Vu! Justice League, de Zack Snyder.

8 décembre 2017

Vu! Justice League, de Zack Snyder.

Justice League

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Après la mort de Superman, Batman doit faire face à l’arrivée d’extra-terrestres attirés par la peur. Sentant l’imminence d’une nouvelle attaque, il contacte Wonder Woman pour lui proposer une alliance. Ils tentent respectivement de convaincre Arthur Curry, Aquaman, et Victor Stone, Cyborg, de se joindre à eux, mais ceux-ci déclinent la proposition. Barry Allen, Flash, lui, accepte avec en train. Steppenwolf, guerrier de Darkseid, fait son retour sur terre pour récupérer les Boîtes-Mères et prendre le contrôle du monde. Il récupère celle des Amazones et celle des Atlantes, mais peine à retrouver celle des humains. L’attaque montre à Aquaman et Cyborg le besoin de rejoindre l’alliance pour combattre l’ennemi héréditaire.

Plus les films s’enchaînent et plus j’ai l’impression avec cet univers cinématographique DC de retrouver les blockbusters américains de mon enfance. Et ce n’est pas une bonne chose.

J’avais aimé Batman v Superman. Beaucoup, même. J’étais allé le voir au cinéma, malgré la présence de Ben Affleck dans le rôle de Batman, et je n’avais pas été déçu, j’avais même été très agréablement surpris par la prestation de celui qui avait ruiné Daredevil.

Ensuite, il y a eu le très mauvais Suicide Squad, attendu comme un Deadpool et qui n’a jamais réussi à me convaincre. Puis Wonder Woman, qui m’a un peu déçu. J’étais légèrement échaudé, mais je croyais en ce Justice League.

Après tout, c’était le retour de Zack Snyder aux manettes avec Josh Whedon, alias monsieur Avengers, au scénario et Christopher Nolan à la production. Comme une espèce de Justice League du cinéma. Ça ne pouvait que fonctionner, n’est-ce pas ?

Rien n’est moins sûr.

Je n’irai pas jusqu’à dire que le film est une grosse déception, mais c’est une déception quand même. Comme si le succès de Batman v Superman était monté à la tête des producteurs. Il y a de bonnes scènes et la tentative de mettre en place une ambiance. Mais il y a surtout beaucoup d’effets inutiles et une sensation désagréable que le casting se regarde jouer sous l’œil complaisant de la caméra de Zack Snyder.

Sans compter que l’histoire peine à fonctionner. Je sais pas vous, mais moi, déjà, ce Steppenwolf, je l’ai trouvé absolument grotesque. Irréaliste, même. Et pas tant qu’il soit un envoyé de Darkseid, mais plutôt qu’ils auraient pu trouver un moyen pour ne pas avoir recours à un bonhomme en images de synthèse. Parce que ça se voit, et ça le fait pas.

On a le Ben Affleck de Live by Night et pas celui d’Argo, comme s’il n’avait déjà plus rien à prouver en Batman, c’est dommage. Heureusement que le costume masque un peu. Gal Gadot est meilleure en étant pas le centre d’intérêt principal. Les défauts qui sautaient aux yeux dans Wonder Woman sont atténués.

On retrouve les différentes personnages secondaires déjà établis dans les films précédents, qui se font une place comme ils peuvent au milieu des super-héros.

Le retour de Superman (est-ce que c’est vraiment un spoiler ?) est d’une évidence telle qu’il en devient décevant. D’autant plus que Henry Cavill, que je trouve plutôt bon dans le rôle, en fait des caisses et est très vite très agaçant.

Ray Fisher est plutôt moyen dans le rôle compliqué de Cyborg. Son apparence, déjà, ne fait pas naturelle pour un sous et n’aide pas sa prestation. Jason Momoa a le physique parfait pour interpréter un Aquaman renouvelé. Dommage qu’il enchaîne les blagues avec de plus en plus de lourdeurs.

Ezra Miller, par contre, est la bonne surprise de ce film dans son rôle de Barry Allen, alias Flash. En même temps, Ezra Miller est le meilleur acteur des six membres de la Justice League. Il est le seul qui arrive à apporter une certaine légèreté au film sans le dénaturer.

Car, pour le reste, c’est un peu le cas.

Comme si Joss Whedon avait essayé de modeler ce Justice League selon un format Marvelesque, en multipliant les petites blagues souvent peu à propos. Heureusement, la réalisation toujours très propre de Zack Snyder compense un peu. Mais elle ne suffit pas.

Ce qui, à mes yeux, avait fait la force et le succès de Batman v Superman, c’était sa noirceur et sa violence. Deux éléments qui manquent cruellement à ce Justice League. Comme si les producteurs avaient soudain eu peur de faire un grand film et avaient préféré, à la place, ne prendre aucun risque et pondre un film de super-héros basique, sans réelle saveur.

Justice League n’est pas un mauvais film dans le sens Suicide Squad du terme, mais ce n’est certainement pas le grand film que j’attendais et qui devait permettre à l’univers cinématographique DC de rivaliser avec celui de Marvel. Justice League est un film de super-héros correct, un poil au-dessus de la moyenne. Tout juste. Et encore.

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