Vu! John Wick, de David Leitch et Chad Stahelski.

13 février 2018

Vu! John Wick, de David Leitch et Chad Stahelski.

John Wick

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Une voiture emboutit le muret d’un quai de chargement. John Wick titube hors du véhicule, grièvement blessé. Il se traîne sur quelques mètres avant de sortir son téléphone et regarder une vidéo de sa femme.

Peu après l’enterrement de sa femme, décédée après une longue maladie, John Wick reçoit un paquet. Un chiot baptisée Daisy et une lettre de sa femme pour l’aider à surmonter l’épreuve. John tisse rapidement un lien fort avec Daisy. Alors qu’il fait le plein à une station-service, un trio de russes s’arrête à l’autre pompe. L’un des hommes propose d’acheter sa voiture, mais John refuse. Quand l’autre l’insulte en russe, John réplique dans la même langue. Dans la nuit, le trio fait irruption chez lui, le passe à tabac et tue son chien avant de voler sa voiture.

John n’a alors qu’une idée en tête, se venger.

Après Harry Potter et la Coupe de Feu, j’avais besoin de regarder un film d’action, avec des fusillades, des morts et du sang.

J’ai entendu du bien de John Wick depuis sa sortie en 2014, mais je n’avais encore jamais pris le temps de le regarder. Récemment, j’ai vu Atomic Blonde, de David Leitch et ça m’a décidé à sauter le pas.

Le début m’a fait un peu peur. Trop facile et très classique. Puis il y a le déclencheur. Je crois que c’est la première fois que le meurtre d’un chien déclenche une telle tuerie. L’idée aurait pu être loufoque, mais elle m’a plu.

Ensuite, tout s’enchaîne.

Les liens évidents, les conséquences attendues. Ça ressemble tellement à un film d’action basique que ça pourrait presque être une caricature.

Si ce n’est qu’il y a une ambiance. Une ambiance qui m’a fait penser, pendant presque tout le film, que l’histoire était tirée d’un roman graphique. Ce n’est pas le cas.

Néanmoins, l’histoire de John Wick s’inscrit dans un univers complexe. C’est d’autant plus criant lors de son séjour au Continental, un hôtel dont la clientèle est composée d’assassins (qui devrait être décliné prochainement en série). Mais il y a d’autres moments, avec les nettoyeurs ou le flic qui intervient à son domicile au début, qui donnent au film son caractère assumé.

Le personnage de John Wick est bourré de stéréotypes, un personnage casse-gueule mais que Keanu Reeves interprète parfaitement.

À ses côtés, Michael Nyqvist est plutôt bon, même si les décisions de son personnage sont souvent étranges. Alfie Allen est excellent en tête à claque qu’on a envie de voir se faire trucider.

Ajoutons les présences de Willem Dafoe, toujours très solide ; d’Adrianne Palicki, qui a une longue scène d’action très réussie ; puis, pèle-mêle, de John Leguizamo, Dean Winters, Lance Reddick ou Ian McShane.

John Wick est effectivement un bon film d’action, avec même plusieurs scènes jouissives. Le passé du duo de réalisateur comme coordinateurs de cascades (notamment sur Matrix) saute aux yeux et c’est sans surprise qu’ils se subliment dans les affrontements.

J’ai vraiment bien aimé l’ambiance et le rythme, j’ai aussi beaucoup aimé la musique, avec notamment la chanson Killing Strangers de Marilyn Manson qui semble faite pour le film.

Tant et si bien que je n’ai même pas envie de chipoter sur les quelques faiblesses du scénario qui empêchent de faire de John Wick un grand film.

J’avais besoin d’action, de fusillades, de morts et de sang, et John Wick a rempli son contrat.

La question, maintenant, c’est de savoir si, après tout le mal qu’on m’en a dit, je dois quand même regarder le 2 au risque d’être déçu ou si je reste sur cette très bonne impression…

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