Vu! Life : Origine Inconnue, de Daniel Espinosa.

13 septembre 2017

Vu! Life : Origine Inconnue, de Daniel Espinosa.

Life : Origine Inconnue

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Lorsque la Station Spatiale Internationale réceptionne une sonde de Mars contenant des échantillons de sol qui pourraient porter des signes de vie extra-terrestre, toute l’équipe est sur le pied de guerre. L’exobiologiste Hugh Derry trouve un organisme unicellulaire dormant dans l’un des échantillons. Sous les yeux du monde, il parvient à réveiller la cellule, la première forme de vie extra-terrestre officielle. Très rapidement, l’organisme, baptisé Calvin par les élèves d’une école américaine, se développe en faisant preuve d’une grande curiosité pour son nouvel environnement, jusqu’à ce qu’un accident dans le laboratoire le rende inactif. Hugh Derry tente alors le tout pour le tout pour réanimer Calvin, utilisant des chocs électriques légers. Calvin se réveille, mais il est devenu agressif.

En voyant l’affiche, je me suis un peu méfié. Les films qui se passent dans l’espace sont attirants mais pas toujours réussis. D’autant plus quand ils traitent de la vie extra-terrestre.

Mais bon, j’avais bien aimé Enfant 44, le précédent film du réalisateur suédois Daniel Espinosa, et le casting de ce Life était plutôt intéressant, avec les présences notamment de Ryan Reynolds et Jake Gyllenhaal.

C’est surtout le second qui m’a décidé. J’ai beaucoup aimé Deadpool, mais Ryan Reynolds est capable du pire comme du meilleur, de jouer dans d’excellents films (The Voices, Buried) ou dans des daubes commerciales (Green Lantern, RIPD). Ici, il n’est pas mauvais, mais n’a qu’un rôle secondaire assez limité.

Jake Gyllenhaal, par contre, est un acteur avec qui j’ai eu beaucoup de mal pendant des années. Il m’a convaincu peu à peu grâce à des performances solides, notamment dans Prisoners et Enemy de Denis Villeneuve. Son personnage de David Jordan n’est malheureusement pas marquant, malgré ses efforts.

Rebecca Ferguson, la jolie compatriote du réalisateur déjà vue dans Rogue Nation, interprète un personnage basique. Ariyon Bakare ressemble lui à un Don Cheadle light. Tandis que Hiroyuki Sanada est, à mes yeux, le plus convaincant du casting, ou en tout cas le personnage auquel je me suis le plus attaché, peut-être parce que c’était le seul qui avait une réelle backstory.

Olga Dihovichnaya et Naoko Mori complètent un casting réduit, huis-clos spatial oblige.

Ne tournons pas autour du pot, l’intérêt principal de Life, c’est son monstre. De ce côté-là, le film est une vraie et franche réussite. Calvin est un organisme intrigant, différent de ce que l’on a l’habitude de voir dans ce type de films. Il y a des théories selon lesquelles Calvin serait l’origine de Venom, le symbiote de Spider-Man. D’ailleurs, Venom aura le droit à un film en 2018, dont le scénario est signé par Rhett Reese et Paul Wernick, les scénaristes, je vous le donne dans le mille, de Life.

On verra bien.

Niveau réalisation, Life est un bon film, à l’image d’Enfant 44. Le problème, c’est qu’il n’apporte pas grand-chose. Oui, Calvin est différent, mais il reste un accessoire classique dans un film banal, qui ressemble à un croisement simpliste entre Gravity et Alien.

Life n’est pas un mauvais film. Le problème c’est qu’on l’a déjà vu, et pas qu’une fois. En fait, Life c’est un peu l’équivalent cinématographique de ces coloriages numérotés pour enfants, il y a les bonnes couleurs aux bons endroits et ça ne déborde pas.

Si vous adorez les films de science-fiction se déroulant dans l’espace, Life risque de vous plaire. Mais si vous aimez voir des films originaux, qui renouvellent leur genre plutôt que de simplement s’y inscrire timidement, passez votre chemin.

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