sa sortie si possible, pour ne pas avoir eu le temps de me laisser influencer. Mais mieux vaut tard que jamais, et si je n’ai certainement pas ressenti tout l’impact que le film aurait peut-être eu sur moi à sa sortie, j’ai malgré tout passé un très bon moment et je recommande.

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