Vu! Ghost in the Shell, de Rupert Sanders.

1 août 2017

Vu! Ghost in the Shell, de Rupert Sanders.

Ghost in the Shell

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Major est la première de son espèce. Sauvée in extremis après un grave accident, son cerveau a été placé dans un organisme cybernétique. Tête de proue d’une unité gouvernemental traquant les cybercriminels, elle est d’une efficacité redoutable. Un terroriste nommé Kuze frappe la ville, avec sa capacité de hacker l’esprit humain. En même temps que Major prend tous les risques pour affronter cette menace d’un nouveau genre, des souvenirs enfouis en elle remontent à la surface.

Ghost in the Shell, avant d’être un film américain, c’est un manga culte de Masamune Shirow sorti à la fin des années 80, puis un animé, tout aussi culte, sorti en 1995.

Je dis culte, mais pour tout vous avouer, je n’ai jamais lu le manga et jamais vu l’animé.

Donc, au moment où je lance le film, je n’ai qu’une très vague idée de ce à quoi m’attendre. Tout ce que je sais, c’est que Scarlett Johansson est super sexy et que Rupert Sanders signe là son deuxième long-métrage après le très commercial Blanche-Neige et le Chasseur.

Je n’ai donc pas d’attentes particulières, ce qui est compensé par une appréhension assez prononcé d’assister à un Lucy bis.

Le début du film nous plonge dans ce Tokyo (aux airs de Time Square) futuriste, mais surtout nous présente la construction du personnage de Major, avant de la mettre en action pour nous montrer rapidement de quoi elle est capable.

On connaît Scarlett Johansson en personnage aux capacités surhumaines grâce au gâchis de Luc Besson, Lucy. On la connait également comme héroïne d’action au costume moulant avec son personnage de Black Widow dans la saga Avengers. Major se trouve un peu entre les deux.

Impossible d’évoquer sa performance sans mentionner son apparence. Soucieux de ne pas réduire l’actrice à sa plastique, je dirais seulement que sa tenue devrait satisfaire le public masculin. Son jeu, lui, est bon, sans plus.

Pour le reste du casting, rien de bien transcendant. Ghost in the Shell étant à la base situé au Japon, il y a bien un acteur japonais avec un rôle assez important, à savoir le prolifique Takeshi Kitano, cantonné à un rôle de superviseur. Il y a également l’apparition anecdotique de Rila Fukushima. Mais dans l’ensemble, pour l’adaptation d’un monument de la culture japonaise qui se déroule à Tokyo, on a surtout un casting occidental, cherchez l’erreur.

Pilou Asbæk ressemble à un jeune Ron Perlman dans son personnage, assez basique, de Batou. Si Juliette Binoche semble un peu paumée par moments dans son rôle du docteur Ouelet, elle ne s’en sort pas si mal que ça globalement. Ajoutons un Peter Ferdinando dans le rôle d’un Cutter sans saveur, du singapourien Chin Han en tant que membre de la Section 9 et une apparition de Michael Wincott dans un petit rôle.

J’en oublierais presque Michael Pitt, qui est pourtant un acteur que j’apprécie beaucoup. Seulement voilà, on ne le voit presque pas du film. Ceci dit, les rares scènes où il apparaît physiquement sont plutôt réussies.

La réalisation est très semblable à Blanche-Neige et le Chasseur, dans l’esprit. Rupert Sanders est un réalisateur moderne, qui sait utiliser les différentes techniques. Par contre, pour la créativité, on repassera. Ghost in the Shell, malgré ses effets spéciaux de qualité, ressemble la plupart du temps à ce qu’il est, à savoir un film de commande.

Il m’a manqué une véritable immersion dans cet univers futuriste, dans la Section 9, dans ce monde où la limite entre humain et machine est de plus en plus ténue. J’aurais aimé qu’on travaille plus la place de Major dans la société. Après tout, elle est la première de son espèce, comme ça nous est répété à plusieurs reprises. J’aurais aimé que soit plus creusé les rapports entre Hanka Robotics et le gouvernement, entre le gouvernement et le peuple.

Sur le papier, le film est assez réussi. En tout cas si, comme moi, vous n’êtes pas familier avec les manga et les animés. Mais ça ressemble trop à tous ces films qu’on produit juste pour pouvoir les sortir et faire quelques dizaines de millions de dollars sans trop se creuser la tête.

En d’autres termes, Ghost in the Shell est un divertissement correct, un peu moins niais que la moyenne des blockbusters américains, mais au potentiel relativement inexploité. C’est dommage, mais en même temps,, ça aurait pu être bien pire.

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