Vu! Fleabag, saison 1.

13 juin 2017

Vu! Fleabag, saison 1.

Fleabag est une trentenaire vivant à Londres. Elle a ouvert un café/sandwicherie avec Boo, sa meilleure amie. Si tout n’était pas parfait, rien ne va plus depuis que Boo s’est jetée devant un bus après avoir découvert que son petit copain avait couché avec une autre. Depuis, Fleabag met tout en œuvre pour s’auto-détruire. Et ses proches sont les premières victimes collatérales. Son couple chaotique avec Harry, qui la rassure autant qu’il l’agace ; sa relation avec sa grande sœur, Claire, celle avec son père. Et c’est sans compter son beau-frère ou sa marraine de belle-mère. Pour pimenter le tout, Fleabag s’envoie en l’air avec qui veut bien la prendre, ou presque, comme un moyen désespéré de garder le contrôle.

Fleabag est une des peu nombreuses séries estampillée Amazon Original Series. Comme pour plusieurs séries originales Netflix, c’est avant tout une série diffusée en Angleterre puis récupérée par le géant américain pour venir garnir son catalogue.

Peu importe.

Ce qui compte, c’est que la création de Phoebe Waller-Bridge (qui est en fait l’adaptation par Phoebe Waller-Bridge de la pièce de théâtre du même nom qu’elle avait créée à la suite d’un défi lancé par un ami dans une soirée de stand-up) ait trouvé un moyen de parvenir jusqu’à nous. Ou, en tout cas, jusqu’à moi.

Peu importe.

Dès les premières secondes, j’ai su que j’allais adorer. Sans vraiment pouvoir l’expliquer. Ça me fait ça, parfois. C’est rare, mais ça arrive. Peu être que c’est juste ce personnage espiègle qui s’adresse directement au spectateur, le rendant aussitôt complice, intime, mal à l’aise aussi, parfois. Car Fleabag n’hésite pas à partager avec nous ses pensées les plus personnelles, sans aucune espèce de pudeur.

Peut-être que c’est ce naturel inhabituel, cru et trash sur les bords que les anglais maîtrisent parfaitement qui m’a accroché d’entrée. Peut-être que c’est l’humour noir qui macule chaque épisode comme une scène de crime. Ou alors la profonde humanité des personnages mis en scène.

Sur scène, justement, Phoebe Waller-Bridge était seule pour donner vie à son histoire. Dans la série, sa sœur, son père, sa belle-mère, son beau-frère, son ex, et surtout sa meilleure amie sont des personnages à part entière, sous les traits d’acteurs plus ou moins expérimentés. Sian Clifford, Bill Paterson, Olivia Colman, Brett Gelman, Hugh Skinner, et Jenny Rainsford, pour ne citer qu’eux.

C’est cette dernière (Jenny Rainsford) qui permet à la série de trouver une profondeur inattendue. Au fil des six épisodes, son personnage, d’abord discret, prend de plus en plus d’ampleur. C’est le personnage, à part celui de Fleabag, qui m’a le plus marqué.

À un moment dans le premier tiers de la saison, j’ai eu un peu peur que la série s’enfonce dans un humour graveleux, déchargeant toutes ses munitions sous la ceinture (sans doute des séquelles de Crazyhead). Mais malgré ses aspects de série légère, aux problèmes réels quoique pas omniprésents (l’argent, le mariage, la descendance), je me suis laissé porter avec plaisir au fil des aléas de la vie de l’anti-héroïne, jusqu’à un final très habilement amené.

J’ai regardé Fleabag un peu par hasard. Parce que j’aime bien les séries britanniques, en règle générale. Et que le pitch laissait présager d’un certain potentiel. Après ces six premiers épisodes, je ne suis pas déçu. Bien au contraire. J’ai adoré la première saison de Fleabag et j’attends la suite avec impatience !

Alors si vous aimez les séries britanniques, avec leur humour noir et leur authenticité si particuliers, je ne peux que vous recommander de jeter un coup d’œil à celle-ci.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *