Vu! Harry Potter et l’Ordre du Phénix, de David Yates.

2 mars 2018

Vu! Harry Potter et l’Ordre du Phénix, de David Yates.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

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Encore marqué par la mort de Cédric Diggory et le retour de Voldemort, Harry Potter fait des cauchemars récurrents. Durant son été chez les Dursley, il est attaqué par des Dementors en présence de son cousin Dudley. Il les repousse avec un sort et sauve son cousin, ce qui résulte en son exclusion d’Hogwarts pour avoir utilisé sa magie en présence d’un Muggle. Dumbledore parvient à lui obtenir une audience devant le Ministère de la Magie, où la décision est renversée. Malgré tout, le ministère et la presse magique refusent de croire Harry concernant Voldemort.

À son retour à l’école, Harry est considéré par une partie des élèves comme un menteur. Une nouvelle professeure intègre l’école, Dolores Ombrage, sur les ordres de Cornelius Fudge. Ombrage prend rapidement du pouvoir et applique une discipline de fer tout en combattant l’influence de Dumbledore. Pendant ce temps, Harry, Hermione et Ron montent une armée secrète avec d’autres étudiants pour se préparer à affronter les Death-Eaters.

Arrivé à la moitié de la saga, j’avais besoin de faire une pause, surtout après le décevant Harry Potter et la Coupe de Feu. Sur les quatre premiers épisodes, j’ai vraiment apprécié le Prisonnier d’Azkaban. J’ai eu beaucoup plus de mal avec les autres.

Dès les premières minutes, j’ai compris que ce cinquième volet serait de bien meilleure qualité que le précédent. C’est marrant comme il est parfois très facile d’identifier un bon film. C’est marrant comme un réalisateur peut faire toute la différence.

Pourtant, David Yates a été projeté à la tête de la deuxième partie de la saga malgré une expérience cinématographique inexistante. Sa qualité première serait de savoir tirer le meilleur de ses acteurs. Et après avoir vu le premier des quatre films qu’il a réalisé, ça semble justifié.

Daniel Radcliffe retrouve son ton sérieux et mature de l’épisode trois, Emma Watson continue à s’affirmer et Rupert Grint redevient à peu près supportable. Côté adultes, la plupart des personnages apparaissant dans les films précédents reprennent leur rôle avec succès. C’est également le cas du formidable Gary Oldman qui incarne Sirius Black.

Imelda Staunton joue Dolores Ombrage, personnage qu’elle interprète avec brio. Elle est agaçante et détestable, encore plus avec sa voix et son look, mais dans le bon sens du terme. L’excellente Helena Bonham Carter rejoint également le casting dans le rôle de Bellatrix Lestrange.

Voldemort, joué par Ralph Fiennes, prend de plus en plus de place. Contrairement à La Coupe de Feu, ses scènes sont toutes réussies, notamment celle de son affrontement avec Dumbledore, qui évoque celle du cimetière contre Harry, mais en réussie.

Harry Potter et l’Ordre du Phénix renoue avec la noirceur et le côté sérieux du Prisonnier d’Azkaban. Le ton est grave et les sujets sont graves, ce qui est, à mes yeux, une excellente chose. Le film en gagne d’autant en crédibilité.

J’ai beaucoup aimé également qu’on en apprenne un peu plus sur les parents d’Harry et notamment leur rapport avec Severus Rogue lors de leur passage à Hogwarts, même si ça paraît presque anecdotique.

J’espère que la saga est enfin lancée et que les trois derniers films seront dans la lignée de celui-ci. Considérant que l’équipe restera assez stable sous la direction de David Yates, j’ai bon espoir.

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