Vu! Loudermilk, saison 1.

6 mars 2018

Vu! Loudermilk, saison 1.

Sam Loudermilk est un ancien critique musical porté sur la boisson devenu abstinent à la suite d’un grave accident de voiture. Après son divorce, il a emménagé avec Ben, son sponsor, et prend en charge un groupe de soutien pour alcooliques et drogués. S’il parvient à rester sobre, son franc parler et son aigreur n’en font pas un personnage populaire pour autant. Mais il va devoir mettre de l’eau dans son vin s’il veut conserver sa salle à la paroisse locale, séduire la nouvelle locataire dans son immeuble et aider Claire, une jeune adulte auto-destructrice.

Sur le papier, la nouvelle création de Peter Farrelly a de quoi séduire, avec Ron Livingston en ancien alcoolique désagréable. Et les premiers épisodes sont plutôt engageants et laissent présager du très bon, avec des dialogues crus et jouissifs et des situations plus subtiles que l’humour à gag potache qui a fait le succès de Peter et son frère dans les années 90.

La première partie de cette saison en 10 épisodes est drôle, plutôt intelligente et place des éléments intéressants pour la suite, notamment chez le personnage de Ben, joué par un Will Sasso plutôt sobre, qui s’est remis à boire en cachette.

Les problèmes commencent dans la deuxième moitié de la saison, avec la mise en avant de deux nouveaux personnages, Tom  (Brendan McNamara) et Cutter (Danny Wattley). Ce nouveau duo prend beaucoup (trop) de place dans les épisodes suivants et c’est bien dommage, car s’ils ont un réel potentiel comique, c’est rapidement gâché par une surenchère inutile de scènes très moyennes.

Et quand Loudermilk reprend le premier rôle pour les derniers épisodes, il se retrouve dilué dans une intrigue facile avec un retournement de situation tellement prévisible que ce n’est même pas drôle, sans compter une absence de justification morale et une banalisation de l’alcool au volant inutile et même criminelle.

Dommage, car Ron Livingston est très bon dans son rôle, tout comme Will Sasso (en tout cas pendant les 7/8 premiers épisodes). Laura Mennell est bien meilleure ici que dans le très moyen Van Helsing, mais son personnage manque de saveur. À l’inverse, Anja Savcic est une vraie bonne surprise dans son rôle de Claire.

Côté seconds-rôles, impossible de passer à côté de Mat Fraser. L’acteur britannique est reconnaissable à cause de sa malformation congénitale mais sait en jouer formidablement et devient très vite très sympathique. Tom Butler joue le père de Lourdermilk dans un épisode particulièrement réussi.

Je n’attendais pas grand-chose de cette série diffusée sur Amazon Prime et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les premiers épisodes et quelques scènes des suivants. Malheureusement, j’ai trouvé la deuxième moitié de la saison trop forcée et le finale décevant.

Dans le cas où la série serait renouvelée pour une deuxième saison, j’espère que les créateurs apprendront des faiblesses de cette première saison et recentreront l’intrigue sur le personnage de Loudermilk.

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