Vu! Hardcore Henry, de Ilya Naishuller.

24 août 2016

Vu! Hardcore Henry, de Ilya Naishuller.

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Des enfants qui le harcèlent et cassent son jouet, son père qui le traite de mauviette. Voilà les derniers souvenirs qu’il reste à Henry. Il se réveille sur un lit médicalisé, au milieu d’une salle d’opération dernier cri, avec deux membres en moins. Face à lui, Estelle, sa femme, lui explique sa situation tout en remplaçant les membres amputés par des prothèses robotiques. Le couple est interrompu par l’arrivée d’Akan, un psychotique aux capacités télékinétiques qui veut mettre la main sur le travail d’Estelle par tous les moyens. Aidé par Jimmy, un homme mystérieux qui prétend vouloir l’aider, Henry va devoir tout faire pour sauver Estelle.

Vous l’aurez aisément compris, ce n’est pas son scénario qui fait l’originalité de ce film. L’histoire reste assez (voire très) simple. Homme sauver Femme de Danger. Basique. Non, ce qui fait l’originalité de ce film, c’est la façon dont il a été tourné. Henry est un personnage principal atypique. Vous ne verrez jamais son visage (vous l’apercevrez tout au plus dans un reflet).

Car Henry, c’est vous.

Filmé entièrement du point de vue du héros, à la GoPro, Hardcore Henry tient plus de l’expérience que du film d’action à proprement parlé. On n’a l’impression de se trouver dans un jeu vidéo, avec les autres personnages qui s’adressent directement à nous et l’ambiance très FPS de l’ensemble. Qu’on se le dise, l’effet n’est pas toujours des meilleurs et les interactions semblent rarement naturelles. Mais, concernant les scènes d’action, c’est tout autre chose. Le rythme est soutenu, parfois même très soutenu, à tel point qu’un peut facilement avoir la tête qui tourne.

Côté casting, on est dans le minimaliste. Haley Bennett n’est pas très crédible en scientifique de haute-volée, mais compense par un charme indéniable. Danila Kozlovski incarne lui très bien son rôle de psychopathe, même s’il semble un peu cheap par moments. Et puis Tim Roth, lui, n’est au générique que par principe. Il apparaît seulement dans une scène, déclinée en plusieurs petits morceaux à deux ou trois endroits du film.

Seul Sharlto Copley tire vraiment son épingle du jeu avec son personnage complètement déjanté de Jimmy. Endossant plusieurs personnages tout en un, l’acteur fétiche de Neil Blomkamp joue aussi bien sur les transformations physiques que sur son comportement pour dévoiler une large palette d’acting.

Hardcore Henry restera un film particulier. Par sa réalisation audacieuse, déjà. Par son action survoltée également. Le reste est somme toute moyen, mais ça n’est pas non plus une gageure. Si vous aimez le genre de film pas prise de tête qui part dans tous les sens, je vous conseille Hardcore Henry, ne serait-ce que pour l’expérience !

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