Vu! Joyeux Bordel, de Josh Gordon et Will Speck.

25 août 2017

Vu! Joyeux Bordel, de Josh Gordon et Will Speck.

Joyeux Bordel

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À la veille de noël, Josh Parker est officiellement divorcé. Il est le bras-droit de Clay Vandstone, loufoque directeur d’une branche de Chicago de l’entreprise informatique Zenotek, et le supérieur de Tracey Hughes, qui travaille sur un projet de réseau internet révolutionnaire. Carol Vendstone, la sœur de Clay et PDG de Zenotek, débarque dans les bureaux pour exiger le licenciement de près de la moitié de l’équipe en compensation des mauvais chiffres annuels. Déterminé à sauver ses employés, Clay décide de donner une fête de noël anthologique, dans le but d’impressionner un gros client et signer le contrat qui pourrait tout changer.

Il suffit de jeter un rapide coup d’œil à l’affiche pour savoir immédiatement à quel genre de film on a affaire. Les présences au casting de Jason Bateman et Jennifer Aniston ne font que confirmer ce que l’on savait déjà : Joyeux Bordel est une comédie américaine basique.

Le début est relativement lent, focalisé sur le personnage de Josh avec l’accent mis sur son divorce et les répercussions sur sa vie personnelle comme pour tenter de donner de la profondeur au film. Peu importe qu’on ne connaisse même pas le prénom de son ex-femme ou encore les raisons de leur divorce ; peu importe les autres détails qui resteront inutilisés par la suite, ça donne quand même de la texture, non ?

Le processus se répète avec différents personnages, de Clay à Carol en passant par Tracey, Mary, Allison, Nate et quelques autres. Il y a une volonté apparente de mettre en scène des personnages qui ne se résument pas à des caricatures vues et revues (à part peut-être Jeremy, joué par un Rob Corddry discret comme un hippopotame dans une baignoire) mais qui ont une identité propre.

Le souci, c’est que très vite tous les personnages deviennent des accessoires dans un enchaînement de séquences comiques assez inégales qui ne tiennent pas forcément compte de qui ils sont (ou étaient supposés être) ou en forçant des évolutions pas toujours très naturelles. Ça et le fait que le nombre de personnages est très (beaucoup trop) élevé. Sur ce point, Joyeux Bordel mérite bien son titre.

Jason Bateman et Jennifer Aniston, les deux vraies têtes d’affiche, performent précisément comme on s’y serait attendu. En même temps, ils campent à peu près les mêmes personnages qu’à l’habitude, à quelques détails près.

T. J. Miller est un acteur que j’apprécie. Il est parfois un peu lourd, mais possède un côté très naturel qui le rend toujours sympathique. Il s’en sort très bien en patron loufoque, généreux et bienveillant. Bien mieux qu’Olivia Munn, qui joue une technicienne informatique de génie un peu fade. Le rapport entre son personnage et celui de Jason Bateman est à la fois évident, négligeable et attendu.

On peut noter les présences au casting de l’excellent Matt Walsh dans un rôle limité mais remarqué au début du film ; de la talentueuse Kate McKinnon dans un rôle difficile ; de l’expérimenté Courtney B. Vance ; mais également, pèle-mêle, de Vanessa Bayer, Randall Park, Jamie Chung, Abbey Lee Kershaw, Jillian Bell, Karan Soni, Adrian Martinez, Sam Richardson, Da’Vine Joy Randolph, Fortune Feimster, Ben Falcone ainsi que le basketteur américain Jimmy Butler.

Sur l’intrigue, Joyeux Bordel est malheureusement dans la lignée de ses nombreux prédécesseurs et n’apporte rien de neuf. Quelques effets sont bien sentis, ici ou là, mais globalement ça ne prend pas de risques. D’ailleurs il faudrait penser à bannir les scène où deux personnages sortent sur le toit pour se retrouver (oh ! surprise !) enfermés dehors et forcés d’avoir une discussion, on l’a déjà vue mille et une fois de trop.

Joyeux Bordel est exactement ce à quoi on s’attend, à savoir une comédie américaine tout ce qu’il y a de plus basique qui se repose essentiellement sur le charisme de ses acteurs spécialistes du genre. Ceci dit, ça fonctionne plutôt bien, si tant est que l’on ne s’attende pas à grand-chose.

Si vous l’avez sous la main et que vous avez la flemme de vous lancer dans un film qui demande toute votre attention, Joyeux Bordel devrait faire l’affaire.

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