Lu! La Dent du Serpent, de Craig Johnson.

30 décembre 2017

Lu! La Dent du Serpent, de Craig Johnson.

La Dent du Serpent

Voir sur Amazon

Lorsque Barbara, une des citoyennes modèles de Durant, raconte que des anges s’occupent des menus travaux chez elle, qu’il lui suffit de leur laisser à manger pour qu’ils fassent les réparations nécessaires dans sa maison, le shérif Walt Longmire décide de mener l’enquête. Une enquête rapide, simple et efficace, qui révèle que les anges sont en fait un ado mormon maigrichon prénommé Cord, qui squatte le cabanon de Barbara depuis quelques semaines. Mais l’affaire se corse lorsque débarque à Durant un vieil homme ressemblant comme deux gouttes d’eau à Orrin Rockwell Porter, pourtant décédé près d’un siècle et demi plus tôt. Et elle se corse encore plus lorsqu’elle met une communauté de mormons dissidents, armés jusqu’aux dents, sur la route du shérif du comté le moins peuplé de l’état le moins peuplé des États-Unis.

Je l’ai déjà dit (sans doute) mais je le répète (peut-être). Je crois que la collection Neo-Noir des éditions Gallmeister (qui est devenue, si j’ai bien compris, la collection Americana) est une de mes préférées.

À tel point que quand je me balade chez mon dealer d’histoires et que je croise une de ces couvertures noires à la sobriété rafraîchissante (même si la tendance semble être à l’apparition d’une petite photo en haut de la couverture), je suis rarement capable de résister à l’envie d’ajouter le titre à ma propre collection.

J’ai ainsi fait de (très) belles découvertes, la plume de Benjamin Whitmer ou celle, plus récemment, d’Alex Taylor, pour ne citer qu’eux. L’inconvénient, c’est que je ne fais aucune recherche préalable sur ce que je vais lire. C’est comme ça que je me suis retrouvé à entamer un roman, La Dent du Serpent, de Craig Johnson, sans savoir que c’était la 14ème aventure du shérif du comté le moins peuplé de l’état le moins peuplé des États-Unis.

J’ai hésité à reposer le livre et à attendre pour le reprendre d’avoir lu les treize premières aventures, mais sachant qu’il m’aurait fallu acheter tous les bouquins et puis les lire, ça aurait pu prendre une paie (ou deux). J’ai donc poursuivi ma lecture.

Et j’en ressort avec un sentiment mitigé.

Le plus gros défaut de ce roman noir est, à mes yeux, l’écriture par moments brouillonne. Des phrases maladroites, surtout dans les descriptions, qui n’aident pas toujours à bien situer l’action ou qui ralentisse le rythme. Je me suis parfois demandé si je n’étais pas passé à côté d’un détail capital, et je ne parle pas des treize histoires précédentes. Il y a bien des références aux histoires précédentes, mais elles sont subtiles et ne gênent en rien la lecture

Paradoxalement, j’ai trouvé l’histoire très agréable à lire.

La grande force du roman vient de ses personnages. Tous très humains et attachants (même pour moi qui les découvre sur le tard), ils valent à eux seuls le détour et sont une raison suffisante pour remonter le temps de la série jusqu’à ses débuts.

La relation entre Walt et Vic, par exemple, donne lieu à des dialogues truculents et des scènes, en soi quelconques, rocambolesques.

L’intrigue est, à défaut d’être tout à fait originale, bien menée. Si l’on se doute bien que tout n’est pas tel qu’il y paraît (et même qu’on voit venir certains éléments), ça n’empêche pas de tourner les pages avec envie pour découvrir la suite.

De ce que j’en ai compris, je n’ai pas commencé mon immersion dans l’univers du shérif Walt Longmire par la meilleure de ses aventures. Et j’ai quand même apprécié ce moment de lecture, alors c’est une bonne nouvelle.

La Dent du Serpent n’est pas le meilleur roman estampillé Gallmeister que j’ai lu, mais ce n’est pas une déception pour autant. Il confirme tout le bien que je pense de cette maison d’édition et me donne envie de reprendre les aventures de Walt Longmire depuis le début.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *