Vu! Friends From College, saison 1.

16 septembre 2017

Vu! Friends From College, saison 1.

Ethan Turner est un écrivain proche de la quarantaine qui, malgré un succès d’estime, peine à faire décoller sa carrière. Il est marié à Lisa, une avocate rencontrée à Harvard durant leurs études, avec qui il essaie d’avoir un enfant. Le couple est installé à Chicago mais décide, pour le travail de Lisa, de revenir vivre à New-York, où ils retrouvent plusieurs de leurs amis de la prestigieuse faculté. Dont Sam, l’ancienne petite amie de Ethan, avec qui il entretient une liaison extra-conjugale prolongée. Mais aussi Nick, un rentier qui se comporte toujours comme un ado et qui avait des sentiments sur Lisa ; Max, un agent littéraire gay en couple avec un médecin spécialisé dans la procréation assistée ; et Marianne, une prof de yoga et actrice de théâtre alternatif.

Le titre n’est pas très engageant. Ça ressemble à une tripotée de comédies américaines dont c’était la mode il y a quelques années. Friends With Kids, Friends With Money, j’en passe. La recette est simple, on prend des amis et on les met dans des situations décalées, le reste se fera tout seul.

Ce qui m’a poussé à regarder cette série Netflix créée par Nicholas Stoller, à part le fait qu’elle ne dure que 8 épisodes (ce qui est un excellent argument), c’est le casting, mené par le très drôle Keegan-Michael Key, la charmante Cobie Smulders et l’ancien boss d’Ally McBeal Greg Germann.

J’ai une répugnance profonde pour Nat Faxon, mais j’étais prêt à passer au-dessus.

Très rapidement, j’ai compris que Friends From College ne serait pas la série du siècle. Les personnages sont bancals, les situations sont bancales, l’humour est bancal et la morale est bancale.

Je sais bien que l’adultère ce n’est jamais aussi blanc ou noir que « tromper c’est mal » etc…, mais j’ai peiné à comprendre le propos de cette liaison entre Ethan et Sam qui, au demeurant, sont tous deux plutôt heureux dans leur couple et amoureux de leur conjoint respectif. J’ai peiné mais je n’ai pas fini par comprendre, j’ai juste lâché l’affaire.

J’ai détesté tous les passages au boulot de Lisa, malgré la présence du sympathique Ike Barinholtz, mué en ponte de la Bourse d’une lourdeur insupportable. J’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Felix, le compagnon de Max, même si j’en comprend l’utilité par moments.

J’ai préféré les apparitions de Kate McKinnon, que j’apprécie beaucoup malgré ses rôles souvent peu valorisants, de Seth Rogen, que j’adore et qui est très bon dans son rôle, et Chris Elliott en mentaliste du pauvre.

Pour le casting principal, tous les personnages ont leurs qualités et leurs défauts, même Nat Faxon. Malheureusement, c’est souvent leurs défauts qui prennent le dessus.

Keegan-Michael Key arrive à créer un personnage attachant avec une certaine humanité, mais il a trop recourt à des « voix » agaçantes qui le décrédibilisent. Cobie Smulders ressemble à la fois à ce qu’on connaît d’elle tout en ajoutant une facette plus profonde, notamment sur tout ce qui concerne les difficultés à tomber enceinte. Annie Parisse est globalement énervante, trop sèche et désagréable, mais ses scènes chez la psy sont plutôt réussies et intelligemment écrites.

Le personnage de Nat Faxon aurait pu me plaire, s’il avait été interprété par n’importe qui d’autre que Nat Faxon. Ceci dit, il a quelques passages intéressants et j’ai beaucoup ri durant la partie de squash de l’avant-dernier (ou du dernier) épisode. Fred Savage parvient à incarner un personnage gay sans trop en surjouer, ce qui est déjà pas mal, mais il peine également à s’affirmer. Jae Suh Park est la septième roue du carrosse, autant dire qu’elle ne sert pas à grand-chose d’autre que d’héberger le couple Ethan/Lisa le temps qu’ils trouvent un logement à New-York. Je ne reviendrais même pas sur la version alternative d’Un Tramway Nommé Désir à laquelle son personnage participe et qui n’a pas fonctionné une seconde pour moi.

Je regrette profondément que Greg Germann n’ait qu’un petit rôle secondaire, lui qui a un potentiel comique certain. Bref.

Friends From College essaie, un peu, de se la jouer comédie réaliste pour adulte. Mais l’aspect comédie dramatique n’est pas assez développé, quand l’aspect comique tombe trop souvent comme un cheveu sur la soupe. Il y a de bons moments et j’ai ri à plusieurs reprises, mais j’ai eu énormément de mal à m’attacher aux personnages et à me sentir impliquer dans leurs dilemmes.

L’un dans l’autre, Friends From College est une série moyenne, à côté de laquelle vous pouvez passez sans regret ou regarder sans perdre trop de temps. À vous de voir.

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