Vu! Girlfriend’s Day, de Michael Stephenson.

6 janvier 2018

Vu! Girlfriend’s Day, de Michael Stephenson.

Dans une ville où les écrivains de cartes de vœux sont célébrés comme des stars de cinéma, Ray était le roi de la romance et détenteur du record des ventes pendant trois années d’affilée. En manque d’inspiration depuis son divorce, il est viré par son patron et peine à remonter la pente. Mais lorsque le maire décide de créer une nouvelle fête, Girlfriend’s Day, et lance un concours ouvert à l’intention des écrivains de cartes de vœux, c’est l’occasion pour Ray de renouer avec la gloire.

Avec son affiche de film noir et son casting mené par Bob Odenkirk, Girlfriend’s Day a de quoi susciter la curiosité. Si vous aimez le personnage de Saul Goodman et que vous avez Netflix, il y a fort à parier que vous êtes tombé sur cette production originale du site au N rouge. Et avec une durée de seulement 1h10 (moins le générique de fin), ça n’engage pas à grand-chose.

C’est en tout cas ce que je me suis dit.

Il y a pas mal de chose à dire sur ce Girlfriend’s Day. Et pas beaucoup en même temps.

J’apprécie beaucoup Bob Odenkirk. Pour son rôle dans Breaking Bad et Better Call Saul, bien sûr, mais aussi pour son ton décalé et son humour pince sans rire (W/Bob & David). Dans Girlfriend’s Day, il est fidèle à lui-même, avec son style caractéristique, et parfait en loser vivant dans le souvenir d’une gloire passée.

Il est entouré d’un casting qu’apprécieront les fans de séries. On retrouve, pèle-mêle, Amber Tamblyn, Stacy Keach, Alex Karpovsky, Kevin O’Grady, Rich Sommer ou Larry Fessenden. Mais également, dans des petits (voire tout petits) rôles, Natasha Lyonne d’Orange is the New Black, Andy Richter, June Diane Raphael de Grace et Frankie, Toby Huss, Stephanie Courtney, Nate Mooney, Radek Lord de Ballers, David Sullivan de Flaked, Steven Michael Quezada de Breaking Bad, Grady Lee Richmond de The Ranch, Ed Begley Jr., Brett Paesel de Transparent, la géniale Lauren Lapkus et même David Lynch en tant que narrateur.

Vu comme ça, ça fait envie, non ?

Sauf qu’il faut caser tout ce beau monde en à peine une heure de film, ce qui n’est pas chose aisée.

Bon, et puis il y a l’histoire, co-écrite par Bob Odenkirk. Et là, c’est l’ovni. Il y a un petit côté Zoolander, avec l’univers très lucratif des cartes de vœux. Sauf que Girlfriend’s Day n’est pas une parodie, mais bien un film noir teinté d’humour.

Sitôt le personnage de Ray installé, tout part en vrille. Le problème, c’est que, malgré un rythme lent, l’intrigue progresse trop vite, que les enjeux ne sont pas toujours clairs et que l’on voit arriver les quelques twists à des kilomètres.

Il y a, cependant, quelques bonnes idées. J’ai beaucoup aimé le concept (très) décalé (et bien plus subtile qu’il n’y paraît) de l’émission que Ray regarde le soir, où des SDF se battent pour remporter un peu d’argent. J’ai aussi trouvé original le fait de transformer son appartement en brocante pour payer le loyer, même si ce n’est pas vraiment exploité.

Girlfriend’s Day est, à l’image de ce que fait Bob Odenkirk, un film un peu étrange, qui demande un certain effort de la part du spectateur pour révéler ses qualités.

Si vous êtes fan de l’acteur et de son univers, ça peut vous intéresser d’y jeter un coup d’œil. Si vous préférez les divertissements plus rythmés et conventionnels, par contre, vous risquez d’être déçus.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *