Vu! GLOW, saison 2.

11 septembre 2018

Vu! GLOW, saison 2.

Toute l’équipe de GLOW s’applique pour les enregistrements de l’émission. Et, rapidement, leurs efforts paient puisque les filles commencent à être reconnues en dehors du studio. Tandis que Debbie accumule les casquettes et s’impose comme productrice, Ruth voit son rôle diminuer et, pire, alors qu’elle pensait avoir une opportunité de faire valoir ses talents, elle pourrait causer la fin prématurée de la série.

Si la première saison était une introduction à l’univers coloré, excentrique et un brin désordonné de GLOW, cette nouvelle saison s’inscrit dans la lignée.

Les bases sont déjà posés, avec une galerie de personnages secondaires attachants, comme une espèce de marque de fabrique de Jenji Kohan et son équipe.

Mais, comme dans Orange is the New Black, il y a un petit soucis avec le personnage principal. Ici, il n’est pas question de Piper mais du duo Debbie/Ruth.

La première, jouée par Betty Gilpin, est à la fois profonde, car elle touche à des sujets sensibles (les difficultés d’être mère ; les efforts qu’une femme doit faire pour s’imposer dans un domaine dominé par les hommes…) et profondément agaçante car elle cède beaucoup trop à la facilité, ce qui affaibli son personnage.

Ruth, qui est la véritable héroïne de la série, en fait souvent trop malgré le charme indéniable d’Alison Brie, à qui le look du début des années 80 va à merveille. Elle a un rôle plus adulte que dans Community, avec quelques scènes même très justes, mais son personnage peine à vraiment convaincre.

En périphérie du duo principal, le personnage de Sam, interprété par Marc Maron, gagne lui en importance grâce à sa relation complexe avec sa fille, Justine, jouée par Britt Baron.

Les personnages secondaires sont évidemment moins développés, mais tous ont l’opportunité d’être mis en avant à un moment ou un autre de la saison. Citons par exemple les performances de Kate Nash, Gayle Rankin, Sunita Mani ou Kia Stevens. L’ancienne Awesome Kong fait presque figure de marraine dès que les filles sont sur le ring.

Si GLOW s’inspire évidemment de la vraie série GLOW, l’histoire diffère de la réalité (déjà, pas de Maman Stallone en vue), Liz Flahive et Carly Mensch ayant mis l’accent sur retrouver l’ambiance de la série originelle plutôt que de coller strictement à la réalité. Ce qui permet, par exemple, de toucher à des sujets d’actualité, comme le mouvement #metoo.

Et l’ambiance est plutôt sympa, pas folle, mais sympa, en témoigne l’épisode 8 (peut-être le meilleur de la saison), qui est ni plus ni moins qu’un épisode de GLOW.

En fait, GLOW a tout juste les ingrédients qu’il faut pour prendre du plaisir à suivre la série. Malheureusement, comme dans la saison 1, il manque ce petit truc en plus qui en ferait un coup de cœur.

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