Vu! Dunkerque, de Christopher Nolan.

5 janvier 2018

Vu! Dunkerque, de Christopher Nolan.

Dunkerque

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En mai 1940, au début de la Seconde Guerre Mondiale, plus de 400 000 soldats des troupes alliées sont encerclées par l’armée allemande dans la poche de Dunkerque. L’opération Dynamo est mise en place pour évacuer les soldats britanniques vers l’Angleterre. Tommy échappe de justesse aux combats. Sur la plage, il rencontre Gibson, puis Alex. Ensemble, ils tentent d’embarquer sur le prochain Destroyer pour l’Angleterre. Sur un port de plaisance anglais, M. Dawson, son fils, Peter, et son apprenti, George, préparent leur bateau, réquisitionné par la Royal Navy pour aller secourir les soldats. Collins et Farrier font partie d’un trio de pilotes de la Royal Air Force envoyés vers Dunkerque pour couvrir l’évacuation des soldats et les défendre contre les chasseurs et bombardiers allemands.

Au moment de sa sortie, Dunkerque ne m’a pas du tout donné envie. Il faut dire que les histoires qui se déroulent durant la Seconde Guerre Mondiale, à moins qu’elles soient particulièrement originales ou très bien réalisées, ne m’attirent pas beaucoup. D’autant plus que j’ai l’impression que ce n’est souvent qu’un prétexte pour ressasser les mêmes événements, en prenant de plus en plus de liberté avec l’Histoire.

Puis j’ai vu, ou plutôt remarqué, la mention « par le réalisateur de Dark Knight, Inception et Interstellar« . J’ai trouvé presque insultant que le nom de Christopher Nolan ne soit pas en gros sur l’affiche. Pour moi, c’est l’argument le plus valable pour convaincre un spectateur de se déplacer au cinéma.

Après tout, Christopher Nolan est l’un des meilleurs réalisateurs de notre génération. Le titre ne m’emballait pas, pas plus que le sujet, mais puisque c’était un film de Nolan, évidemment que j’allai le voir.

Après l’avoir vu, je comprends pourquoi le nom du brillant réalisateur n’est pas en tête d’affiche.

De Nolan, j’ai tout vu, à part The Following (que j’ai de côté pour un autre jour), son premier long-métrage en noir et blanc. J’ai (presque, donc) tout vu et j’ai tout aimé.

Christopher Nolan, au fil des ans, s’est mué en un cinéaste extraordinaire, capable de réussir là où beaucoup échouent, en écrivant, produisant et réalisant des blockbusters grandioses, complexes et populaires.

Sans même parler de sa formidable trilogie consacrée au Dark Knight, Inception et Interstellar sont deux chefs d’œuvre qui font passer les productions habituelles pour des gribouillages d’enfants capricieux.

Alors si quelqu’un est capable de faire rivaliser Dunkerque avec Il Faut Sauver le Soldat Ryan (qui reste ma référence dans le genre), c’est bien Christopher Nolan.

Bon, j’aurais dû me douter qu’il y avait un malaise quand j’ai vu que le film durait moins de deux heures (à peine plus d’une heure et demie, même). Ceci dit, c’est une heure et demie qui semble durer plus de deux heures…

Je n’ai pas aimé Dunkerque.

Le film est bien réalisé. Il y a même quelques plans brillants.

La plupart des acteurs sont bons. Avec une mention spéciale pour Fionn Whitehead, dont le film marque les débuts au cinéma, Aneurin Barnard et Harry Styles, qui va dans la bonne « Direction ». Cillian Murphy et Tom Hardy sont également excellents, ce qui n’est pas une surprise. Tom Glynn-Carney, Jack Lowden, James D’Arcy, Barry Keoghan, Kenneth Branagh, Mark Rylance et plusieurs membres de la famille Nolan complètent le casting.

Mais j’ai trouvé l’histoire plate. Pour ne pas dire inutile. Je n’ai pas compris ce qu’on cherchait à nous raconter, le message derrière les faits, la substance du film.

J’ai trouvé le montage trop brutal. Pour ne pas dire mauvais. Les changements de point de vue, même seulement pour quelques secondes, cassent systématiquement le rythme, déjà branlant.

J’ai trouvé la musique en décalage de l’action. Pour ne pas dire à contre-sens. Comme si, par le biais de la musique, on voulait nous forcer à éprouver des émotions que l’image et l’histoire ne parviennent pas à susciter d’elles-mêmes.

Je suis peut-être un peu dur. Mais c’est parce que Christopher Nolan est un réalisateur grandiose et que Dunkerque est, au moins, seulement un film moyen. Et encore.

Un film moyen qui bat le record de recettes pour un film traitant de la Seconde Guerre Mondiale. Mais un film moyen quand même.

Je n’ai pas aimé Dunkerque. Pas du tout. Je ne l’ai pas trouvé particulièrement haletant ou spectaculaire, je n’ai pas vibré avec les personnages ou tremblé pour eux. Je reste fan de Christopher Nolan, de son œuvre, et j’attend avec d’autant plus d’impatience son prochain film (même si c’est un James Bond), pour pouvoir effacer cet arrière-goût sablonneux qui me reste en bouche.

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