Vu! Harry Potter et la Coupe de Feu, de Mike Newell.

10 février 2018

Vu! Harry Potter et la Coupe de Feu, de Mike Newell.

Harry Potter et la Coupe de Feu

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Harry se réveille en sursaut après un cauchemar où il rêve du retour de Voldemort. Arthur Weasley, chez qui il séjourne, emmène les enfants à la Coupe du Monde de Quidditch avec un collègue du Ministère de la Magie et son fils, Cedric Diggory, également élève à Hogwarts. Mais l’événement majeur est brutalement interrompu par une attaque des Death Eaters, qui laissent la Dark Mark, annonçant le retour de leur maître.

De retour à Hogwarts, Dumbledore annonce la tenue du Triwizard Tournament, un tournoi faisant s’affronter les meilleurs éléments des trois écoles de sorciers que sont Hogwarts, Beauxbatons et Durmstrang. Un représentant de chaque école est désigné pour participer à cette compétition dangereuse. Sauf que cette année, la Coupe de Feu désigne un quatrième participant.

Après Harry Potter et le Prisionnier d’Azkaban, je me demandais à quel point le réalisateur pouvait avoir un impact sur la qualité d’un film (d’autant plus quand le film fait partie d’une saga). Harry Potter et la Coupe de Feu m’a donné un bel élément de réponse.

Je pensais également la saga Harry Potter définitivement lancée et j’avais hâte de découvrir la suite.

J’ai donc regardé Harry Potter et la Coupe de Feu (presque) dans la foulée, avec enthousiasme. Et j’ai eu une réponse à ma question : le réalisateur a un énorme impact sur la qualité du film.

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban reprenait les codes des deux premiers films, mais parvenait à être sérieux, sombre et très intéressant à suivre. Les personnages semblaient plus mûrs, la qualité visuelle au rendez-vous et l’histoire tenait la route.

Harry Potter et la Coupe de Feu, c’est un peu un retour aux sources.

Ça commençait pourtant bien, avec le retour (ou plutôt l’arrivée) de Voldemort. Puis il y a ce Portkey qui emmène tout le monde à la coupe de monde avec un effet visuellement très moyen. Ensuite, ça souffle le chaud et le froid, avec un décor superbe pour une coupe du monde qui dure à peine quelques minutes (et on ne sait même pas qui a gagné) avant d’être interrompue par une attaque terroriste, dont personne ne fait ensuite mention.

Hogwarts est en grave danger, mais tout le monde s’en fout et on organise un tournoi super dangereux où personne ne meurt (techniquement) et où ceux qui ne réussissent pas les épreuves passent quand même au niveau suivant. Sans même parler du public qui vient en masse assister à des épreuves dont il ne peut globalement pas voir grand chose… au mieux ?

Il y a, comme de coutume, un nouveau professeur de défense contre le Mal. Contrairement à son prédécesseur, celui-là a l’air ridicule, avec son œil grossier, quand il aurait dû être impressionnant.

Je vous passe le résultat du tournoi (un indice : le nom du vainqueur est sur la couverture du film…) et la trahison tout sauf surprenante pour en venir directement au seul événement vraiment majeur de ce film : le retour de Voldemort. Pendant quelques minutes, j’ai bien cru que la première véritable apparition de ce personnage allait sauver le film.

C’était avant que la magie (et des effets spéciaux particulièrement mal réussis) ne s’en mêle.

Bon, au moins ils allaient terminer le film sur cette menace. Après tout, Voldemort est juste le sorcier le plus dangereux de toute l’Histoire. Mais non, à la place, Dumbledore préfère prononcer une éloge funèbre complètement surfaite pour un élève populaire et de longue date de Hogwarts que l’on a seulement découvert dans ce film (mais que nous retrouverons dans une autre saga, où les vampires scintillent au soleil). En un mot : bouh !!!

Cette réalisation de Mike Newell est clairement un ton en-dessous de celle d’Alfonso Cuaron. Et ça se voit sur tout le film.

Les acteurs sont moins bons, Daniel Radcliffe semble plus gamin, Rupert Grint redevient agaçant, Michael Gambon montre que lui aussi peut faire du Gandalf pour enfants, Brendan Gleeson ne remplace pas David Thewlis, Gary Oldman reprend son rôle de Sirius Black le temps d’une pirouette ridicule et Robert Pattinson a l’air tellement maladroit.

Bon, à côté de ça, Warwick Davis a enfin quelques scènes, Clémence Poésy joue une jolie perdante et, surtout Ralph Fiennes montre un réel potentiel en Voldemort.

Après un troisième volet de grande qualité, ce quatrième film est une grosse déception. J’en attendais plus, il méritait mieux.

Arrivé à la moitié de la saga, je suis pour l’instant très, très mitigé. Restent les quatre derniers films, tous réalisés par un illustre inconnu, David Yates. On verra ce que ça donne…

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