Vu! Godless, saison 1.

16 janvier 2018

Vu! Godless, saison 1.

Franck Griffin est un hors-la-loi à la réputation féroce. À la tête d’une trentaine d’hommes, il poursuit Roy Goode, son ancien protégé, qui l’a trahi et volé, tuant sans pitié tous ceux qui l’ont aidé d’une façon ou d’une autre. En fuite à travers le Nouveau-Mexique, Roy Goode débarque dans le ranch d’Alice Fletcher, en bordure de La Belle, une petite ville minière presque exclusivement peuplée de femmes après qu’un accident à la mine ait décimé les hommes deux ans plus tôt.

Godless, c’est la mini-série dont tout le monde parle ces derniers temps. Premières véritable incursion de Netflix dans le genre du Western, elle recueille nombre de critiques élogieuses. La série est créée par Scott Franck, scénariste de plusieurs films comme Hors d’AtteinteMarley et Moi, The Lookout (qu’il a également réalisé) ou encore les deux spin-off de Wolverine réalisés par James Mangold ; et produite par Steven Soderbergh.

Étant donné que j’aime bien les westerns et les excellentes séries, je me suis lancé sans tarder.

7 épisodes d’un peu plus d’une heure plus tard, je suis très mitigé. Je ne vais pas vous dire qu’on nous a menti et que Godless est une série médiocre, ce serait grandement exagéré, mais je ne vais pas non plus vous dire que c’est une série grandiose.

J’ai bien aimé l’histoire, l’intrigue simple mais efficace. J’aime bien aimé les personnages, la façon dont ils sont posés, sans précipitation. Globalement, la série prend son temps et c’est quelque chose que j’apprécie, même si ça donne parfois lieu à des scènes assez longues (je pense notamment à Roy qui dresse les chevaux). Et puis en plus, c’est tourné dans les superbes paysages naturels du Nouveau-Mexique, ce qui ne fait qu’ajouter à l’ambiance.

J’ai moins aimé les flashbacks. Pas tant leur contenu, nécessaire pour éclairer plein de choses, mais plutôt leur visuel, cette image terne et ces semi-ralentis qu’on nous sert à toutes les sauces dès qu’il y a un brin d’action et qui m’insupportent de plus en plus.

J’ai aussi du mal à penser qu’une ville comme La Belle, avec sa mine et toutes ses femmes, ait pu tenir deux ans sans que personne ne vienne la réclamer.

Mais, surtout, j’ai un gros problème avec la fin. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais je l’ai trouvée beaucoup trop facile et sans audace. Une fin au mieux moyenne, et donc décevante.

Un mot (ou 250) sur le casting.

J’aime beaucoup Merritt Wever et je l’ai trouvée excellente dans son rôle de Mary Agnes. Après Nurse Jackie et la saison 6 de Walking Dead, la voilà dans un nouveau genre, où elle montre à nouveau tout son talent.

J’apprécie également Scoot McNairy, découvert dans Halt and Catch Fire et qui joue ici un shérif à la réputation de lâche qui tient sa ville comme il peut. Il a cette capacité à paraître dépassé un moment et déterminé le suivant.

Jack O’Connell, que j’avais vu dans le très bon Les Poings contre les Murs, incarne Roy Goode. Je l’ai trouvé plutôt bon. Pas excellent, mais plutôt bon. Son personnage, hors-la-loi repenti plein de valeurs, est un peu convenu, mais il a plusieurs scènes très réussies.

Jeff Daniels joue Franck Griffin, le méchant de la série. J’ai aimé son personnage complexe, impitoyable et très humain à la fois. Par contre j’ai trouvé la prestation de l’acteur en dessous de celles de ses collègues, et de ce qu’on pouvait attendre de quelqu’un autant d’expérience.

Michelle Dockery a ses moments, mais elle m’a semblé un peu mollassonne la plupart du temps, très spectatrice, en contradiction avec le caractère trempé de son personnage.

Ajoutons au casting les présences de Thomas Brodie-Sangster, plein de charisme ; Sam Waterston, dont j’ai beaucoup aimé la carrure du personnage ; Kim Coates, qui rien que physiquement me débecte ; Tess Frazer, dont le personnage est intéressant ; Keith Jardine, qui poursuit sa reconversion après sa carrière de MMA ; Donald Cerrone, qui suivra sans doute les traces de son collègue une fois sa carrière de MMA terminée; Jessica Sula, qu’on voit peu mais qu’on remarque ; Jeremy Bobb, détestable en journaliste manipulateur ; et Erik LaRay Harvey, méconnaissable après son rôle de Willis Stryker dans Luke Cage ; Samantha Soule ; Kayli Carter ; et Audrey Moore.

Godless n’est pas une mauvaise série, loin de là, c’est même une série très correcte. Mais mes attentes étaient élevées. Trop, sans doute. Je m’attendais à une ambiance plus noire, à plus de violence, d’audace.

Il faut dire qu’en matière de western, j’ai pris ma claque l’an dernier avec le génial Brimstone, que je vous recommande avidement et qui lui répond à toutes les promesses faites et pas toujours tenues par Godless. J’ai néanmoins passé un bon moment et j’ai suivi les sept épisodes sans m’ennuyer (à part la super longue scène de dressage de chevaux), même si la fin m’a laissé sur ma faim.

Si vous aimez les westerns, vous devriez y trouver votre compte et je vous conseille d’y jeter un coup d’œil. De toute façon, si vous n’accrochez pas, au rythme, à l’ambiance, à l’histoire, vous devriez le savoir assez vite.

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