Vu! L’Orphelinat, de Juan Antonio Bayona.

11 octobre 2016

Vu! L’Orphelinat, de Juan Antonio Bayona.

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Laura a passé son enfance dans un orphelinat isolé en bord de mer. Adulte, elle rachète l’endroit avec son mari et leur fils adoptif pour y ouvrir un centre s’occupant d’enfants handicapés. Simon, leur enfant, se lie rapidement avec des amis invisibles qui lui organisent des jeux de piste. Tandis que les futurs pensionnaires et leurs parents viennent découvrir les lieux, une grosse dispute éclate entre Simon et Laura. Elle le laisse bouder dans son coin, mais quand elle retourne le voir, il a disparu.

L’Orphelinat avait fait beaucoup de bruit lors de sa sortie, fin 2007 (début 2008 pour la France), remportant de nombreux prix dans différents festivals. Pourtant, même s’il me tentait déjà à l’époque, je l’ai laissé de côté tout ce temps. Jusqu’à aujourd’hui.

Je m’attendais à un film d’horreur avec une ambiance insidieuse, comme c’est souvent le cas quand des enfants sont impliqués. Mais dès le début, c’est l’histoire familiale qui prend le dessus. Cette mère, brillamment interprétée par Belén Rueda ; cet enfant, joué par Roger Princep ; et ce père, un peu en retrait, Carlos, joué lui par Fernando Cayo.

Puis il y a ces amis invisibles, d’abord inoffensifs, mais qui font naître, petit à petit, des tensions dans cette relation mère-fils. Il y a aussi la visite de cette vieille femme, jouée par Géraldine Chaplin, qui se présente comme faisant partie des services sociaux, et qui s’intéresse beaucoup à Simon.

Je vous laisse le soin de découvrir la suite qui nous transporte jusqu’à une fin inattendue, intelligente et surtout poignante. Le tout grâce à une ambiance que ne renierait pas Guillermo Del Torro, qui est ici producteur. Ainsi que de nombreuses références à l’univers de Peter Pan, qui prennent tout leur sens avec ces enfants malades. On retrouve également une tension qui fait penser aux Autres (un de mes films préférés), prouvant que le cinéma espagnol n’a rien à envier à beaucoup d’autres quand il s’agit de raconter une histoire.

Je m’attendais à un film d’horreur, mais j’ai découvert un drame fantastique très bien écrit. Même si tout n’est pas d’une grande originalité, la photo et surtout le jeu de Belén Rueda font que l’on s’investit sans peine. Pour son premier film, le réalisateur espagnol (qui a depuis réalisé The Impossible, et sera aux commandes de Jurassic World 2), fait fort !

Oubliez les effusions d’hémoglobine, si vous voulez de l’émotion et de la tension, allez faire un tour dans l’Orphelinat !

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