Vu! Iron Fist, saison 1.

4 avril 2017

Vu! Iron Fist, saison 1.

iron-fistPrésumé mort depuis le crash de l’avion de ses parents dans l’Himalaya, Danny Rand réapparaît à New York quinze ans plus tard. Joy et Ward Meachum ont repris la direction de Rand Entreprise après le décès de leur père, Harold, le meilleur ami et associé de Wendell Rand, le père de Danny. Danny doit batailler pour prouver son identité et toucher son héritage, dont les 51% de parts de Rand Entreprise, qu’il utilise rapidement pour imposer des décisions humanitaires au conseil d’administration de l’entreprise. Mais Danny Rand n’est pas seulement l’héritier de l’empire Rand, c’est également l’Iron Fist, moine-guerrier de K’un L’un et ennemi juré de la Main. Quand il découvre que la Main est installée à New-York et qu’ils ont des agents au sein même de Rand Entreprise, il est déterminé à les anéantir. 

Iron Fist est la quatrième série Marvel pour Netflix, après Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage. C’est également la dernière série solo avant l’arrivée des Defenders, dont la mini-série est prévue pour les prochains mois. 

Iron Fist est un personnage méconnu de l’univers Marvel, d’ailleurs je ne le connaissais que de nom. Je ne suis donc pas (ou très peu) familier avec son histoire et c’est peut-être tant mieux car il semblerait qu’une nouvelle fois, les créateurs de la série se sont éloignés des comics books. 

Quoi qu’il en soit, les attentes étaient importantes concernant Iron Fist, comme c’est à chaque fois le cas pour toute nouvelle co-production Marvel/Netflix. 

J’ai adoré Daredevil, j’ai bien aimé Jessica Jones, surtout grâce au magnétisme de Kristen Ritter, mais j’avais moins accroché à Luke Cage, malgré son identité propre.

Dès les premières minutes, j’ai su que j’allais être déçu par Iron Fist. 

La série m’a tout de suite fait penser à Arrow. Et ce sentiment n’a fait que se renforcer au fil des épisodes. Il y a les similitudes entre les deux personnages, déjà, tous deux sont tenus à l’écart de la société après un accident où ils perdent des proches. Ils en profitent pour s’entraîner et reviennent des années plus tard pour combattre le mal. 

Mais les similarités ne s’arrêtent pas là. On retrouve dans Iron Fist comme dans Arrow beaucoup de flashbacks pas forcément bien réussis. On retrouve aussi un aspect mélodramatique très prononcé, à la limite d’Amour, Gloire et Beauté. Et un casting gangrené par des personnages stéréotypés joués par des acteurs moyens.

Finn Jones, pour commencer, n’est que très moyennement charismatique (au mieux). Et encore, c’est quand il ne parle pas. Dès qu’il ouvre la bouche, c’est pour nous rappeler que nous sommes dans une série écrite à la va-vite pour respecter un calendrier bien chargé. D’une certaine façon, il ressemble à un petit garçon à la conscience limitée, ce qui pourrait coller à son personnage, enfin si on laissait de côté les quinze ans passés dans un monastère mystique à s’entraîner durement pour devenir un guerrier légendaire. Quand je l’entends raconter son histoire où exprimer ses réflexions, je ne pense pas « moine-guerrier légendaire » mais « niais ». Et quand je l’entends se justifier de ses choix ou expliquer son combat, j’ai l’impression qu’il n’est pas plus convaincu que moi. 

Malgré tout, ce n’est rien comparé à David Wenham. Sans même parler de toute la situation entourant son personnage (qui, au fil de la saison, donne lieu à plusieurs scènes très mal abordées), tout chez lui sonne faux. Sa tête de méchant évidente empêche toute surprise ou empathie et même quand le personnage a le potentiel pour devenir intéressant, c’est ruiné par le jeu basique d’un mauvais acteur. 

Ramon Rodriguez n’est pas aussi mauvais que David Wenham, mais son personnage reste trop évident pour instillé le doute dans l’esprit du spectateur. Jessica Stroup, dans son rôle de Joy Meachum, ressemble trop à une actrice de soap opera pour être crédible (d’ailleurs, j’ai vérifié, elle vient de 90210 Beverly Hills : Nouvelle Génération, ce qui n’est malheureusement pas une surprise), même si elle a quelques moments plus décents.

Heureusement, il n’y a pas que du mauvais. Jessica Henwick campe une Colleen Wing très attachante (en tout cas pendant la première partie de la saison). Sacha Dhawan joue lui aussi un personnage intéressant en Davos. Mais, pour moi, la surprise de ce casting se nomme Tom Pelphrey. Son personnage de Ward n’est pas des plus faciles, mais il l’interprète avec un charisme qui m’a immédiatement évoqué Keanu Reeves dans l’Associé du Diable. J’ai également aimé sa progression au fil des épisodes.

Rosario Dawson et Carrie-Anne Moss reprennent leur rôle de, respectivement, toutes les séries Marvel et Jessica Jones. La première semble un peu forcée dans ce nouvel univers juste par principe quand la seconde s’y intègre parfaitement. On retrouve aussi l’excellente madame Gao, jouée par Wai Ching Ho, sans doute le meilleur personnage de cette saison. 

Iron Fist aurait pu compenser ces choix de casting moyens par une intrigue puissante et des combats époustouflants. Si je ne peux pas juger de la qualité des chorégraphies d’un point de vue technique, je peux en tout cas dire qu’elles ne m’ont pas toujours impressionné, même si certaines scènes de combats sont mieux réussies que d’autre. En ce qui concerne les intrigues, je les ai globalement trouvées moyennes et peu inspirées. Il y a bien quelques idées et un certain potentiel, mais qui ne sont jamais pleinement exploités ou tout simplement gâchés par des rebondissements faciles et entendus. 

Il va sans dire que j’attendais beaucoup plus d’Iron Fist.

Espérons que The Defenders sera au niveau de l’attente créée par Marvel et Netflix, et que des efforts seront consacrés à rendre meilleures les séries à venir. Car après avoir terminé Iron Fist, j’ai plutôt tendance à redouter la suite. 

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