Lu! Carnets Noirs, de Stephen King.

18 mars 2016

Lu! Carnets Noirs (Finders Keepers), de Stephen King.

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Morris Bellamy (Morrie pour les intimes) organise un braquage chez John Rothstein, écrivain à la retraite dont il est fan inconditionnel. Sil a promis de l’argent à ses complices, c’est surtout après les carnets de l’écrivain qu’il en a, espérant découvrir en exclusivité la suite des aventures de Jimmy Gold. Trente et quelques années plus tard, Pete Saubers tombe sur une malle enterrée sur les berges d’un cours d’eau. Une malle contenant des enveloppes pleines d’argent, ainsi qu’un grand nombre de carnets noirs.

Estampillé second roman de la trilogie consacrée à Bill Hodges, Carnets Noirs n’est pas à proprement parlé la suite de Mr Mercedes, mais une histoire différente qui se passe dans le même « univers ». Dès le début, on revit le massacre du City Center sous les yeux de Tom, le père de Pete, une des victimes de Brady Hartsfield. Mais ce n’est pas ça qui nous intéresse ici, ce sont les parcours de Pete et de Morris. Deux individus que tout sépare sauf leur amour de John Rothstein.

On en oublie presque Bill Hodges et ses acolytes, qui n’interviennent pas dans le premier tiers du roman.

Comme à son habitude, Stephen King prend son temps pour nous livrer une histoire bien construire. Le rythme, d’abord lent, met en place les personnages, leurs passé et leurs motivations, avant de nous plonger dans l’action.

Moins noir que d’autres romans du Maître, ce Finders Keepers reste un policier de très bonne qualité, dans la lignée de Mr Mercedes. La lecture est facile, agréable, les personnages sont détaillés, vivants et l’intrigue aussi simple qu’efficace.

On revient à des thèmes chers à l’auteur, comme l’obsession des fans, déjà central dans le cultissime Misery, notamment. et le pouvoir de l’histoire sur les lecteurs. Les problèmes mentaux également, ainsi que l’adolescence.

C’est toujours un plaisir que de se plonger dans la lecture d’un Stephen King, et ce dernier roman en date n’échappe pas à la règle. On ne peut s’empêcher également de remarquer, avec délectation, les graines semées en vue d’un troisième volet qui promet l’affrontement final entre Hodges et Hartsfield, ainsi qu’un retour à des aspects plus fantastiques.

Une nouvelle réussite !

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2 Comments

  • Amorosini Marie 2 janvier 2017 at 20:36

    C’est comme d’habitude, une analyse très fine et très juste.

  • Leo Rutra 3 janvier 2017 at 14:08

    Merci, Marie !

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